‹ Lettres Persanes de Montesquieu precedees de Son ElogeChapitre 50 sur 152 · I.BTTR1U PERSAIÏES · texte numérisé non relu

I.BTTR1U PERSAIÏES

î 1.4 LETTRES PERSAITES.

parle plus* haut que les autres j et se sait si bon gré d?Alre au mohlle^XIl'elt.uii homme à botineê^ fortunes > tM r4pbtidit*il. A ccs9 mot», des^ geM en* tinrent y d'aiàlMs ^orthreiity oà se leva, quélqû'iih ^fktiÊL pârWà itKHi'geiftilhommey et je i*eiMai aùsi^l j^tt «inâiniit qu'aiipai'sréiit. I^is , tin moment ;q>rè8 , je ue Mis par ^fel h»ârd ce jeune homme sfe^^crta auprès de knoi; tet mVid^sant la parole: li* feft lK^tt>; Yi0ttdrièz«- Vous y nlénsieùh, &ire uH tdur^danè le parterre^ Je lui répondis' le* plus civilement qu'il^ne fut possible \ et nous sortîmes eftsetii^le. Je i^tiis venu à la caihpagnfe, me dit-il^ p0uf'fairé pldiftiiSà'la maîtresse de la iftaison, avec taqiitUe je ne suis pas mal. y a bien ceHàiiié iemme dâ^s lé monde qui iie sera pas de bomië hunfetlr; tiistis «{uV feit'e ? Je vdi& les plus jolies femUàesdé pstriâ ; tiiais je' ne me -fiacè pas à une, et ]e letir èli demie bien â garder : <:*•, ëûtfe* vous et

moi y je tie vaut pd» grancl'cbo;se. Appàrenittiënt , mdttsîéur, Itiî cÈs^je-, qhe vousavez quelque charge ou qxielque emplor qui vous empêche d*étre pî^ assidu auprès d'eUesPNcMiy monsieur, je tfaiÔ'^uti*e emploi que de faire etarager un mari où désespérer nii jpèrè ; j'aime à alarmer Xnie femUie qui croit 4ne teâji?, et la n^tli-e à deux dbigC^dip^a perte. ^Mâ sommes qaidques jeunes gehs' qiii partageotis âini^i tout Paris, et l'intéressons à noô tK^biiîdres démarches. A ce que je compr^tids, lui dis- je, vous

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faites plus de bruit que le guerrier le plus valeureux, et vous êtes plus considéré qu'un grave magistrat. Si vous étiez en Perse > vous ne jouiriez pas de tous ces avantages ; vous deviendriez plus propre à garder nos dames qu'à leur plaire. Le feu me monta au visage; et je crois que, pour peu que j'eusse parlé, je n'aurois pu m'empêcher de le bjcusquer.

Qup 4i^tu d'Un pays où Ton tolère de' pareilles ^nSf é.t pu l'on laisse vivre un homâae qui fait un tel métier ; où rûifidéûté, la trahison, le rajM: , la perfidie et . l'injustice coiiduisent à la coxieidération ; oùi'oB estime un honpimeparee qu'il ôte une fille à son père^ une f<Knme à spn* mari^ et trouble l6&S9<;iété$;l€s plus^jp^^^tle^pl^s saintes ?Heureu:^ les enfafils» d'Hali , qui «défendent leur&. famî)l^dp«l!o|i[prot>re et de la séduction? La lumière du jour n^e^ pas pkis. pure. que le feu qu^ brûle dan^ le op&SLV .de. i^s femmes : nos filles ne pensent qu'eu tremblant au jour qui doit les priver de çettQ^v^rtu cgfii les rend semblables aux angçs et aux pùjjsfi^miçes incorporelles. ï^rre natale et chérie, «ur. qj^ile soleil jette ses premiers regards^ tu n'es point $auiUéQ,pat* les crinçies horribles cf/gi obUgent>cet.ast]:e à se cacher dès qu'il p^troît dans le Aoir Qdçident!

; De Paids, te 4 <lc ^'^ luae de Ralimazan , 1713.

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