‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Périer et de Jacqueline, soeurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 50 sur 97 · SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

SÉRÉNADE

Bannissez le sommeil, belle et chaste Clarice, Ouvrez, ouvrez les yeux et ne permettez pas

Que l'on reproche à vos appas De joindre à leur pouvoir cet excès d'injustice Qu'au temps où vos rigueurs me forcent de veiller,

Vous puissiez sommeiller.

Prenez part aux douleurs dont mon âme est atteinte ; Écoutez mes soupirs, et voyez ma langueur.

Si vous me refusez le cœur, Au moins prêtez l'oreille aux accents de ma plainte. Et puisque vos rigueurs me forcent de veiller, Cessez de sommeiller.

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