‹ Lettres philosophiques. Éd. critique avec une introd. et un commentaireChapitre 99 sur 126 · A' on snit · texte numérisé non relu

A' on snit

51. J4'-K qu'à peine avouent-ils — 52. K Si on me demande — 55. A" pour repondre — )5-7) Mylord {de mcmc l. jj). ^^'-A Bolingbroke La fortnc Bolingbrooke réparait dans yo, "ji^. — 55. ^^*, j<;+-^iV, )6, jo, 7J, K Marlborough j> Marborough jç Marlborourgh ;/ Malboroug $2 Marlbarough jr Marlboroug — 5 7.^^'- A' ayant été d'un parti contraire

61. K irrata (LXX,4()o) à parler — 64. j./'-^p, 46-18, ;2-7j. A' le plus \XX\\c faute t\l)Ograpl}iquc de j^", car la copie euvc\ée à Londres portait bien inutile, comme le. prouve Angl. ^) : the niost useless and the least read.

qui mènent à elle'°. Il avoit méprisé de bonne heure ce que les Universités apelloient la Philosophie", & il faisoit tout ce qui dépendoit de lui, afin que ces Compagnies instituées pour la perfection de la raison humai-

75 ne, ne continuassent pas de la gâter par leurs quiddifés,

leur I horreur du viiidc^^, leurs formes suhstancieïles^^ , & rinl tous ces mots impertinens que non-seulement l'ignorance rendoit respectables, mais qu'un mélange ridicule avecla Religion avoit rendus presque sacrés.

80 II est le père de la Philosophie expérimentale : il est bien vrai qu'avant lui on avoit découvert des secrets étonnants. On avoit inventé la Boussole, l'Imprimerie, la gravure des Estampes, la peinture à l'huile, les glaces, l'art de rendre en quelque façon la vue aux vieillards par

85 les lunettes qu'on apelle besicles, la poudre à canon, &c. On avoit cherché, trouvé & conquis un nouveau monde. Qui ne croiroit que ces sublimes découvertes eussent été faites par les plus grands Philosophes, & dans | des tems r, .,1 bien plus éclairés que le nôtre ? Point du tout : c'est

Ç)o dans le tems de la plus stupide barbarie que ces grands changemens ont été faits sur la terre : le hazard seul a produit presque toutes ces inventions,' & il y a même bien de l'aparence que ce qu'on apelle hazard a eu grande part dans la découverte de l'Amérique ; du moins

95 a-t-on toujours cru que Christophe Colomb n'entreprit son voïage que sur la foi d'un Capitaine de vaisseau qu'une tempête avoit jette jusqu'à la hauteur des Isles Caraïbes'^.

72. 48 (corr.), ^i-K [ce que] des fous en bonnet quarré enseignoient sous le nom de philosophie dans les petites-maisons appelées Collèges — 76. j^"-A" leurs horreurs — 77. 4S (corr.) biffe impertinens ; ji-K le retranchent. — 79. ^^"-A' rendu sacrés.

88. 70-A' les grands — 90. j6-K [de la] barbarie scolastique 92. ^6-K [inventions] : on a même prétendu [que] — 95. j6-K omettent toujours.

Quoiqu'il en soit les hommes sçavoient aller au bout

loo du monde, ils sçavoient détruire des Villes avec un tonnerre artificiel plus terrible que le tonnerre véritable ; mais ils ne connoissoient pas la circulajtion du sang, la ["iiî"! pesanteur de l'air, les loix du mouvement, la lumière, le nombre de nos planettes, &c., & un homme qui sou-

10) tenoit une thèse sur les catégories d'Aristote, sur l'universel à parte rci ou telle autre sottise, ctoit regardé comme un prodige.

Les inventions les plus étonnantes & les plus utiles, ne sont pas celles qui font le plus d'honneur à l'esprit

I lo humain.

C'est à un instinct méchanique qui est chei: la plupart des hommes que nous devons tous les Arts, & nullement à la saine Philosophie.

La découverte du feu, l'art de faire du pain, de fondre

1 1 3 & de préparer les métaux, de bâtir des maisons, l'invention de la navette, sont d'une toute autre nécessité que rimpri|merie & la Boussole; cependant ces Arts [114] furent inventés par des hommes encore sauvages •>. Quel prodigieux usage les Grecs & les Romains ne

120 firent-ils pas depuis des méchaniques? Cependant on croïoit de leur tems qu'il y avoit des cieux de cristal'^, & que les étoiles étoient de petites lampes qui tomboient quelquefois dans la mer, & un de leurs grands Philosophes après bien des recherches avoit trouvé que les astres

125 étoient des cailloux qui s'étoient détachés de la terre'".

En un mot personne avant le Chancelier Bacon n'avoit

connu la Philosophie expérimentale'^, & de toutes les

épreuves physiques qu'on a faites depuis lui, il n'y en a

112. }4'-K la pluspart des [arts] — 120.^94 (corr.) depuis «/ l'>jffé. 12}. ^l'-K plus [grands]

presque pas une qui ne soit indiquée | dans son livre'?. [115]

130 II en avoit fait lui-même plusieurs, il fit des espèces de machines Pneumatiques, par lesquelles il devina l'Élasticité de l'air^o ; il a tourné tout au tour de la découverte de sa pesanteur^', il y touchoit ; cette vérité fut saisie par Toricelli. Peu de tems après la Phisique expérimen-

155 taie commença tout d'un coupa être cultivée à la fois dans presque toutes les parties de l'Europe. C'étoit un trésor caché dont Bacon s'étoit douté, & que tous les Philosophes encouragés par sa promesse s'éforcérent de déterrer.

140 Mais ce qui m'a le plus surpris, c'a été de voir dans son livre en termes exprès cette attraction nouvelle dont Monsieur Newton passe pour l'inventeur.

» Il faut chercher, dit Bacon, s'il n')' auroit point une r,./-n » espèce de force magnétique qui opère entre la terre &

145 » les choses pesantes, entre la Lune & l'Océan, entre les » Planettes, &c".

En un autre endroit il dit :

» Il faut ou '"que les corps graves soient portés vers le » centre de la terre, ou qu'ils en soient mutuellement

150 » attirés, & en ce dernier cas, il est évident que plus les » corps en tombant s'aprocheront de la terre, plus forte- » ment ils s'attireront. Il faut, poursuit-il, expérimenter » si la même horloge à poids ira plus vite sur le haut » d'une montagne, ou au fond d'une mine ; si la force

155 » des poids diminue sur la montagne & augmente dans

» la mine, il y a apparence | que la terre a une vraie [117] » attraction 23.

140. ^9*-7S On 'voit [dans son livre] K Nous avons vu qu'on trouve [dans]

14 5-1 5 7- Les citations de Bacon sont supprimées par les éditeurs de Kehl parce qu'ils viennent d'imprimer un passage qui les contient au début de la sect. I de l'article François Bacon. — 148. }4'-7S, K {dans la sect. I dt l'article) poussés

Ce précurseur de la Philosophie a été aussi un écrivain élégant, un historien, un bel esprit. 160 Ses essais de morale sont très-estimes, mais ils sont faits pour instruire plutôt que pour plaire, & n'étant ni la satire de la nature humaine comme les maximes de Monsieur de la Rochcfoucault, ni l'école du scepticisme comme Montagne, ils sont moins lus que ces deux livres 165 ingénieux^**.

Son histoire de Henri VII a passé pour un chef-d'œuvre; mais je serois fort trompé si elle pouvoit être comparée à l'ouvrage de notre illustre de Thou^>.

En parlant de ce fameux imlposteur Parkins Juif de [118] 170 naissance, qui prit si hardiment le nom de Richard IV Roi d'Angleterre, encouragé par la Duchesse de Bourgogne, & qui disputa la Couronne à Henri VII, voici comme le Chancelier Bacon s'exprime.

» Environ ce tems le Roi Henri fut obsédé d'esprits 175 » malins par la magie de la Duchesse de Bourgogne, qui )) évoqua des enfers l'ombre d'Edouard IV pour venir » tourmenter le Roi Henri^^.

» Quand la Duchesse de Bourgogne eut instruit » Parkins, elle commença à délibérer par quelle région 180 » du Ciel elle feroit paroitre cette comète, & elle résolut » qu'elle éclateroit d'abord sur l'horison de l'Irlande^'.

Il me semble que notre sage | de Thou ne donne guère dans ce phœbus, qu'on prenoit autrefois pour du sublime, mais qu'à présent on nomme avec raison galimathias^s.

163. ^94-A' [Maximes] de La Rochefoucauld. — 166. ^4'-K Sa (^9 La) vie [de H. VII] — 167. J^*-A' [mais] comment se peut-il faire que quelques personnes osent comparer un si petit ouvrage avec l'histoire de [notre illustre] Mr. [de Thou.] A' enuta, LXX, 490, supprime Mr. — 169. j./*-A' {nu lieu de Juif de naissance) fils d'un Juif converti J4'-S6 Perkin 70-K Perkins

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