Voy. t. VII, pp. 293-295, no^ MCGCXV et MCCGXVI, les
MCGCLXVII.
AU PARLEMENT (v.).
Presle, 7 août 1479.
Ordre d'expédier le procès pendant au parlement depuis quarante ans entre le s"" de Gaucourt et M« Pierre Puy et sa femme. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 24.)
Noz amez et feaulx, nous avons sceu que nostre amé et féal conseillier et chambellan le s'^ de Gaucourt, nostre lieutenant gênerai à Paris et Isle de France, a ung procès en nostre court de parlement, quarante ans a, entre luy et maistre Pierre Puy et sa femme, touchant la viconté d'Acy ^ . Et pour ce que nous voulons
lettres du 25 avril 1479 au chapitre d'Angers et à M. de la Vignolle, et ci-dessus, p. 6, n° MGGGXXI, la lettre du 13 mai 1479 aux mêmes.
1. Blanche d'Aurebruche, vicomtesse d'Acy (dans le canton de Braisne, arrondissement de Soissons, Aisne), était fille de Robert d'Aurebruche, vicomte d'Acy, et d'Anne de Francières. Elle fut mariée trois fois, d'abord à Guillaume de Flavy, assassiné en 1444; puis à Pierre de Louvain, capitaine d'une compagnie de cent lances, qu'elle épousa pour le récompenser d'avoir tué ce premier mari ; enfin, après la mort de Pierre de Louvain, assassiné lui aussi, elle prit pour troisième mari, par contrat du 9 septembre 1464, Pierre Puy, dont il est ici question. A la date de notre missive, Pierre Puy était prisonnier depuis le 6 août 1476, et de plus en procès avec Gharles, seigneur de Gaucourt, gouverneur de l'Ile-de-France, et Michel Marsot, à raison des « fruiz et héritages » de sa femme. Il s'agissait, dans le procès visé par la missive royale, d'obtenir ou de faire rejeter par le Parlement la prise en considération d'un inventaire de production fait par ladite Blanche dans une autre affaire. Voy. sur Blanche d'Aurebruche, vicomtesse d'Acy, et ses trois maris, un article de M. de Beaucourt dans les Mémoires
nostredit conseillier avoir la fin dudit procès, afin de incontinent se tirer devers nous, vous mandons, commandons et expresseement enjoignons, que devant tous autres procès, entendez à l'expedicion briefve et en bonne justice dudit procès, et gardez que n'y faictes faulte. Escript à Bresle', le vu' jour d'aoust.
LOYS
Ragot.
A noz amez et feaulx conseilliers les presidans et conseilliers de nostre court de parlement à Paris.
Recepte xj augusti M" GCCC" LXX1I°.
MGGGLXVIII.
AU PARLEMENT (V.)
Vézelay, 10 août 1479.
Ordre d'expédier promptement le procès du seigneur de Joyeuse au sujet de la seigneurie de Bouthéon. — (Orig. Arch. nat., X1A9318, fol. 25.)
De par le roy.
Nos amez et feaulx, autres fois vous avons escript
touchant le procès de Bouthéon en faveur de nostre
nepveu de Joyeuse, afin de l'expédier en brief^. Et
de la Société des Antiquaires de Picardie (Paris et Amiens, 1863, in-B"), XIX, 401-423, et sur son procès et celui de son mari, aux Arch. nat., XIa 1489, fol. 4 et 5 et 32 v», X1a4820, fol. 77, 94 v, 100, lOO bis.
\. Probablement Presle, hameau de Gussy-les-Forges, canton de Guillon, arrondissement d'Avallon (Yonne) (Louis XI se trouvait précisément à Avallon ce jour-là, 7 août 1470), près de la grande route de Dijon, d'où il venait, à Avallon.
2. Voy., t. VI, 284, n» MLXIU, la lettre adressée par Louis XI le 3 janvier 1478 pour presser l'expédition de ce même procès.
pour ce que avons sceu qu'il est en droit et prest à juger, nous envoyons devers vous nostre amé et féal conseiller et maistre des requestes de nostre hostel maistre Jehan Portefais, afin de vous remonstrer que nostre vouloir est qu'il soit jugé dedans ce présent parlement, et que y gardez le bon droit de nostre nepveu. Si y faictes en manière que justice lui soit briefvement administrée. Donné à Vedelay^ le dixiesme jour d'aoust.
J. DE DOYAT.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement à Paris.
Recepte xxiij augusti M° CCCC° LXXIX".
MGGGLXIX.
AU PARLEMENT (v.).
Gien, 12 août 1479.
Ordre de maintenir en fonction les commissaires royaux chargés de l'administration du temporel du doyenné de Garennac durant le procès pendant au sujet dudit doyenné. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 26.)
Noz amez et feaulx , comme par cy devant vous avons escript, que, combien que nous ayons fait evocquer par devant vous le procès du doyenné de Garennac, et pour aucunes causes que nous avons à cuer, nostre vouloir est le temporel dudit doyenné estre gouverné soubz nostre main, pendans lesdiz procès,
l. Vézelay, chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Avallou (Yonne).
par les commissaires que y avons ordonné, et non par autres, ce neantmoins l'evesque de Tulle et maistre Jacques de Ghasteauneuf se parforcent faire renvoier la congnoissance de ladicte matière, et aussy soubz coleur du fornissement de complainte par iceulx prétendu par devant vous louchant ledit doyenné, pourroient y l'aire commectre aucuns commissaires et empescher et faire débouter ceulx que nous y avons ordonnez, par quoy nous vous advertissons de rechief et vouions que, en procédant à faire le fornissement de la complainte, sy faire se doit, que par vous soient entretenus nozdiz commissaires par nous commis et non autres, pendant lesdiz procès, en prenant neantmoins d'iceulx cauction de rendre le compte et reliqua à celui à qui par vous sera adjugé ledit doyenné en fin de causée Donné à Giein^, le xii^ jour d'aoust.
LOYS
J. DE DOYAT.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement.
Recepte xvj augusti M° CCCC° LXXIX°.
MCCGLXX.
A LA DUCHESSE DE MILAN (v.).
Lorris-en-Gàtinais, 14 août 1479.
Décision prise par le roi d'accepter le choix que le pape a fait de lui, conjointement avec le roi d'Angleterre et un légat pontifical, pour être arbitre de son différend avec les Florentins. —
1. Cf. ci-dessus, p. 23, n» MGGGXXXVI, la lettre du 3 juin 1479 au parlement.