‹ Lettres (volume 2)Chapitre 59 sur 91 · Aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement de l'Aveyron · texte numérisé non relu

Aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement de l'Aveyron

2. VilIeneuve-d'Aveyron, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Villefranche-de-Rouergue.

3. Peyrusse, dans le canton de Montbazens, arrondissement de Villefranche-de-Rouergue.

4. Rieupeyroux, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Villefranche-de-Rouergue.

5. La Salvetat-des-Gars, dans la commune de Villevayre, canton de Najac, arrondissement de Villefranche-de-Rouergue.

6. Montrozier, dans le canton de Bozouls, arrondissement de Rodez (Aveyron).

7. La Roquebouillac, dans la commune de Livinhac-le-Haut, canton d'Aubin, arrondissement de Villefranche-de-Rouergue.

8. Flagnac, dans le canton de Decazeville, arrondissement de Villefranche-de-Rouergue.

9. Peut-être Marcillac-d'Aveyron, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Rodez.

10. Cassagnes-Gomtaulx, dans le canton de Rignac, arrondissement de Rodez.

et la composition du principal et commun de la paix du pays de Perigort, ainsi que vous verrez par nosdictes lettres que nostredit nepveu envoyé présentement par devers vous, pour sur ce avoir vostre expédition, consentement et ataclie. Et, pour ce que nostre plaisir est qu'il joysse du contenu en icelles, nous voulons, vous mandons et commandons expressément que à icelles noz lettres vous faictes et baillez vostredicte expédition et atache nonobstant que appréciation n'ait esté faicte de la vraye valeur et estimation du revenu desdictes villes, chasteaulx, chastellenies, terres et seigneuries dessusdictes ; et gardez bien qu'il n'y ait faulte, car autrement nous ne serions pas content de vous. Donné à Bonneavanture, le iiP jour

de septembre.

LOYS

De Mârle.

A noz amez et feaulx les gens de noz comptes à Paris.

Apportées le xix^ jour de septembre M GOCC Illl^^.

MDXVI.

A LA CHAMBRE DES COMPTES (v.).

Bonaventure-lès-Chinon, 4 septembre 1480.

Ordre de laisser partir Nicole Viole et Guillaume Du Bois, chargés par le roi de réprimer les abus commis par les officiers chargés de la levée des deniers pour le charroi de son artillerie. — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 6987, fol. 257.)

De par le roy.

Noz amez et féaux, nous avons commis et députez nostre amé et féal correcteur de noz comptes maistre

NicoUe Violle^ et maistre Guillaume Du Bois, procureur en la Chambre de nosdiz comptes, pour refformer les abus, pilleries, concussions et exactions indeues qu'on dit avoir esté commises et perpétrées par plusieurs esleus, leurs commis et autres noz officiers et commissaires, [sur les] habitans et communautez de villes, en mettant sus et levant les deniers du charroy de nostre artillerie du vivant du feu duc de Bourgoigne, dernier decedé, ainsi qu'il est plus à plain déclaré en noz lettres patentes contenant leur commission et pouvoir sur ce. Si faictes incontinent partir les dessusdiz pour aller besongner en ce que dit est, sans les détenir ne occuper en autres choses, et en ce ne faites faulte, car tel est nostre plaisir. Donné à Bonneaventure les Ghinon% le iiii^ jour de septembre.

LOYS

De Marle.

A noz amez et féaux conseillers les gens de noz comptes à Paris.

Appo7'tées le xxviij" septembre M GCCC LXXX.

1. « Noble homme et saige maistre NicoUe Violle, seigneur de Noiseau-en-Brye et d'Athis-sur-Orge, » d'après une vente faite par lui, le 6 janvier 1518, à Jean Champion, demeurant audit Athis, d'un demi-quartier de vigne. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 3026, doss. Viole 67038, n» 26.) Il avait été nommé conseiller et correcteur en la Chambre des comptes par lettres datées de Tours, le 22 mars 1479, à la place de PhiUppe le Besgue, nommé vice-président, et avait été reçu le 6 avril suivant. (Arch. nat., F 2300, fol. 523.) "" \

2. Le copiste de Legrand a écrit Ghaumont au lieu de Chinon, qui est la lecture établie et par l'itinéraire, et par des exemples assez nombreux de date de cette localité.

MDXVII.

AU COMTE DE ROMONT (v.).

Plessis-du-Parc, 24 septembre 1480.

Accusé de réception de sa lettre, remise par le sieur de Genton, et promesse faite devant lui, sous serment, d'observer la trêve conclue avec le duc et la duchesse d'Autriche. — (Orig. Arch. du département du Nord, B. Fonds des lettres missives, t. II, n» WO. Commun, par M. A. d'Herbomez.)

De par le roy.

Très chier et amé frère, nous avons receu les lettres que nous avez escriptes par le sire de Genton* et oy ce qu'il nous a dit de par vous, et, luy présent, avons jurée la trêve prise et accordée avec noz très chiers et très amez cousin et cousine les duc et duchesse d'Autriche, ainsi que par luy pourrez savoir. Si vous prions que le vueillez croire. Donné au Plessis du Parc lez Tours, le xxmi' jour de septembre.

LOYS

Berbisey. A nostre très chier et amé frère conte de Romont.

1, Ce seigneur de Genton (on trouve aussi son nom écrit Gento, lettre du 3 novembre 1480, n" MDXXXIII, p. 297, et Janto, lettre du 13 novembre 1480, n^ MDXLIII , p. 313) était de Savoie, comme le roi le dit lui-même dans cette dernière lettre, et au service du comte de Romont. M. de Foras {Armoriai et nobiliaire de r ancien duché de Savoie, II. Grenoble, 1878, in-fol., p. 240) mentionne un Amé de Gento, s"" de Troynex, marié à Louise de Crescherel, et qui vivait au xv^ siècle; mais il ne m'est pas possible d'affirmer que ce soit celui mentionné par Louis XI.

MDXVIIl.

AU CHAPITRE DE SAINT-LAUD d' ANGERS (d.).

Plessis-du-Parc, 25 septembre 1480.

Ordre de lui renvoyer les lettres de la trêve conclue avec Maximilien d'Autriche et dans laquelle est compris le duc de Bretagne. — (Publ. dans le Bulletin du Comité de la langue, de Vhisloire 'et des arts de la France, années 1852-53, t. I [Paris, 1854, in-8°], p. 382.)

^1688"% envoyez moy la lettre de la treuve du duc d'Autriche S laquelle je vou8 ay envoyée, et aussi en laquelle le duc de Bretaigne est comprins et signé. Je vous prie que, incontinent ces lettres veues, que vous la m'envoyez, car j'en ay nécessairement affaire. Et [à Dieu], Mess'*. Escript au Plessis du Parc, le xxv® jour de septembre.

LOYS

De Doyat.

A Mess" de Sainct Lo d'Angiers.

MDXIX.

AU CHAPITRE DE SAINT-LAUD d' ANGERS (d.).

Plessis-du-Parc, 26 septembre 1480.

Ordre de lui envoyer l'acte authentique par lequel le duc de Bretagne se reconnaissait compris dans la trêve conclue par le roi

1. « En ladicte année, ou mois d'aoust, » dit la Chronique scandaleuse, « fut faite trêve avec le duc en Autriche, pour sept mois, dont les truis mois dévoient estre marchans, les trois autres d'abstinence de guerre, et le septiesme mois de repentailles. » (Éd. de Mandrot, II, 99.) Cette trêve avait été négociée par le comte de Romont et le seigneur du Lude, et ratifiée par Maximilien et

avec le duc d'Autriche. — (Publ. dans le Bulletin du Comité de la langue, de l'histoire et des arts de la Finance, années 1852-53, t. I [Paris, 1854, in-8»], p. 382.)

De par le roy.

Chers et bien amez, nous vous avons jà pieçà envoyé ung instrument signé des notaires que les gens du duc d'Auteriche baillèrent à noz ambassadeurs estans de par nous à Franchise, par lequel le duc de Bretaigne se declaroit en la trêve qui est entre nous et le duc d'Auteriche^. Et, pour ce que promptement en avons à besongner en aucunes choses qui fort nous touchent, nous vous prions que incontinent veuillez envoyer le double dudit instrument, par l'un des chanoines de vostre église, à nostre amé et féal chancellier et autres noz commissaires estans à Ghinon ; et gardez qu'il n'y ait faulte. Donné au Plessis du Parc, le xxvi^ jour de septembre.

LOYS

Gilbert.

A noz chers et bien amez les doyen et chappitre de l'église de Saint Laou d'Angiers.

MDXX.

AUX SEIGNEURS DU BOUCHAGE ET DE SOLIERS (d.).

Plessis-du-Parc, 9 octobre 1480.

Impossibilité pour le roi de consentir à reconnaître la légitimité de la succession féminine, qui lui ferait perdre sa couronne,

Marie de Bourgogne le 2 septembre 1480. (Lenglet-Dufresnoy, Preuves des Mémoires de Commines, III, 589-595.)

1. Cf. la lettre précédente. La déclaration du duc de Bretagne, en date du 28 septembre 1480, a été publiée par D. Morice dans les Preuves de l'Histoire de Bretagne, III, 370.

sans laquelle reconnaissance les représentants de Maximilien prétendent ne pouvoir céder au roi Lille, Douai et Orchies. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2909, fol. 40.)

Mons"" du Bouchaige et Mons"" de Soulliers', je ii'ay oublié à vous dire que c'est que la demande qui font, c'est que une fille puisse hériter en l'apanaige et à leur terre, et, comme ilz disent qui n'oseroient consentir de nous baillez Lisle, Douay et Orchie- pour paur des Flamancs, nous avon beaucop plus à faire, ce nous consenlion que les filles héritassent, car je perdroye la couronne, et vendroit au royaulme de Navarre^, et puis à ung autre, que dit en vostre livre que eut

1. Palamède de Forbin,'dit le Grand, second fils de Jean Forbin et d'Isoarde Marin, s"" de Soliers, de Peyruys, de Puymichel, do PorqueroUes, Pierrefeur, et vicomte de Martigues, chevalier, d'abord conseiller et chambellan de Charles U d'Anjou, dernier comte de Provence, auquel il persuada de léguer son comté à Louis XL Celui-ci l'en récompensa en le nommant son conseiller et chambellan, puis, par lettres patentes du 19 décembre 1481, gouverneur général des comtés de Provence et de Forcalquier (Arch. nat., K72, n» 62^), et, par autres lettres du même jour, gouverneur de Dauphiné à la place du seigneur du Lude, décédé (Arch. de l'Isère, B 2904, fol. 401 v», et B 3238, fol. 5 v»). Il mourut en 1508, ayant testé le 13 avril 1469 et le 7 janvier 1475. Il avait épousé, par contrat du 28 janvier 1454, Jeanne de Gastillon, fille de Charles et de Madeleine de Quiqueran, et en avait eu trois fils et trois filles. (Anselme, VIII, 33.)

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