Cf. Locke, III, X, 2 ; t. III, p. 219, etc
3. Cf. Locke, IV, IV, 13 (t. IV, p. 15), et Montaigne (I, 43) : M Plutarque dit qu'il ne trouve point si grande distance de bête à bête que d'homme à homme. » Ce que Rochester dans sa satire « Against man », au dernier vers, traduit ainsi (Ed. 1731, t. I, p. 9):
Man differs more from man than man from boast.
4 . Voltaire plus tard se ralliera à cette politique et vantera l'utilité sociale de la croyance à l'immortalité (cf. XXVIIT,
243) , il parlera alors moins dédaigneusement des Egyptiens (XXVIII, 149). Toland, Lettres philosophiques (à Serena), trad. Naigeon, 1768, p. 66 : « Ces mêmes Egyptiens furent parmi les païens les premiers qui enseignèrent le dogme de l'immortalité de l'âme. » Voltaire avait pu lire l'original anglais.
5. Voltaire reprendra cette idée plus tard dans Micromegas (ch. II). — Fontenelle (Pluralité des Mondes, 3e soir, éd. 1790, t. II, p. 84J : « Peut-être même y a-t-il effectivement un grand
nombre de sens naturels ; mais dans le partage que nous avons fait avec les habitantsdes autres planètes, il ne nousenest échu que cinq, dont nous nous contentons, faute d'en connaître d'autres. »
6. S. Matthieu, m, 9. — Cf. Locke, t. IV, p. 329-330, note de Geste.
7. Souvenir sans doute de Bayle (Œuv. div., III, 762) : .« La plupart du monde chrétien n'est-elle pas persuadée de la présence réelle, malgré les objections insolubles qu'il pleut à verse sur ce dogme ? N'a-t-il pas fallu en faveur de cette doctrine condamner de fausseté les axiomes les plus évidents de la Physique? ... Vous est-il possible de concilier avec toutes les maximes des philosophes le mystère de la Trinité et celui de l'Incarnation du Verbe éternel ? »
8. Suggéré par Pascal (Provinciales, XVIII), ou par Bayle (Dict. crit., art. Virgile évêque, et n. A). Mais ni dans l'une ni dans l'autre de ces sources il n'est question des conciles et de saint Augustin. Furetière au mot Antipode signale les ridicules plaisanteries de saint Augustin.