‹ Lettres (volume 2)Chapitre 53 sur 91 · MD · texte numérisé non relu

MD

AU CHAPITRE d'ANGERS (d.).

La Motte-d'Égry, 2 août 1480.

Ordre de faire célébrer un service pour le repos de l'àme du roi René. — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 22450, fol. 139.)

De par le roy.

Ghiers et bien amez, pour ce que puis nagueres

avons esté advertis de la mort et trespas de feu nostre

très cher et très amé oncle le roy de Secille, cui Dieu

pardoint, et que entre autres choses desirons singu-

1. « Mardi viiie jour d'aoust au Conseil, en la Grant chambre... Veues par la court les lettres closes du roy, nostre seigneur, par lui escriptes à la court, desquelles la teneur s'ensuit... » En exécution de ladite missive, a la court a ordonné et ordonne que « damp Michiel du Sourciz, prisonnier en la conciergerie du « Palais, sera baillé et délivré à maistre Martin Courtin, notaire 0 et secrétaire du roy, nustredii seigneur, ainsi qu'il a mandé « par lesdictes lettres, et lequel maistre Martin a promis à la court « mener au roy ledit damp Miehiel et ne le laisser tant qu'il l'ait « présenté au roy. » (Ibid., fol. 128 v°.)

lierement faire prier Dieu [jour luy et pour le salut de son ame, et en la plus grant sollemnité que faire se pourra, nous vous prions que incontinent ces lettres veues, vous faictes sonner, chanter et dire en vostre église ung service et obseque pour luy le plus solempnel qui vous sera possible, et ainsi que à estât de roy appartient; en quoy faisant, nous ferez ung très singulier et agréable plaisir, lequel recongnoistrons envers vous, tant en gênerai que en particulier, quant d'aucune chose nous vouldrez requérir. Et au regard des frais qui seront nécessaires pour ledit obseque, nous escriprons à nostre receveur d'Anjou qu'il les paye et délivre, ainsi que par vous et lui sera ordonné. Donné à la Mothe d'Esgry, le ii^ jour d'aoust.

LOYS

A noz chers et bien amez les doyen et chapitre de nostre église d'Angers^.

MDI.

A LA CHAMBRE DES COMPTES (V.)

La Motte-d'Égry, 3 août 1480.

Ordre de vérifier les lettres d'amortissement accordées à l'église de Saint-Antoine de Gatenoy pour l'acquisition de la seigneurie d'Épineuse. — (Orig. Bibl. uat., Coll. dp D. Grenier, vol. "238, fol. 54.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons par noz lettres

1. Mardi 8 août 1480, remise de la lettre royale et délibération du chapitre, qui prend la décision suivante : « Commissus fuit dictus domiuus decanus ad habendum verbum cum reverendo

patentes signées de nostre main, et pour les causes dedans contenues, admorty aux religieux de l'église de Mons"" Saint Anthoine de Gathonnay de Paris ^ la terre et seigneurie d'Espineuse^ avec ses appartenances, érigée et composée de plusieurs fiefz enclavez et contenuz en icelle, declairez en nosdictes lettres, extimez valoir cent livres parisis de rente ou environ; et leur avons donnée et quittée toute la finance qui nous peult estre deue, à ceste cause, ainsi que pourrez veoir plus à plain par nosdictes lettres. Et pour ce que nous voulons ledit admortissement, don et quittance avoir et sortir leur plain efïect, nous vous mandons, commandons et enjoignons bien expressément que nosdictes lettres d'admortissement vous veriffiez et expédiez ausdictz religieux, et de leur contenu les en faictes, souffrez et laissez joir et user paisiblement sans y faire quelque refîuz ou difficulté, et

domino electo Andegavensi et receptore Andegavie, ad complementum litterarum. » (Loc. cit.)

1. Il y a là une erreur du secrétaire. Les lettres d'amcrlissemeat dont le roi ordonne l'enregistrement sont datées de la Motte-d'Égry, juillet 1480. (Arch. nat., JJ 206, fol. 140 v°, n" 613.) Mais au lieu de concerner « l'église de Mons"" Saint Anthoine de Gathonay de Paris, » qui n'existe pas, elles sont accordées à « frère Anthoine de Bryon, grant commandeur de Saint Anthoine de Bailleul en Flandres, de Gathenay (aujourd'hui Gatenoy, canton de Liancourt, arrondissement de Clermont, Oise) et de Paris, » pour l'acquisition faite par « feu Ymbert, jadis abbé de Saint Anthoine..., de la terre et seigneurie d'Espineuse avec ses apparteneuces et deppendences... assiz et tenus en fief, partie de la conté de Clermont en Beauvoisin, partie du Plessier Saint Aubin, et partie du seigneur de Carrières, qui puevent tout ensemble valoir cent livres par. de rente ou environ... »

2. Aujourd'hui Épineuse, dans le canton et l'arrondissement de Clermont (Oise).

en ce ne faictes faulte, car tel est nostre plaisir. Donné à la Mothe d'Egry, le troisiesme jour de aoust.

LOYS

De Marle.

A nez amez et feaulx gens de noz comptes à Paris.

Apportées le xvj^ aoust CCCC 11 11^^.

MDII.

AU PARLEMENT (v.).

La Motte-d'Égry, 12 août 1480.

Ordre d'entériner les lettres de nomination de Jeannot de la Viefville, écuyer, comme examinateur ordinaire au Chàtelet de Paris, en sus des dix-huit existant déjà. — (Orig. Arch. nat., XI* 9318, fol. 89.)

De par le roy.

Nos amez et feaulx, nous avons présentement esté advertiz que, combien que nous vous ayons par plusieurs foys escript que voulsissiez entériner les lettres de chartre de don , et autres lettres par nous octroyées à nostre cher et bien amé Jehannet de la Viefville, escuier, nostre serviteur, l'office d'examinateur ordinaire ou Ghastellet de Paris par nous créé, oultre le nombre des dix huit, lequel lui avons donné en recompense de plusieurs grans services qu'il nous a faiz, que n'avez tenu compte d'entériner sesdictes lettres. Et pour ce que nous voulons qu'il joysse dudit office paisiblement, comme font les autres commissaires oudit Ghastellet, non obstant l'opposition par eulx baillée au contraire, et que nous cuidions qu'il en feust despieça paisible, nous vous man-

dons, commandons el expressément enjoignons, et sur tout le jDiaisir que desirez nous faire, que, incontinant ses lettres, veues, vous entérinez nosdictes lettres en faisant joyr ledit de la Viefville, nostre serviteur, dudit office, el y faictes tellement qu'il n'ait cause d'en plus retourner plaintif devers nous ; car tel est nostre plaisir. Donné à la Mothe d'Esgry, le xii^ jour d'aoust.

LOYS

J. Du Ban.

A noz amez et feaulx conseillers les gens de nostre court de parlement.

Recepte xviij augusti M° CGCG'* octuagesimo.

MDIII.

AUX MAIRE, ÉCHEVINS ET HABITANTS d'aBBEVILLE (v.).

La Motte-d'Égry, 13 août 1480.

Ordre de choisir pour leur maire de l'année Pierre Le Vasseur. — (Copie du temps. Arch. d'Abbeville. Registre de la création de la loi, BB, fol. 91 y°. Commun, par M. Alcius Ledieu.)

De par le roy.

Ghiers et bien amez, nous avons veu les lettres que nous avez escriptes et les noms de ceulx que nous avez envoiez pour choisir cellui qu'il nous plaira, pour estre maire de nostre ville d'Abbeville pour ceste présente année. Nous avons prins et choisy Pierre Le Vasseur pour voslre maire ceste dicte année. Si vous mandons que vous prenez et eslisez pour maire ledit Le Vasseur et non autre. Ghers et bien amez, Nostre

Seigneur soit garde de vous. Donné à la Motte d'Esgry, le xuf jour d'aoust.

LOYS

GOURTIN.

A noz chiers et bien amez les maire, eschevins et habitans de nostre ville d'Abbeville.

MDIV.

AU PARLEMENT (v.).

La Motte-d'Égry, 13 août 1480.

Ordre d'en finir avec le procès du seigneur de Joyeuse concernant la terre de Bouthéon, pendant la session du parlement. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 90.)

Noz amez et feaulx, nous avons sceu que le procès que nostre nepveu de Joieuse a en la court à cause de la terre de Bouthion n'est encores depesché, combien qu'il soit en arrest et que plusieurs foys vous en ayons escript. Si vous mandons et enjoingnons bien expresseement, sur tout le plaisir et service que faire nous desirez, que ledit procès soit incontinant depesché en ce présent parlement, et que en ce n'ait faulte. Donné à la Mote d'Egry, le xiii® jour d'aoust.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement à Paris.

Recepte xxj aiigusti Mo CCCC° oduagesimo.

MDV.

AU PARLEMENT (v.).

La Motte-d'Égry, 13 août 1480.

Ordre d'entériner les lettres par lesquelles, à l'occasion du mariage de Louis de Joyeuse avec Jeanne de Bourbon, fille du feu comte de Vendôme, le roi leur cède, au lieu du comté de Chartres et de la ville de Bonneval, primitivement donnés, la seigneurie de Marvejols. — (Orig. Arch. nat., Xi* 9318, fol. 91.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons, par noz lettres pattentes, signées de nostre main, reprins et remis en noz mains la conté de Chartres, ville et salle de Bonneval, que avyons baillées et délaissées par forme d'angaigement à nostre nepveu Loys de Joyeuse, pour deux mil livres de revenu, dont lui avons fait don en faveur et contemplation du mariage de lui et de nostre cousine Jehanne de Bourbon, fille de feu nostre cousin le conte de Vendosme; et pour et ou lieu de ce, leur avons baillé et délaissé aussi par angaigement ce que nous avons en la ville, terre et seigneurie de Marvejoulx, avec les autres parties, membres et portions de membres de nostre dommaine declairez et speciffiez en nosdictes lettres, ainsi que pourrez veoir par icelles. Si voulons, vous mandons, commandons, et expressément enjoingnons que nosdictes lettres de bail et délaissement vous faictes publier et entériner en nostre court de parlement, et du contenu en icelles faictes, souffrez et laissez nosdiz nepveu et cousin et leurs hoirs joyr et user plainement et paisiblement, sans y faire quelque reffuz ou difficulté, car tel est

nosire plaisir. Donné à la Mote d'Egry, le xuf jour d'aoust.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement à Paris.

Recepte iiij septembris J/° CCCC^ LXXX°.

MDVI.

A ANDRÉ MAUREGARD, TRÉSORIER DE DÂUPHI?Œ (d.)^

La Motte-d'Égry, 16 août 1480.

Ordre de faire remettre à Pierre Le Prince tout l'argent nécessaire pour cueillir et pour apporter de la graine de genièvre, avec promesse de remboursement des frais. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 20436, fol. 28.)

Mons"" le trésorier, j'envoye maistre Pierre Le Prince par delà, pour nne faire finance de la bonne grayne de genyevre, ainsi qu'il feist l'autrefToys que je luy envoiay, et lui ay chargé la prendre toute autour de la Garde, car c'est la meilleure de tout le pays et la plus rouge. Et pour ce, je vous prie que vous baillez tout l'argent qu'il faudra pour cecy, tant pour la faire amasser que pour la me faire amener, et y envoyez ung de voz clercs quant et lui. Et au regart de ce que vous baillerez, en prenant certiffication dudit maistre Pierre Le Prince, je vous en bailleray vostre acquict qui pour ce vous sera neccessaire ; mais gardés bien, sur tant que vous aymez ma santé, qu'il n'y ait point

1. Cf. ci-dessus, p. 247, n» MCGGCXGVI, la lettre du 31 juillet 1480 au même André Mauregard, et pour le même motif.

de faulte. Et à Dieu. Escript à la Mote d'Aigry, le

XYi^ jour d'aousl.

LOYS

J. Mesme.

MDVII.

AU CHANCELIER (d.).

Viévy, 21 août 1480.

Ordre de laisser jouir jusqu'en fin de cause M. et M"e de Pons des terres qu'ils ont en Périgord. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2899, foi. 19.)

Mons'' le chancellier, laissez joir Mons"" de Pons^ et Madamoiselle de Pons des terres qui ont en Perrigot jusques en fin de cause. Et à Dieu. Escript à Vievy^, le XXI® jour d'aoust.

LOYS

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