‹ Lettres (volume 2)Chapitre 49 sur 91 · Aujourd'hui Izieux, canton de Saint-Ghamond · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Izieux, canton de Saint-Ghamond

5. Saint-Paul-en-Jarrêt, canton de Rive-de-Gier, arrondissement de Saint-Étienne.

6. Doizieux, canton de Saint-Ghamond, arrondissement de Saint-Étienne.

7. Pavezin, canton de Rive-de-Gier, arrondissement de Saint- Étienne.

A noslre amé et féal conseiller gênerai de noz finances maistre Françoys de Gênas.

MCCCGLXXXVl.

A LA CHAMBRE DES COMPTES (V.)

La Motte-d'Égry, 17 juillet 1480.

Ordre d'expédier à Pierre Chapelle les lettres du don à lui fait par le roi de la seigneurie de Vire en Normandie, rendue au roi par le maréchal de Marie, qui avait reçu en échange celle de Baugé en Anjou. — (Orig. Bibl. nat., Coll. de D. Grenier, vol. 238, fol. 56.)

Mess", j'ay donné à Pierre Ghappellei la ville, viconté, chastellenie, terre et seigneurie de Vire, en Normandie, que j'avoye pieça donnée à Mons"^ le maréchal de Merle, qui les a remises en mes mains, par le moyen du don que je luy ay fait de la seigneurie de Baugé, en Anjou, ainsi que verrez par les lettres du don. Et pour ce, despeschez le incontinent, car il ne les a que à sa vie, et ne mettez point son expédition en delay, pour ce que, incontinent qu'il en aura prins possession, je vueil qu'il s'en retourne devers moy, et n'y faites faulte. Donné à la Mote d'Esgry, le xvii^jour de juillet.

LOYS

De Marle.

1. C'était un ancien serviteur du duc de Guienne, « homme d'armes de la garde du corps dudit seigneur, » comme on le voit par une quittance donnée par lui, le 4 octobre 1471, à « Jehan Gaudete, trésorier des guerres d'icellui seigneur, et par lui commis à faire le paiement des gens et officiers de son hostel, » de 25 1. t. pour ses gages du mois de septembre précédent. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 674, doss. Chapelle 15774, n° 4.)

A noz amez et feaulx les gens de noz comptes à Paris.

Apportées le xxiiij* juillet COCO 1111'^=^.

MGCGGLXXXVII.

A LA CHAMBRE DES COMPTES ET AUX TRÉSORIERS DE FRANCE (v.).

La Motte-d'Égry, 18 juillet 1480.

Ordre de vérifier et expédier les lettres de fondation de la chapelle dédiée à N.-D. de Salvation à Compiègne. — (Orig. Bibl. nat., Coll. de D. Grenier 232, fol. 320.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons des pieçà fondée une chappelle en l'onneur de Nostre Dame, en nostre ville de Gompiengne, sur la porte nommée la porte de Pierrefons^ de cinq toises de long et de trois toises de large, et voulu et declairé icelle chappelle estre appellée la chapelle de Nostre Dame de Salvation, et en recongnoissance des grans dons et singulières grâces que Nostre Seigneur Jhesu Grist nous a faiz le temps passé, par l'intercession de la benoiste dame, avons en la dicte chappelle fondé et ordonné une messe chascun jour perpétuellement en l'onneur d'icelle dame, et pour la prospérité de nous et de nostre royaume et le salut des âmes de feu nostre très chier seigneur et père, que Dieu absoille, de noz autres prédécesseurs, de nous et de noz successeurs ou temps avenir.

1. Cf. t. IV, p. 226, no DLXX, la lettre du 9 mai 1471 relative à cette fondation.

Et pour l'entretenement et continuation de ladicte messe, et autres euvres méritoires et service divin qui seront faiz en icelle chappelle, avons donné et ordonné la somme de soixante livres tournois de rente ou revenue perpétuellement, chascun an, lesquelles ont esté depuis acquises de la somme de douze cens escuz d'or, que feismes dès lors bailler comptant à Jehan Moreliere, bourgois dudit Gompiengne, pour convertir en ladicte rente. Et oultre avons voulu et declairé, que se d'icelle somme de xif escuz se acqueroient cens, rentes, terres, possessions et revenues, en plus grant valeur que desdictes LX livres tournois de rente, que le chappellain qui desserviroit ladicte chappelle, et ses successeurs en icelle, puisse le tout tenir, possider, et en joir perpétuellement, comme à Dieu et à ladicte dame admortiée et dedyée, ensemble la place où est construicte et ediffiée ladicte chappelle, ainsi que avez peu et pourrez veoir par noz lettres patentes en forme de chartre sur ce par nous octroyées, lesquelles vous ont esté par plusieurs foiz présentées et d'icelles requis l'entérinement et expédition; mais vous avez en ce fait et encores faictes difficulté, dont ne sommes pas contens, veu que ceste nostre propre fondation procède de nostre singulière dévotion, et qu'elle ne touche ne concerne le bien d'aucun fors que de nous. Pour laquelle cause vous mandons, commandons, et très expressément enjoignons, que toutes difficultez et excusations cessans, vous veriffiez et expédiez reaument et de fait icelles noz lettres de fondation, selon leur forme et teneur, sans plus nous donner occasion de vous en escripre, ne ou chappellain desservant

ordinairement ladicte chappelle d'en retourner pour ceste cause devers nous. El gardez que eu ce n'ait faulte, sur tant que doubtez nous désobéir et desplaire, car tel est nostre plaisir. Donné à la Motte d'Egry, le xviii^ jour de juillet.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx les gens de noz comptes et trésoriers à Paris.

Apportées le xxix^ juillet CCCC IIII'"'.

MGGCGLXXXVIII.

A LA CHAMBRE DES COMPTES (V.)

La Motte-d'Égry, 22 juillet 1480.

Ordre de vérifier et expédier les lettres du don de la seigneurie de Baugé fait au maréchal de Gié en échange de la seigneurie de Vire. — (Copies modernes. Arch. nat., P 2300, fol. 999, et Bibl. nat., Ms. fr. 8269, fol. 183.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons reprins et remis en noz mains, pour certaines causes à ce nous mouvans, noz ville, chastel, viconté, terre et seigneurie de Vire, que tenoit nagueres et possidoit, par don et transport de nous, nostre chier et féal cousin Pierre de Rohan, conte de Marie et de Porcien, seigneur de Gyé, mareschal de France, et en contre eschange, permutation et recompense d'icelle, luy avons baillé et transporté pour luy et les siens les chastel, terres et seigneuries de Baugé et de Molyherne, avec la forest de Monnays, comme pourrez veoir plus à plain par les

lettres patentes, faictes en forme de Chartres, que luy avons sur ce octroyées S lesquelles il envoyé présentement en la Chambre de noz comptes, pour illec estre vérifiées et expédiées, ainsi qu'il appartient et que le cas le requiert. Si voulons et vous mandons que nozdictes lettres vous vérifiiez et expédiez, selon leur forme et teneur, sans y faire aucune restrinction, difficulté, ne réservation. Donné à la Mote d'Egry, le xxii^ jour de juillet.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx les gens de noz comptes et trésoriers à Paris.

Aportées le vij« aoiist M CCCC IIIl^^.

MCCGCLXXXIX.

AU PARLEMENT (v.).

La Motte-d'Égry, 22 juillet 1480.

Ordre d'enregistrer les lettres du don de la seigneurie de Baugé fait au maréchal de Gié en échange de la seigneurie de Vire. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 87.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons reprins et remis en noz mains, pour certaines causes à ce nous mouvans, noz ville, chastel, viconté, terre et seigneurie de Vire, que tenoit nagueres et possidoit par don et transport de nous nostre chier et féal cousin Pierre de Rohan,

1. Voy. ci-dessus, p. 235, n° MCGGCLXXXVI, la lettre du 17 juillet 1480 à la Chambre des comptes.

2l40 LETTRES DE LOUIS XI.

conte de Marie et de Porcien, seigneur de Gyé, mareschal de France, et en contre eschange, permutation ou recompense d'icelle, luy avons baillé et transporté, pour luy et les siens, les chastel, terres et seigneuries de Baugé et de Molyherne, avec la forest de Monnays^ comme pourrez veoir plus à plain par les lettres patentes, faictes en forme de chartre, que luy avons sur ce octroyées, lesquelles il envoyé présentement en nostre court de parlement, pour illec estre publiées et entérinées, ainsi qu'il appartient et que le cas le requiert. Si voulons et vous mandons que icelles noz lettres vous faictes lire, publier et enregistrer en nostredicte court, et les entérinez, selon leur forme et teneur, sans y faire aucune restrinction, difficulté ne réservation ; car tel est nostre plaisir. Donné à la Motte d'Egry, le xxii® jour de juillet.

De Marle.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement à Paris.

Becepte vij augusti M° GCCC° LXXX°.

MCGGGXG.

AU CHANCELIER (d.).

La Motte-d'Égry, 22 juillet 1480.

Ordre de sceller les lettres autorisant Pierre Dromon à « assister à la chancellerie de Bordeaux et à prendre 600 ecus sur l'émolument du scel. » — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2899, fol. 15.)

Mons"^ le chancellier, maistre Pierre Dromon m'a

1. Par lettres données à la Motte-d'Égry en juillet 1480. (Arch. nat., X1A8607, fol. 258.)

dit que faites difficulté de sceller les lettres que je lui ay octroyées pour assister à la chancellerie de Bordeaux, et pour prandre six cens escuz sur l'émolument du seel. Et pour ce que je vueil qu'il en joysse, faites lui incontinant seeller sesdictes lettres et le faites joyr de ce que dit est, ainsi et en la manière que en joyssoit son feu père, et qu'il n'y ait point de faulte. Escript à la Motte d'Egry, le xxif jour de juillet.

LOYS

De Marle.

A nostre amé et féal chan [cellier].

MCGGGXGI.

AU chancelier (d.).

La Motte-d'Égry, 22 juillet 1480.

Ordre d'envoyer à Jean Ghambon le petit sceau, sans lequel il est impossible de rien sceller. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2899, fol. 17.)

Mons*" le chancellier, je ne puis riens seeller, pour ce que vous en avez emporté le petit seau. Et pour ce envoyez le incontinant à maistre Jehan Ghambon, car j'en ay neccessairement à besoigner, et pour les finances ne se peut riens expédier par faulte de ce. Et à Dieu. Escript à la Mote d'Esgry, le xx^ jour de juillet.

LOYS

p. DE DOYAT.

A nostre amé et féal chancellier.

MCGCCXCII.

A FRANÇOIS DE GENAS (d.).

La Motte-d'Égry, 27 juillet 1480.

Ordre de lui envoyer Jean Martin, comme médecin du dauphin, en remplacement de feu Guillaume Girard, qui est mort. — (Publ. dans le Bulletin du Coinité historique des monuments de l'histoire de France, III (Paris, 1852, in-8''), p. 239.)

Mons"" !e gênerai, je vous ay ja escript que vous m'envoyssiez maistre Jehan Martin, médecin, pour ce que maistre Guillaume Girard \ qui estoit médecin de Mons' le daulphin, est trespassé, et que on m'a conseillé que je prinsse en son lieu ledit maistre Jehan Martin ; mais il ne va ne vient, dont je m'esbays. Et pour ce envoyez le moy incontinent à toute diligence, et lui fournissez de tout ce qu'il lui fauldra, affîn qu'il ne se puisse excuser, et qu'il n'y ait point de faulte, et à Dieu. Escript à la Mothe d'Esgry, le xxvii^ jour de juillet.

GOURTIN.

A nostre amé et féal conseiller Françoys de Gênas, gênerai sur le fait et gouvernement de noz finances.

1. Il semble que Guillaume Girard soit entré au plus tard dès 1469 au service du roi. En effet, dans un compte de cette année, au mois de novembre, il est alloué à « Michellet Marquet la somme de xLi s. m d. t. que ledit seigneur (le roi)... lui a ordonnée pour deux voyages par lui faiz, l'un... et l'autre partant dudit lieu (d'Amboise), le xxn^ jour de novembre, audit lieu de Tours, devers maistre... Guillaume Girard, médecin,... pour le faire aller à Loches, et illec besongner en aucuns ses affaires et besongnes. »

MGCCCXCIII.

AUX GÉNÉRAUX DES MONNAIES (d.).

La Motte-d'Égry, 29 juillet 1480.

Ordre d'établir une monnaie à Dijon sous la direction de Jean de Cambrai et de faire exécuter la sentence rendue « à rencontre Xaincoins. » — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 2897, fol. 84.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, pour certaines grans causes et considérations à ce nous mouvans, nous avons voulu et ordonné que mettez sus la inonnoie de Dijon, et qu'en icelle faciez faire et forger doresenavant toutes monnoies d'or et d'argent à noz coing et arnies, de tel prix et loy, qui se fait de présent à nostre monnoye de Paris ; et avec ce que les ordonnances par nous derrenierement faictes sur le fait de nosdictes monnoies y soient entretenues et publiées es lieux et ainsi qu'il appartendra, à ce qu'aucun n'en puisse prétendre cause d'ignorance. Sy y vueillez donner la provision neccessaire et en bailler la charrie à Jehan de

(Bibl. nat., Ms. fr. 6758, fol. 3 v°.) La même année, quelques mois auparavant, le 19 mai, on le trouve qualifié « conseiller du roy et docteur en médecine » et touchant en cette qualité 55 s. « pour entretenir son estât » (Bibl. nat., Ms. fr. 20685, fol. 463); sur le quatrième compte de Jean Briçonnet, « conseiller du roy et receveur gênerai des finances au pays de Languedoil pendant l'année finie en septembre 1470, il touche 400 1. t. (Bibl. nat., Ms. fr. 20685, fol. 493 v°), et 600 1. sur les sixième, septième, huitième et neuvième compte du même Jean Briçonnet pour les années finies en septembre 1472, 1473, 1474 et 1475. » (Ibid., fol. 541 v°, 573, 605 v°, 625.)

Gambray^ pour nous naguerescreé gênerai maistrede ijosdictes monnoies es diz pays de Bourgoigne ; el oultre voulions que Faciez mettre à exécution deue la sentence par vous et autres commissaires, donnée à rencontre de Xaincoins^, selon la teneur d'icelle, et gardez que en ce n'ait f'aulte, car tel est nostre plaisir. Donné à la Mote d'Egry, le xxix^ de juillet.

LOYS

De Merle.

A noz amez et féaux conseilliers les généraux maistres de noz monnoyes.

1. Jeaa de Cambrai, III^ du nom, d'une famille originaire de Cambrai, mais établie à Bourges, où il naquit lui-même. Il était fils de Jean II et d'Elisabeth Estevart. Seigneur de la Tour de Clamecy, du grand et du petit Thésieux, il est qualifié « bourgeoys de Bourges, gênerai et maistre des monnoyes du roy, » dans un échange de terres fait par lui le 13 septembre 1494, avec (( maistre Jehan Bourgoing, presbtre, licencié en décret et chanoine prebendé en l'église collegialle de Sancergue, et Pierre et Estienne Buurgoings, frères, laboureurs demourans ou villaige et parroisse de Grosses... » Il vivait encore le 13 mars 1500, et donnait quittance à cette date à « Guillaume Pillas, maistre et administrateur de l'ostel Dieu de Bourges, » du paiement... du tiers d'un « accordement par ledit Pillas deu, à cause de sa femme, fille de feu Fortuné Brinon, pour la tierce partie d'une maison..., assise en la rue des Azeimes, en la parroisse de Saint Pierre le Guillard, et en laquelle pend pour enseigne Sainte Marthe... » Il avait épousé Anne de Gorbie, dont il eut quatre fils et deux filles. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 577, doss. Gambray 13353, n"' 2 et 3, et La Thaumassière, Histoire du Derry (Bourges, 1591, in-fol.), p. 1042.)

2. Gomme sentence rendue dans cette affaire, je ne trouve que celle du 5 août 1479, par laquelle les « commissaires et généraux des monnaies » prononcent l'élargissement sous caution de Pierre Barrillet, dit Xaincoins, détenu prisonnier en la conciergerie du Palais, pour raison de certains « crimes et malefûces à lui imposez Louchant la fabrication des monnoyes et faulx

MGGGGXCIV.

AU CHAPITRE DE SAINT-ÉTIENISE DE BOURGES (v.).

La Motte-d'Égry, 29 juillet 1480.

Recommandation de Gilles de Pontbriant à leur choix pour la première prébende qui viendra à vaquer dans leur chapitre. — (Orig. Arch. du Cher. Chapitre de Saint-Étienne. Onzième liasse. Lettres de princes et de princesses.)

De par le roy.

Ghiers et bien amez, pour ce que avons désiré et desirons 1res singulièrement le bien, avancement et provision en sainte esglise de nostre cher et bien amé maistre Gilles de Pontbriant, en faveur et rémunération des bons et agréables services, que luy et ses frères nous ont faiz et font chascun jour, et espérons que plus facent au temps advenir à l'entour de nostre personne et aillieurs en noz autres grans affaires, vous avons puis aucun temps en ça escript, que en faveur de nous, vous voulsissiez donner et conférer audit maistre Gilles de Pontbriant la première chanonie, prébende, ou dignité qui vacqueroit en vostre collation ou dis-

lingotz » (Bibl. nat., Ms. fr. 2911, foi, 27), avec des lettres de Louis XI, en date de la Motte-d'Égry, 28 juillet 1480, ordonnant, on exécution de cette sentence, que ledit Xaincoins soit remis en liberté et ses biens restitués sous caution. (Bibl. nat., Ms. fr. 291 1, fol. 23.) Il semble étrange après cela que la missive du roi parle d'une sentence donnée à Vencontre de Xaincoins. Cf. aux Pièces justificatives n» V la lettre de Germain de Marie, en date du 30 juillet [1480J, recommandant à... de mettre à exécution la sentence précitée. Ce personnage semble bien être celui visé par notre lettre.

position, et qu'il fust en ce préféré devant tout autre. Neantmoins ne lui en avez encore fait aucune collation ou don, parce qu'il peut estre que la vaccation n'y est depuis escheue. Et pour ce que voulons ledit 1\P Gilles de Pontbriant estre pourveu en vostre église, vous prions de rechief très affectueusement et de bon cueur, et ceste foiz pour toutes, et sur tout le service que desirez nous faire, que en faveur de nous, le vueillez pourveoir de ladicte première chanoinie, prébende ou dignité qui vacquera en vostre collation on disposition, et en ce le préférer devant tous autres, quelz qui soient, pour lesquelz vous ayons escript ou pourrions escripre par inadvertance ou autrement, en nous faisant responce de vostre vouloir et intention par ce porteur; et en ce faisant nous ferez ung très grant, singulier et agréable service, lequel recongnoistrons envers vous, quant d'aucune chose nous requerrez, et en aurons vous et voz affaires, tant en gênerai que en particulier, en singulière et grande recommandation. Donné à la Motte d'Esgry, le xxix^ jour de juillet.

LOYS

Gassault.

A noz chers et bien amez les doyen et chappitre Sainct Estienne de Bourges ' .

1. L'itinéraire est le seul motif que j'aie de placer cette lettre en 1480; cette année seulement Louis XI s'étant trouvé le 29 juillet à la Motte-d'Égry.

MGCCGXCV.

AU PARLEMENT (v.)-

La Motte-d'Égry, 30 juillet 1480.

Ordre d'expédier le plus tôt possible les procès de l'évêque du Puy. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 88.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nostre chier et féal cousin l'evesque du Puy' nous a fait dire et remonstrer comment il a dez longtemps plusieurs procès pendant en vostre court, desquelz n'a, ne peult encores avoir nulle expédition. Nous voulons et vous mandons, que le plus toust que faire se porra, vuydez et donnés fin en bonn'e justice ausdiz procès; et en ce ne faictes faulte. Donné à la Monte d'Esgry, le xxx® jour de juillet.

LOYS

J. Du Ban.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tennans la court de nostre parlement à Parys.

Recepte vij augusti M° CGCC° LXXX°.

MCCGCXGVI.

A ANDRÉ MAUREGARD, TRÉSORIER DE DAUPHINÉ (d.).

La Motte-d'Égry, 31 juillet 1480.

Envoi de Pierre Le Prince pour lui apporter des graines de

1. Jean, fils naturel de Jean l", duc de Bourbon, élu évêque le 2 décembre 1443 par le chapitre du Puy, mort le 2 novembre 1485. (Gall. christ., II, 732.)

genièvre rouges; ordre de lui faire délivrer « largement » et de « bien rouges. » — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 20436, fol. 27.)

Mons"^ le trésorier, j'envoie par delà maistre Pierre Le Prince, pour faire cuillir et me apporter des greynes de genyevres rouges. Et pour ce, je vous prie que envoyez ung de voz gens avec luy, et lui en faictes délivrer largement, et qu'elles soient bien rouges et prinses à l'entour de la garde, pour ce que ce sont les meilleurs, car des aultres je n'en veulx point, et qu'il n'y ait point de faulte, et à Dieu. Escript à la Mote d'Egry, le derr[e]nier jour de juillet.

LOYS

J. DE DOYAT.

A nostre amé et Féal conseiller et trésorier de Daulphiné maistre André Mauregard.

Receues par Jehan de Caen, chevaucheur, le x^ jour d'aoust CCCCIIII^^.

MGGCGXCVII.

A MATHIEU BEAUVARLET (v.).

La Motte-d'Égry, 2 août 1480.

Ordre de faire célébrer à Paris un service funèbre pour le repos de l'àme du roi René. — (Copie du temps. Arch. nat., KK 248, fol. 23.)

Mons"^ le gênerai, j'escrips au receveur des aides à Paris' qu'il paie les fraiz qui sont neccessaires pour ung obseque que j'ay ordonné faire audit lieu de Paris pour l'àme de feu mon bon père le roy de Secille, cui

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