Aymar de Poitiers
chose ceste année de la pension de madame ma tante vostre mère, ne de la vostre. Et à Dieu, mon filz. Escript aux Forges, le xx® jour de novembre.
LOYS
Berbisey.
A nostre très cher et très amé filz le duc d'Orléans.
La réception de la lettre ci-dessus est mentionnée dans les termes suivants au registre KK902, fol. 1, de la Chambre des comptes du duché d'Orléans : « Le xxvii« jour de novembre GCGG IIII" furent apportées en ladicte Chambre unes lettres missibles du roy, nostre seigneur, dont la teneur s'ensuit »
MDXLVII.
AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).
Les Forges, 20 novembre 1480.
Prière au seigneur du Bouchage de faire en sorte que le seigneur de Soliers « aille de par delà, » comme l'homme le plus agréable aux ambassadeurs de Maximilien, et le plus capable « de gaigner quelc'un qui nous fasse service en ces matières; » prière de lui procurer des lévriers, et promesse d'argent comme récompense. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. "2905, fol. 6.)
Mons"^ du Boschaige, je vous prie que vous trovez fasson que Mons" de Soliers aille de par delà; car il me semble que c'est le chemain qui vault le mieulx pour noz besongnes, car il n'est pas homme à qui ilz fissent desplaisir; et par avanture, à son voyage, il poura gaigner quelc'un qui nous fera quelque service en noz matières.
Mettez la plus grant peine que vous pourrés à avoir des levrierez, et je vous donneray la chose que vous amez le mieulx, que est argent. Et à Dieu, Mons' du
Boschaige. Escript aux Forges, le xx® jour de novembre.
Au moins saurons la vérité des mensonges de Mons"" de Genton.
LOYS
De Doyat.
A nostre amé et féal conseiller et chambellan le sire du Bouchaige.
MDXLVIII.
AUX habitants d' ANGERS (d.).
Bonaventure, 29 novembre 1480.
Ordre de célébrer des fêtes en l'honneur de la levée du siège de Rhodes par les Turcs. — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 22450, fol. 143 v°. Publ. par M. Marchegay, Notices et pièces historiques sur l'Anjou, l'Aunis et la Saintonge [Angers et Niort, 1872, in-8o], p. 102.)
Ghers et bien amez, pour ce que avons eu certaines nouvelles que, moyennant la grâce de Dieu nostre créateur, de la benoiste vierge Marie, et de monseigneur Saint Jehan, le siège qui avoit esté mys davant la cité de Roddes par le Turc, cruel ennemy de la foy très chrestienne, a esté levé, et que, durant iceluy siège, ont esté tuez et occys de x à xii mille Turcs par les chevaliers de l'ordre dudit Mons"^ Saint Jehan, estans assiégez en ladicte cité de Roddes, qui n'estoient en nombre que de v mille et v" gens de fait, lesquelz Turcs, après plusieurs assaulx donnez à icelle cité, honteusement s'en sont levez et fouis en la Turquie, qui est une chouse miraculeuse, car, ainsi que avons esté acertenez, y avoit desdiz Turcs audit siège de lx
à un" mil des meilleurs combatans que ledit Turc et tirant eust, avecques grant artillerie, dont avoient bastu jusques à la terre une grant partie de la muraille d'icelle cité : de laquelle chouse nous et tous bons chrestiens devons estre moult joyeulx et en rendre grâces et loenges à Dieu nostre créateur et à sa benoiste mère; si vous advertissons desdictes nouvelles, en vous priant et neantmoins mandant que lesdictes choses ainsi advenues comme dit est, veillez en prédication publier au peuple, et en faire feuz de joye, processions solennelles, sonner cloches et chanter loanges à Dieu, acostumées à faire en saincte église pour telles grandes et miraculeuses nouvelles. Donné à Bonneavanture, le xxix® jour de novembre.
LOYS
Charpentier.
A noz chers et bien amez les gens d'église, maire et bourgeois, manans et habitans de nostre ville et cité d'Angiers.
MDXLIX.
AU SEIGNEUR DU PLESSIS (d.).
Bonaveuture, 30 novembre 1480.
Ordre de bien traiter la sénécbale d'Anjou, sa nièce, qui est grosse et qu'il lui envoie, et de la loger près de la reine. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 6602, fol. 59, et Copie, Ms. fr. 20427, fol. 63.)
Mons"^ du Plessys, je vous envoyé ma niepce la seneschalle d'Anjou \ laquelle est grosse, ainsi que