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LETTRE XVII

AU MÊME

Emoi d'un rochet.

vive -r JÉSUS !

[Annecy, 1614.]

Ne voilà-t-il pas un bien brave rochet, mon très-cher Seigneur? C'est encore de la toile de notre bonne Sœur [madame] de la Fléchère '; mais nous l'avons fait, nous.

Madame la comtesse ne viendra que demain, comme je crois; elle nous a tant envoyé de vivres et de perdrix qu'elles nous ennuieraient si nous n'avions d'espérance de les lui faire manger; en voilà une couple.

Nous vous remercions de votre boîte de confitures, mon très-

1 Madeleine de la Forest, veuve du comte de la Fléchère. Saint François de Sales, son directeur, en fit ce bel éloge : « Quand je n'aurais que » cette parfaite brebis en mon bercail, je ne peux me fâcher d'être le » pasteur de cet affligé diocèse. Après notre madame de Chantai, je ne » sais si j'ai fait rencontre d'une âme plus forte en un corps féminin, d'un » esprit plus raisonnable et d'une humilité plus profonde. * Madame de la Fléchère fonda dans la suite un monastère de la Visitation à Rumilly, et, si elle ne put pas s'y consacrer à Dieu, ses rares vertus lui méritèrent du moins la faveur de prononcer les vœux sacrés au moment de la mort, 17 août 1632. Selon son désir, elle fut inhumée dans la sépulture des Religieuses.

(Vie de la Sœur de la Fléchère, par la Mère de Chaugy.)

cher Père '. Nous nous portons prou bravement ce matin, ayant très-bien dormi, nonosbtant l'accablement que nous avions à soir. Bonjour, mon très-unique Père très-cher. Le doux Jésus remplisse notre cœur de son très-pur amour. Amen, amen.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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