XXV. Lettre sur les Pensées de Pascal
Fin de la Table.
21. ^4^, ?/, j7', jçf sur rinfîny de la Géométrie et sur h Chronologie de M. Newton. — 27. ^4', jj, ^j', ^9 Sur M. Pope {rien de plus).
31. J4% ^j. 57', jj>''Sur la Société Royale et [sur les Ac.J. — 32. ^./, jîj> i7"> i9 Lettre ((/««s ^4' cl }y', pas de numéro d'onlic ; dans les deux autres Lettre XXV) Sur l'incendie de la ville d'Altena — ^4", jy^ font des Remarques sur Pascal la 2^' /., et de la lettre sur Aliéna la 26', tandis que J7^ et ^9 mettent celle-ci aiuint l'autre. Dans }j' même, Li table alphabétique des principales matières et la table des lettres prennent place entre la lettre sur Aliéna et les Remarques sur Pascal qui sont ajoutées sans pagination. Ces particularités de disj'osition dénotent les origines différentes des textes : ^4°, ^7'' complètent le texte de Jore (;./, j./'' et ^4^) par la lettre sur Aliéna, et ^7% ^9 ajoutent les Remarques sur Pascal au texte de Thieriot (j^^*, ^j), qui ne les avait pas.
PREMIÈRE LETTRE [i]
Sur les Quakers ' .
J'ay cru que la doctrine et l'histoire d'un Peuple si extraordinaire, méritoient la curiosité d'un homme rai- 5 sonnable ^. Pour m'en instruire j'allai trouver un des plus célèbres Quakers d'Angleterre, qui après avoir été trente ans dans le Commerce', avoit sçu mettre des bornes à sa fortune & à ses désirs, & s'étoit retiré dans une campagne auprès de Londres. Je fus le cher- 10 cher 4 dans sa retraite ; c'était une maison petite, mais bien bâtie, pleine de propreté 5 sans orne | ment. Le Qua- [2] ker étoit un vieillard frais qui n'avoit jamais eu de maladie, parce qu'il n'avoit jamais connu les passions ni l'intempérance ^ : je n'ai point vu en ma vie d'air plus
Ligne 2. ^ç^-jj De la religion des Quakers. K, Did. phil., art. Quakers Qa section I est composée de cette lettre et de la suivante). ^4^, ^4', ^7 écrivent partout Quaquers. — A' met en note : « Cet article et la plupart de ceux qui traitent de la philosophie ou de la littérature anglaise parurent vers l'année 1727, lorsque l'auteur revint d'Angleterre. On sait combien ces ouvrages firent alors de bruit sous le titre de Lettres philosophiques. » Et kVErrata (t. LXX, p. 502) : « Elles avaient été en effet adressées à M. Thiriot en anglais, pendant le séjour de M. de Voltaire en Angleterre. » — 4. J94-A' [aussi extraordinaire] que les Quakers, — 9. S4^-K J'allay Cette leçon ne serait-elle pas une correction de Thieriot, puisque Voltaire qui a revu les épreuves de Jore a laissé Je fus ? Cf. le commentaire, n. 4.
II. Texte de toutes les éditions séparées {^4-^9). }9^-K [bâtie] et ornée de sa seule propreté — 12. {Note de V.) }9^-K II s'appelloit André Pii7, et tout cela est exactement vrai, à quelques circonstances près. André Pit écrivit depuis à l'Auteur pour se plaindre de ce qu'on avoit ajouté un peu à la vérité, et l'assura que Dieu étoit offensé de ce qu'on avoit plaisanté les (42, ^s"" ses) Quakers.
Lett.phil. I. I
15 noble ni plus engageant que le sien. Il ctoit vêtu comme tous ceux de sa Religion, d'un habit sans plis dans les côtés, & sans boutons sur les poches ni sur les manches, & portoit un grand chapeau à bords rabatus comme nos Ecclésiastiques^ ; il me reçut avec son chapeau sur la
20 tête, & s'avança vers moi sans faire la moindre inclination de corps 9 ; mais il y avoit plus de politesse dans l'air ouvert & humain de son visage, qu'il n'y en a dans l'usage de tirer une jambe derrière l'autre '°, & de porter à la main ce qui est fait pour couvrir la tête". « Ami, | [3]
25 me dit-il, je voi que tu es un étranger, si je puis t'être de quelque utilité, tu n'as qu'à parler. — Monsieur, lui dis-je, en me courbant le corps et en glissant un pied vers lui, selon notre coutume, je me flatte que ma juste curiosité ne vous déplaira pas, & que vous voudrez bien me
30 faire l'honneur de m'instruire de votre Religion. — Les gens de ton pais, me répondit-il, font trop de complimens & de révérences ; mais je n'en ai encore vu aucun qui ait eu la même curiosité que toi. Entre, & dînons d'abord ensemble. » Je fis encore quelques mauvais coni-
35 plimens, parce qu'on ne se défait pas de ses habitudes tout d'un coup, & après un repas sain et frugal qui commença & qui finit par une prière à Dieu, | je me mis à [4] interroger mon homme. Je débutai par la question que de bons Catholiques ont fait plus d'une fois aux Hugue-
40 nots. « Mon cher Monsieur, lui dis-je, êtes-vous baptisé ? — Non, me répondit le Quaker, & mes Confrères ne le sont point. — Comment morbleu, repris-je, vous n'êtes donc pas Chrétiens'- ? — Mon fils, repartitil d'un ton doux, ne jure point, nous sommes Chré-