IV. — A LOUIS XIV
(Extrait. — D'après une copie faite sur loriginal.)
Paris, 16 may 1670.
Les deux plus grandes et plus considérables manufactures que Vostre Majesté ayt establies sont celles d'Abbeville pour les draps, et de Beauvais pour les tapisseries. L'une et l'autre ont quelque chose de gi'and et digne de la bonté C|ue Vostre Majesté a pour ses peuples. Je sçais bien qu'il est diiBcile, mesme impossible qu'elle les visite. Si néanmoins, en visitant les villes, ou sur son passage ,. elle pouvoit y entrer, ce seroit un très-grand avantage.
En tous cas, si elle a pour agréable d'en parler aux maires et échevins de oes villes, leur commander d'assister et de protéger les entrepreneurs de ces jcnanufactures , les faire visiter, s'en faire rendre compte et en parler ellei3iesme, ces marques de la bonté de Vostre Majesté, et qu'elle sçait et connoist ^4>utes choses, donneront de la vie et du mouvement à toutes ces manufactures, c]ui, sans cela, languissent et mesme peuvent s'anéantir. Vostre Majesté c^onnoist trop les avantages que ses finances en reçoivent pour n'estre pas persuadé qu'elle veuille bien se donner cette peine...
RRPONSR nK LOriS XIV, KN MARGE.
Courtray, a 2 may.
J'iray aux manufactures d'Abbeville et de Beauvais, et parleray comme je c*,roiray devoir le faire, et comme vous me le mandez.
J'ay fort exhorté ceux d'Oudenarde à travailler; ils m'ont donné un mémoire cj «e nous verrons à mon retour ensemble.
(Cabinet d<> M. le duc do Lnyiieci, Mss. n° (j3 , carton a.)
* Trois jours après, Louis XIV écrivit de gué, de la nfianière que j'ay cru la meilioure, **oiiniay à Colbert : «J'ay fait ce que vous dësi- en leur commandant de vous envoyer des mé-
à regard des marchands, et j'ay parié icy moires sur ce qui regarde le commerce.. •couchant le commerce à ceux qui m'ont haran- l[Méme source que la ieltrc.)