IV
si vous pouviez voir ce que je dis, et de quel lieu cela part, et ce que m'apportent les bonnes nouvelles de ceux de votre nom, voyez-vous, cela est incomparable. Je souhaite ardemment que mon Dieu , mon Seigneur, nous unisse tous ensemble à Lui par le lien de son divin amour.
J'ai notre petite sœur ' avec moi, je crois pour douze ou quinze jours; pensez quel contentement ce m'est, et combien je voudrais que ce fût pour davantage; mais il se faut accommoder à la volonté de Dieu et l'attendre. C'est une fille qui nous donnera à tous bien du contentement.
Je vous tiens maintenant pour être vers notre cher Evêque. Hé! mon bon frère, que vous êtes heureux, et tous ceux qui voient les merveilles que Dieu fait en lui! Oh! Dieu, Dieu puissant et bon, nous le veuille conserver plein de ses plus chères grâces et d'une parfaite sauté! Mandez-moi de ses nouvelles. Je suis du tout, votre très-humble sœur et servante,
Frémyot.
Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.