‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 46 sur 105 · A MADAME LA DUCHESSE D^ÉGUILLON · texte numérisé non relu

A MADAME LA DUCHESSE D^ÉGUILLON

flOlflTET.

Toi, divin Apollon, de qui Tart admirable

Passe l'esprit humain, donne-moi ton savoir

Pour louer des vertus qu'on ne peut concevoir :

Cette duchesse enfin qu*on voit incomparable.

Mais j'ai beau t'invoquer, tu m'es inexorable,

Et m'ôtes l'espérance ainsi que le pouvoir

De jamais satisfaire à ce juste devoir

Qui ferait que mon heur n'aurait point de semblable.

Hais non, sage Apollon, je ne te blâme plus

De rendre mon travail et mes vœux superflus,

En ne m'accordant pas cette faveur extrême.

Je reconnais ma faute, et je vois à présent

Que tu n'es pas injuste en me le refusant,

Puisque c'est un pouvoir que tu n'as pas toi-même.

(JaDvierl«40.)

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