DEUXIÈME OBSERVATION
« En juillol. le système de payement direct aux ouvriers a « été disconlinué; une certaine portion des travaux a été assi- « gnée à ditrérents clioiksaux(juels l'argent a été remis, une foiî « l'ouvrage terminé, et qui le distribuaient aux ouvriers. Il îu- « aussi établi que les bommes étaient amenés par bandes^ « et qu'on les reprenait de force s'ils s'en allaient avant Fera g^ x- « piralion de la période d'un mois, pendant lequel ils étaien-^^r ni « obligés de travailler.»
RèPONSE.
Le système des payements directs aux ouvriers n'a jam^ mm été discontinué. Les ouvriers arabes, et non les cheiks, qui T les
accompagnent pour maintenir l'ordre et la discipline, reç»- -r^oivent directement, de la main à hi main, la rémunération de
leur travail. Les cbeiks reçoivent eux-mêmes leur rétributi M. -ion évaluée selon leur in)porlance et le nombre d'hommes qu'*^ -•'•l^ ont à diriger, au doulile ou au triple des salaires des simp ouvriers. Les hommes arrivent en effet par bandes, et ne p( vent venir autrement puisque leur nombre s'élève en ce nz^ri^no* ment au chiffre de 2o,000 hommes engagés pour accorap^n^ P^^'^ une tâche mensuelle. Dans le principe, ils recevaient cw ^^^ avances assez importantes et lorsqu'il leur est arrivé de déser '^^^ ^^^"^ avant d'avoir remboursé cetle avance par leur travail, '^^
gouverneurs auxquels des plaintes étaient adressées par '"^^ ^ Compagnie devaient naturellement obtenir d'eux le rembou*' ^^^^ sèment des sommes indûment perçues ou les renvoyer sur Z travaux. C'est ce qui se pratique dans les colonies anglaises
les eu-
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ce qui touche l'immigration des travailleurs étrangers, lesqu- -^^-^ ^^' contractent un engagement de tant d'années de travail et sc^ -^^ ^^°
obligés d'exécuter leur contrat. Au lieu de plusieurs années -^^ -^' *
ne s'agit que de moins d'un mois pour l( s travailleurs arabcJ -#1)6S car leur tâche est généralement accomplie en vingt jours et-^ ^3l^'' sont libres, après l'avoir exécutée, de rentrer dans 1er -^^curs foyers.
Mais aujourd'hui on a pris le sage parti de ne payer les ► ^"'
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vriers qu'après l'accomplissement de leur tâche. Par conséquen t, les fellahs, qui d'ailleurs sont mieux traités et mieux nourris que dans leurs villages, ne sont pas tentés de déserter, car ils perdraient pour toute punition, par leur départ anticipé, le fruit de leur iravail.
Ils travaillent au contraire avec ardeur, et, pressés de réaliser le prix de leur tâche, ils la terminent habituellement, ainsi que nous venons de le dire, en vingt jours au lieu de trente.