‹ Lettres (volume 2)Chapitre 139 sur 163 · A UN ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

A UN ÉVÊQUE

Réponse de la Sainte au sujet de l'éducation des jeunes fdles.

vive f JÉSUS !

Monseigneur,

J'ai confiance que votre bonté qui a reçu nos chères Sœurs avec tant de clémence et de paternelle affection n'aura point désagréable que je prenne la hardiesse de lui offrir nos trèshumbles remercîments, avec notre filiale obéissance et nos souhaits, à ce qu'il plaise à l'infinie Bonté d'être la récompense de tant de biens et de faveurs, dont votre débonnaireté a voulu obliger ces petites servantes de Dieu, et en leurs personnes toute notre Congrégation, qui vous en rendra une perpétuelle obéissance. Ma Sœur la Supérieure nous écrit que Messieurs de votre ville désirent bien fort qu'elles s'appliquent à l'éducation des jeunes filles; je vous assure, Monseigneur, que, si notre condition nous le permettait, nous le ferions de tout notre cœur pour votre seul respect, bien que ce soit chose de grande distraction. Ce que nous pouvons contribuer en cela sans contrevenir aux intentions de notre saint Fondateur, nous le ferons

franchement. Je l'écris à nos Sœurs vos filles, Monseigneur, et je m'assure que vous jugerez que ces Messieurs s'en devront contenter. Je supplie derechef la divine Majesté de faire abonder sur votre digne personne, Monseigneur, les plus riches trésors de sa grâce, sur tout votre cher troupeau, et particulièrement sur cette nouvelle plante que votre bonté a mise au jardin de son Eglise, afin qu'elle fructifie à sa gloire et à votre consolation.

LETTRE MDCCCLV

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