‹ Lettres, journal et documents pour servir à l'histoire du canal de Suez (volume 2)Chapitre 40 sur 87 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Il est très-vrai que des travailleurs ont été amenés de points aussi éloignés que la première cataracte, ce qui prouve que la compagnie sait faire des sacrifices pour que les recrutements n'aient pas lieu exclusivement dans les provinces les plus rapprochées de ses travaux. C'est le seul moyen de concilier les exigences des opérations du Canal avec les besoins de la culture du pays. Ainsi, parexemple^il convenait, lorsque la moisson se faisait dans la Basse-Egypte et lorsqu'elle était déjà terminée un mois avant dans l;i Haute-Egypte, de faire principalement les recrutements d'ouvriers dans cette dernière province. L'éloignement, d'ailleurs, n'est pas aussi grand que celui des Chinois, des Indiens, desindoustanisque l'Angleterre recrute annuellement pour ses colonies d'Amérique et auxquels elle ne donne le rapatriement qu'après cinq années de travail effectif, c'est-à-dire cinq années de travail calculées au jour le jour.

On ne comprend pas qu'un répète que les payemenls ne se font plus au comptant. Nuus avons déjà dit que les i-ayements direC'S n'ont jamais été interrompus. Ils ^efonl publiquement à la fin de chaque tâche el un grand nombre de voyageurs anglais e;i oui été témoins. Il est également contraire à la vérité de prétendre qu ■ le vice-rui est crédité dans son compte courant avec la Compagnie pour le travail des hommes qui recevraient une recuunaissance de la somme qui leur est due. Il suffit d'examiner av- c quelque attention la balance des com[>tes soumise à l'examen des aciionnaires, chaque année depuis trois Jins, et particulièrement ce le qui a été présentée à la dernière assemblée générale du premier de ce mois, pour se convaincre que le vice-roi n'a jamais été crédité d'un centime pour le salaire acquis aux ouvriers fellahs. Le gouvernement égyptien n'a jamais fourni aux ouvriers une livre de biscuit. C'est la Compag[iie qui fournit les vivres à ses ouvriers. Elle a publié dernièrt-ment l'état des demées alimentaires qui forment d.ins les chantiers du désert la réserve de sesapprovisionnt'ments. Elle a parîicuH.Lrement un approvisionnement permanent de 0 à 7 cent mille kilogrammes de biscuit pour fournir à une consommation journalière deioà20 mille kilogrammes.

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