Guillaume Chauvin
2. Voy. au t. VII, p. 262, n" MCCLXXXVII, la lettre du 21 février 1479 relative à cette même affaire.
rie, la jouissance du doyenné de Carennac, dont il a été pourvu par le pape. — (Orig. Arch. nat., Xi^QSlS, fol. 12.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, le frère de François du Brueil, nostre escuier d'escuierie, à nostre faveur, a esté pourveu du doyenné de Carenat^ tant du pape que de l'ordinaire, et avons ordonnez connmissaires pour régir et gouverner, soubz nostre main, le temporel dudit doyenné, et pour ce aiez le fait dudit de Brueil pour recommandé en bonne justice; car nous sommes délibérez de luy garder son bon droit en ceste matière, et ne voulons pas qu'il y ait autres commissaires pour régir et gouverner le temporel dudit doyenné que ceulx que y avons commis, et en advertissez bien ceulx qui y en veullent mectre d'autres. Donné à Chasteau Landon, le iii'"^ jour de juing.
LOYS
BoiSY.
A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre court de parlement.
Recepte xv junii M° CCCC°LXXIXo.
\. Cf. sur la même affaire la lettre du 6 avril 1478 au vicaire de Gluny, t, VII, p. 17, n" MGXIII. Il s'agissait d'un conflit de compétence entre le parlement de Toulouse, dans le ressort duquel était situé le doyenné de Carennac, et le parlement de Paris, par lequel Jean du Breuil, conseiller à la Cour des aides, entendait faire juger son procès. Jean du Breuil avait obtenu du pape, sur la recommandation du roi, la collation dudit prieuré et en avait fait prendre possession par des commissaires, « ses propres frères et nepveuz, » au dire de son adversaire. Celui-ci, Jacques de Cbàteauneuf, invoquait aussi une provision apostolique et reprochait à son adversaire, outre sa nomination illégitime, l'occupation et les vexations et dilapidations des commissaires éta-
MGCGXXXVII.
AU PARLEMENT (v.).
Puiseaux, 6 juin 1479.
Ordre de vériBer et entériner les lettres d'érection de la châtellenie de Gléry en baronnie. — (Orig. Arch. nat., X** 9318, fol. 13.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, nous avons puis nagueres et de nostre propre mouvement créé et érigé en chasteilenie et baronnie nostre terre et seigneurie de Glery, ainsi que verrez par noz lettres pactentes en forme de chartre^ que vous avons nagueres fait présenter pour sur icelles avoir vostre expédition, consentement et attache. Et, pour ce que ne vouldrions pour riens estre frustrez de noz vouloir et entention, gardez comment que soit, que incontinent et à toute dilligence vous vérifiiez et entérinez nosdictes lectres de point en point selon leur forme et teneur, en façon que ladicte création et érection en chastellenie et baronnie de nostredicte terre et seigneurie de Glery ait lieu, et qu'il n'y ait point de faulte; car autrement nous ne serions jamais contens de vous. Donné à Puyseaulx, le vi"® jour de juing.
LOYS
Picot.
blis audit prieuré. (Arch. nat., X1a4820, fol. 199, 200 v*» et 251; XIA1488, fol. 274 v«; X»a 4822, fol. 218 v°, 372-375, 379-380, 387 V0.389; Xia 1489, fol. 264 v» et 284; XIa 4823, fol. 121, 251 v»; XI A 4821, fol. 41.)
1. En date du Plessis-du-Parc, au mois de novembre 1477. (Arch. nat., XIa 8607, fol. 189.)
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement à Paris.
Recelée xxviij junii M° CCCC° LXXIX°.
MCCGXXXVIII.
AU PARLEMENT (v.).
Puiseaux, 11 juin 1479.
Refus de rétablir dans leurs offices Guillaume Leduc, Etienne Du Boys et Guillaume Gougnon, coupables d'indulgence à l'égard du feu duc de Nemours. — (Orig. Arch. nat., Xi^ 9318, fol. 14.)
Mess''% j'ay receu voz lettres par lesquelles desirez que je remecte aux offices que souloient avoir en parlement maistres Guillaume Leduc\ Estienne Du Boys^ et Guillaume Gougnon "^ Et je vous respons que la cause pour quoy ilz ont perdu leurs offices, se
1. Guillaume Le Duc avait été nommé conseiller au Parlement entre 1462 et 1469, d'après le Catalogue des conseillers au Parlement de Paris, de Blanchard. Il avait été nommé commissaire dans le procès du duc de Nemours par lettres données à Auberviilierslès-Paris, le 27 janvier 1477. (Ms. du procès, bibl. de Sainte-Geneviève, ms. 2000, fol. 403 v.)
2. Etienne Du Boys, nommé aussi conseiller pendant la même période que Guillaume Le Duc, était devenu juge du duc de Nemours, quand le^roi s'était décidé à accepter la juridiction du Parlement, les 29 janvier-3 février 1477.
3. « Noble homme et saige maistre Guillaume Gougnon, licencié en loix, conseiller du roy en sa court de Parlement, » mentionné comme mari, mais absent, de « damoyselle Jehanne de Surgy, » dans le testament fait le 23 mai 1482 par « Anthoine Gougnon, escuyer, seigneur des Gloix, maistre d'hostel du roy, et son esleu sur le fait de la justice des aides ordonnez pour la guerre, et damoiselle Katherine Cottereau, sa femme... » (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1368. Doss. Gougnon 30960, no* 16 et 17.)
a esté pour vouloir garder que le duc de Nemoux ne feust pugny de crime de leze majesté, pour ce qu'il me vouloit taire mourir et destruire la saincte couronne de France, et en ont voulu faire cas civil et pugnition civille. Et pensoys que, veu que vous estes subgetz de ladicte couronne et y devez vostre loyaulté, que vous ne voulsissiez approuver qu'on deust faire si bon marché de ma peau. Et, pour ce que je voy par voz lettres que si faites, je cognois clerement qu'il y en a encores qui vouientiers seroient machineurs contre ma personne; et, afin d'eulx garentir de la pugnition, ilz veulent abolir l'orrible peine qui y est. Par quoy sera bon que je mette remède à deux choses, la première expurger la court de telz gens, la seconde faire tenir le statud que jà une foiz j'en ay fait, que nul juge ne puisse alléguer* les peines de crime de leze majesté. Escript à Puiseaux, le xr jour de juing.
LOYS
Le MA.RESCHAL.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement.
Recepte xiiij^^ junii M° CCCG^ LXXIX".
MGGGXXXIX.
A l'évêque d'albi (V.).
Puiseaux, H juin 1479.
Ordre douné à BerLraud de Brosse et avis à Brande de Gastillon, ambassadeur du duc et de la duchesse de Milan, d'aller le trou-
\. Sic pour « alléger. »
ver; prière de négocier une trêve entre lesdits duc et duchesse et les Suisses et de venir lui en rendre compte, « quant je seray par delà. » — (Orig. Arch. de M. Mazens, notaire à Lasgraisses. Publ. dans les Mém. de la Soc. archéol. du midi de la France, XII, 61.)
Mons" d'Alby, j'ai mandé Mons"" Bertrand de Brosse venir par devers vous, et présentement vous envoy Mons"" Brande de Gastillon\ ambassadeur de la duchesse et du duc de Milan. Je vous prie que pregniez peine d'apointer les différents avecques les Suisses, et, entretant, pouvez pourchasser de faire aucunes tresves entre eulx, et quant je seray par delà vous m'en rapporterez le tout et direz en oultre ce que je en devray faire, car je désire fort la paix et bon appointement, et à Dieu. Escript à Puiseaux en Gastinois, le xi^jour de juin.
LOYS
De la Mamouse.
MCCCXL.
A l'évêque d'albi (v.).
Saint-Gyr près Troyes, 12 juin 1479.
Prière de remercier « MM. des Ligues » du bon avertissement qu'ils lui ont donné et de les prévenir que son intention est de les payer, quoiqu'il n'y soit pas obligé, à deux conditions : qu'ils lui donnent du temps pour cela, et qu'ils ne fournissent aucun secours à ses ennemis à Joux. — (Copie faite de l'original des archives de M. Mazens, notaire à Lasgraïsses, et commun, par M. Jolibois, archiviste du Tarn.)
Mons"^ d'Alby, je vous prie que, incontinant ces
1. Branda de Castillon, évêque de Côme de l'année 1466 au 16 juillet 1487. (Ughelli, Italia sacra (Venise, 1770, in-fol.), V,
lettres veues, vous envoyez à ceux des Ligues qui vous ont escript que je les remercie de leur bon advertissement, et que, comme ilz sçavent, que je ne suis pas obligé au paiement (et l'a voit fait Mons' Adrien^ comme moy), mais toutes voyes je suis délibéré, pour
313.) Il fut envoyé par le duc de Milan au duc de Bourgogne, à son camp de Granson, en 1476. (Gingins La Sarra, Dépêches des ambassadeurs milanais sur les campagnes de Charles le Hardi..., II, m, note 4.) L'ambassadeur milanais Charles Visconti, dans une lettre au duc et à la duchesse de Milan du 20 juin 1479, le cite également comme un des négociateurs envoyés auprès de Louis XI pour la conclusion de la paix entre le gouvernement milanais et les Suisses. (Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philippe de Commines, I, 265.)
1. Adrien de Bubenberg, fils de Henri, chevalier, seigneur de Spiez, Strattlingen, Wattenweil, servit d'abord Louis, duc de Bavière, le comte de Veldenz et l'évêque de Strasbourg; il fut landvogt de Lenzbourg en 1460, membre du conseil de Berne, puis avoyer en 1468 ; accrédité par les Bernois auprès du duc de Bourgogne, il se montra hostile à l'alliance française, tout en signalant les abus de pouvoir de Pierre de Hagenbach, chargé d'administrer les villes d'Alsace engagées par Sigismond, duc d'Autriche, au duc de Bourgogne, par le traité de Saint-Omer, en mai 1469. Envoyé en Savoie en 1471, il fut, le 5 septembre de cette année, l'un des médiateurs des traités conclus les 8 août et 5 septembre, à la Pérouse et à Chambéry, entre le duc Amédée IX et Yolande de France, d'une part, le comte de Romont, le seigneur de Bresse, ses frères et les seigneurs savoyards révoltés, de l'autre. Quand les hostilités eurent éclaté avec la Bourgogne, malgré l'opposition faite par lui à la diète de Lucerne le 3 août 1474, il fut chargé de la défense de Morat, dont il s'acquitta de manière à laisser aux Suisses le temps de venir aux secours de cette place et de battre les assiégeants. Il fut dans l'automne de 1476 envoyé en ambassade auprès de Louis XI (Amtliche sammlung der eidgenossischen abschiede, II, 615), qui essaya de le gagner par ses libéralités; il mourut en 1479. (Leu, Allgemeines helvetisches eydgenossisches oder schweizerisches lexicon (Zurich, 1750, in-4"), IV, 385-387, et de Mandrot, Relations de Charles VU et de Louis XI avec les Suisses, passim.)
l'amour d'eulx, de les payer, et que je leur requier deux choses : l'une, qu'ilz me donnent terme raisonnable, et, avec plaisir de Dieu, il n'y aura point de faulte, et faites nommer la somme de chascun paiement, et combien l'on paiera à chascune foix, et ne debatez pas avecques eulx, se non ainsi qu'ilz voudront; la seconde requeste, qu'ilz ne donnent point de faveur à noz ennemis à Jou, ne autres places qu'ilz voudront tenir contre moy. Et à Dieu Mons"^ d'Alby, mon amy, Escript à Saint Gyr près Troyes^ le xif jour de juin.
LOYS
Le Mareschal.
MCCGXLI.
AU PARLEMENT (v.).
Milly, 14 juin 1479.
Ordre de délivrer aux commissaires chargés d'un procès de faux entre le prieur et curé de Gien d'une part, et les habitants dudit heu d'autre, les procédures faites autrefois à ce sujet au Parlement. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 15.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, pour ce que la cause et matière
de certain crime de faulx fait et commis en ung con-
tract et appoinctement passé entre le prieur et curé
de Giein, d'une part, et les habitans dudit lieu, d'autre,
a esté et est commise à aucuns conseilliers de nos-
tredicte court, pour laquelle matière actaindre est
1. Probablement Sainte-Sire, hameau de la commune de Rilly- Sainte-Syre, canton de Méry-sur-Seine, arrondissement d'Arcissur-Aube (Aube).
bcsoing ausdiz commissaires recouvrer aucun procès et procédures autresfois faiz en icelle matière en nostredicte court, nous vous mandons et expressément enjoignons, que incontinant et sans delay, vous faictes bailler et délivrer à iceulx commissaires tous procès, actes, minuctes et procédures iaictes en icelle court touchant ladicte matière; et gardez qu'il n'y ait point de faulte, et que, en difficulté de ce faire, la matière que desirons fort estre actaincte et avérée, tant pour le bien de justice que pour aucunes causes qui à ce nous meuvent, eust à estre retardée. Donné à Miliy ^ le xiiii^ jour de juing.
LOYS
Picot.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement à Paris.
Recepte ix julii M" GCCGo LXXIX^.
MGGGXLII.
A FRANÇOIS DE GENAS (v.).
Saint-Denis, 16 juin 1479.
Ordre de donner assignation sur les finances de Languedoc de la somme de 15,000 1. t. promise au roi de Sicile. — (Orig. Arch. du ctiàteau de Gabrières. Publ. par M. le comte de Balincourt dans la Revue du Midi (année 1887), p. 330.)
Mons'^ le gênerai, comme il vous est peu apparoir par mes cedulles sur ce expédiées, je vous ay mandé appoincter mon honcle le roy de Sicile, de la
1. Chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Étampes (Seineet-Oise).
somme de xv" 1. t. sur les finances de mon pays de Languedoc de ceste présente année, c'est assavoir x" 1. pour sa pension de ceste dicte année, et v" 1. qui luy furent retranchées de sadicte pension l'année dernière passée, ce dont n'avés riens fait, jaçoit ce que mondit honcle ait envoyé devers vous. Et pour ce que je veux qu'il en soit payé selon le contenu desdictes cedulles et en boime demeure, vous en baillés à ses gens qu'il envoyera devers vous pour ceste cause si bonne assignation et lettres d'estat sur les receveurs, grenetiers et fermiers, où ladicte somme luy sera par vous appoinctée, qu'ilz en soyent contents, et que les termes escheus tant pour le passé que pour l'advenir, il en puisse estre entièrement payé sans plus y délayer, et qu'il n'y ait point de faulte, à ce que mondit honcle n'ait cause de plus en renvoyer par devers moy, auquel cas n'en serois content, car je l'ay promis. Escript à Saint Denis, le xvi® jour de juin, l'an mil GGGG soixante et dix neuf.
LOYS
Picot.
A nostre amé et féal conseiller et gênerai de noz finances au pays de Languedoc, Françoys de Gênas.
MGGGXLUL
A FRANÇOIS DE GENAS (v.).
Vinceanes, 17 juin 1479.
Nouvel ordre du roi d'assigner sur les finances de Languedoc la somme de 16,000 1. t. au roi de Sicile. — (Orig. Arch. du château de Cabrières. Publ. par M. le comte de Balincourt dans la Revue du Midi (année 1887), p. 330.)
Mons"^ le gênerai et vous, thresorier, les gens
du roy de Sicille sont venus devers inoy et m'ont dit (ju'ilz se sont tirez devers vous pour avoir l'assignacion de x" I. t. pour la pension de leur maistre de ceste présente année, et de vi" 1. t. pour le retranchement qui en fut fait l'année passée, et que leur avés respondu que ladicte somme n'estoit pas couchée en vostre estât, dont je suis fort esmerveillé, et ne crois pas que vous ayés esté si mal advisé que leur ayés fait ladicte response. Vous pouvés bien entendre les grandes affaires que j'ay de présent pour le fait de ma guerre, outre qu'il me faut ayder de tout l'argent que je pourray tirer tant en Languedoc que ailleurs, et aussy me faut entretenir ledit roy de Sicille et plusieurs autres seigneurs, ce que je ne puis faire bonnement sans faire courir et passer le temps jusques au commencement de l'année advenir. Et pour ce, faictes assigner ledit roy de Sicille, tellement qu'il soit content, et le faictes payer le plus tost que pourrés de ce qui est couché en vostre estât, et du reste il l'aura sur l'année qui commencera le premier jour de septembre venant. Je sçay, quant vous voudrés, que vous l'entretiendrés et contenterés bien, et, en ce faisant, me fairés plaisir, et, si vous ne le faictes, je ne serai pas content, ny n'auray cause de l'estre. Pour ce, faictes y un mandement, que ces gens ne retournent plus devers moy pour ceste cause. Escript au bois de Vincennes, le xvii^ juin.
LOYS
Picot.
A noz amez et feaulx conseillers le gênerai et le thresorier de noz finances en nostre pays de Languedoc.
MGCGXLIV.
AU PARLEMENT (v.)-
Coulommiers, 19 juin 1479.
Ordre de faire bon accueil au prince de Tarente, qui se rend à Paris. — (Orig. Arcli. nat., X1a9318, fol. 16.)
Noz amez et feaulx, nous envoyons présentement nostre très cher et très amé nepveu le prince de Tarente' en nostre ville de Paris pour la veoir et visiter, et pour ce nous vous prions que, incontinant que saurez sa venue, vous vous assemblez et icelui recevez le plus honnestement que faire ce pourra, et luy faictes autant de honneur que vous feriez à moy, si le cas advenoit, et à Dieu. Escript à Coulommiers en Brye~, le xix° jour de juing.
LOYS
J. DE DOYAT.
A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre court de parlement.
Recepte xxj junii M° CCCC<^ LXXIX°.
MGGGXLV.
AU CHANCELIER (v.).
Provins, 22 juin 1479.
Ordre de venir le trouver et d'amener avec lui Guillaume de Gerisay. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 17.)
Mons"" le chancelier, incontinant ces lectres veues,
1. Frédéric, second fils de Ferdinand d'Aragon, roi de Naples.