‹ Lettres philosophiques. Éd. critique avec une introd. et un commentaireChapitre 6 sur 126 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

■>ont des bévues ou des corrections d'imprimeur. Une seule édition a donc autorité, celle qui est l'original du groupe, c'est-àdire l'édition rouennaise de Jore. Reste à la reconnaître.

Beuchot et Bengesco l'ont reconnue dans l'édition publiée sous la rubrique « à Amsterdam, chez E. Lucas, au Livre d'or », 1734, in-i2, 387 pages '. On peut soutenir leurs preuves de quelques indices.

L'hésitation n'est permise qu'entre l'édition in-12, en 3<S7 pages où le mot Fin se lit avant les Remarques sur Pascal, et l'édition in-8° en 124 — S^ p-, où les Renuirques sont paginées à part. Ce point acquis, l'édition en 387 p. donne avec l'édition de Basle (Londres) dans la lettre I, lig. 95 : « Il ne faut point 5'flZ'w/- de dire... » L'édition en 124 p. porte : « Il ne faut pas dire... » L'édition en 387 p. et l'édition de Basle (Londres) donnent dans la lettre IV, lig. 151 : « dou-^e mille pièces d'or », que l'éd. en 124 p. remplace par 1200. L'édition en 587 p. et l'édition de Basle (Londres) donnent (1. VIII, ''g- 73)- " L'idole du pouvoir despotique », l'édition en 124 p. porte : « l'idole despotique ».

On peut se souvenir aussi que Voltaire fit faire des cartons au texte de Jore % et qu'il indiquait en particulier com.me en exigeant un certaine phrase de la lettre XII (lig. 35-36). Or précisément les pages 107-108 de l'édition en 387 pages qui contiennent cette phrase, sont cartonnées, ainsi que les pages 251-232, 233-234, 247-248, 253-254 et 271-272. L'édition en 124 -f 56 (57) pages, au contraire, n'a pas de cartons. C'en estasse?, pour montrer que l'édition en 587 pages est l'original, contenant les leçons primitives de l'auteur.

Elle donne le texte qui fut revu sur épreuves par Voltaire : c'est celui-là que je réimprime.

I. Bengesco.t. II,p. 16-17 ; Beuchot, d.ms Moland.t. XXII, pp. 7^-82. • 2. Lettre à Cidcville, 3 juillet 1733 ; t. X.X.XIIl, p. 256.

INTRODUCTION XUl

Je nie suis proposa de donner les variantes des éditions ultcrieures de façon qu'on pût suivre le développement et les modifications du texte. Je n'ai point fait un dépouillement complet de toutes les éditions : il eût noyé les changements intéressants dans une multitude de variantes insignifiantes, mais surtout les corrections authentiques dans une multitude d'altérations sans autorité. Un bon nombre, eu eff"et, des réimpressions du texte se sont faites sans la participation de Voltaire ; et les variantes qu'elles off'rent sont des négligences ou des retouches des éditeurs. Or il n'y a que les changements faits par Voltaire, voulus par lui, qui ont de l'intérêt.

Voilà donc écartées toutes les contrefaçons de 1734. Je ne retiens que l'édition de Thieriot (Basle-Londres) avec celle de Jore (387 p.) : elles fournissent les origines des deux traditions du texte.

De 1735 à 1739, aucune des éditions séparées que signale Bengesco ', ne porte trace d'une correction d'auteur. Les éditions de Londres et d'Amsterdam-Desbordes ^ reproduisent le texte de Thieriot ; celles de Rouen sont des copies de Jore. On pourrait les éliminer. Je retiens pourtant les deux éditions de Desbordes 1735 et 1739 comme ayant principalement assuré la transmission du texte qui servit de base à la vulgate.

En 1738-39 l'édition des Œuvres de M. de Voltaire, Amsterdam , Et. Ledet et C's, 4 vol. in-S", inaugure le morcellement et la dissémination des Lettres anglaises. Que faut-il garder, pour notre travail, des 60 éditions d'Œuvres complètes enregistrées par Bengesco (t. IV, nos 2 120-2 179),

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