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Chez ses amis le maréchal et la maréchale de Luxembourg

2. La date de cette lettre et delà suivante (publiées originaireinent dans la Correspondance de madame du Deffand, Londres 1810), date très-importante puisqu'elle nous donne l'état des rapports de mademoiselle de Lespinasse et de madame du Deffand moins de trois ans avant leur rupture, résulte pour nous de ces trois mentions qui y sout contenues : 1° du marquis de Clermont-Resnel, lequel mourut le 18 septembre 1761 ; 2° de Loménie de Brienne, comme évêque de Condom, évêché auquel il fut nommé en aoiàt 1760 ; 3° de l'accouchement de la duchesse de Châtillon, lequel est nécessairement celui du 3 juillet 1761, puisque ce ne peut être ni ceux de 1 7 o 7 et de 1759, antérieurs à la nomination de Brienne au siège de Condom, ni celui du 83 juillet 1763, postérieur à la mort du marquis de Clermont.

quand vous dites que vous n'avez rien à vous reprocher? >'oa, sans doute, vous ne mangez point trop, peut-être même pas assez, m&is ne pourroit-on point trouver à redire à l'espèce et à la qualité des choses dont vous mangez? Je vous avoue que je le crains, et je vous assure que c'est après avoir mieux examiné que cet homme qui faisoit des représentations à M. le président i. Je suis bien flattée, madame, et encore plus touchée, s'il est possible, de la bonté et de l'amitié dont votre lettre est remplie; vous m'avez fait sentir que la santé n'est pas le premier bien, car s'il est vrai, comme vous voulez bien me le dire, que mon absence vous ait été un peu pénible, j'ai un vrai regret de ne vous l'avoir pas sacrifiée, mais assurément j'aurois été désolée d'avoir pris aujourd'hui des pilules à Montmorency; jamais Je n'en ai été aussi fatiguée et aussi malade. Je ne suis pas sortie de ma chambre, et si je ne suis pas mieux demain, je ne sortirai pas de mon lit, quoique je sois priée à souper chez M. de Boufflers. J'ai l'honneur de vous souhaiter le bonsoir, madame ; Dieuveuile que votre nuit soit meilleure que Ja dernière.

J'ai envoyé Cassandre* à M. de Clermont^, j'ai donné vos ordres à M. Deschamps; non-seulement je ne vous manderai point de nouvelles, mais je ne sais pas même s'il y en a. On conte une belle histoire d'un chat et d'un savetier de la paroisse de Saint-Roth, mais comme elle m'a paru un peu longue, je n'en ai écouté que la moitié, mais j'espère bien qu'elle me reviendra ; pour lors, madame, si vous ne la savez point, j'aurai l'honneur de vous la conter moins ennuyeusemeiit, s'il m'est possible, que je ne l'ai entendue aujourd'hui. J'avois bien envie de vous nommer les gens que j'avois vus, mais, madame, vous choisiriez et nommeriez le conteur. Voyons donc cependant si vous ne vous méprendrez point : j'ai vu M. Bourgelat*j j'at vuM. deCondom';

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