‹ LettresChapitre 21 sur 32 · CHARLES DENIS REGNARD DUPLESSIS DE · texte numérisé non relu

CHARLES DENIS REGNARD DUPLESSIS DE

MORAMPONÏ

Né à Québec, le 22 juin 1704, Charles Denis Regnard Duplessis, sieur de Morampont, alla étudier à la Flèche en 1719 puis fit sa philosophie à Paris en 1724. De retour au Canada il embrassa la carrière des armes. Après avoir servi à Cataracoui, il passa en France en 1733 pour se procurer de Tavancement et revint au pays en 1734.

Le 29 mai 1742, il était aide major des troupes de la colonie lorsqu'il épousa à Québec Geneviève Glizabeth Guillemin, fille de Charles Guillemin, en son vivant conseiller au conseil supérieur de la colonie, et de feue Françoise Lemaître de la Morille. Mgr de Pontbriant, évêque de Québec, bénit ce mariage auquel assistaient Daniel de Beaujeu, officier aide-major.

Nicolas Gaspard Boucault, lieutenant-général de l'amirauté, Guillaume Guillemin, asse^eur au conseil supérieur, François Lemaître de la Morille, oncle de la mariée.

Le premier mai 1749, Charles Denis Uuplessis de Morampont fut nommé prévôt des maréchaux du Canada, à la place de Denis de Saint-Simon qui venait (le mourir 1. On a vu que ce fut grâce aux instances du P. Duplcasia qu'il put obtenir ce poste de confiance.

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Les lettres du P. Duplessis et de la mère de Sainte- Hélène nous ont tait connaître le caractère du prévôt des maréchaux, la mère de Ste-'Hélène nous le montre dans sa jeunesse, fort éveillé, n'aimant qu'à rire et à dépenser. Le P. Duplessis tremblait pour son avenir. On espérait avoir de lui quelque consolation, mais il conserva jusqu'à la fin son humeur légère et capricieuse. Les documents contemporains le donnent comme un homme d'esprit et intelligent, mais il fut pour sa famille, ai bonne et si pieuse, une source d'en-

VlII APPENDICE

nui et d'inquiétude. Ce cadet de bonne famille avait hérité de sa mère d'un tempéramment plein de feu et de vivacité, mais il était plutôt enfant prodigue que mauvais sujet. C'est le témoignage que lui rend M. Sarrazin de l'Estang qui vécut dans son intimité à Paris, où il s'était réfugié vers la fin du régime français. Sa femme supporta patiemment les déboires qu'il lui fit subir. On la voit en 1758 s'occuper à satisfaire la rapacité des créanciers de son mari^.

De son mariage avec Geneviève-Elizabeth Guillemin, Duplessis de Monrampont eut deux filles : Marie Joseph André, née à Québec le 26 février 1743, et Louise Geneviève, qui vint au monde le 31 décembre 1743. Cette dernière mourut au berceau, car en 1748 la Mère de Ste-Hélène écrivait que sa belle-sœur n'avait qu'un enfant et qu'elle ne croyait pas qu'elle ^n eût d'autres.

Marie Joseph André, à l'âge de quatre ans et demi, ««tait déjà pleine d'esprit et apprenait tout ce qu'elle voulait 2. " Mon jeune frère a une petite fille qu'on dit qui nous ressemble, dont le père et la mère sont fous, écrivait la mère de Sainte- Hélène. C'est un petit bijou tant elle est déliée et gentille. Dieu veuille en faire une prédestinée^. Marie Joseph André Duplessis

1. 29 juillet 175S— acte de répartition et de distribution de déniera sur Oharles Duplessis entre Geneviève Elizabeth Guillemin et ses créanciers. Greffe Saillant.

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