‹ Lettres philosophiques:Chapitre 104 sur 108 · iiL tanget (mais 'ji'- garde tangit · texte numérisé non relu

iiL tanget (mais 'ji'- garde tangit

121. 48 (cor r.), ^2-K, au //^w ii^ cette substance... incertitude, donnent le passage suivant: 48 (corr.) Nous la croions immortelle, ^2-K Les livres saints que nous avons lus, nous apprennent que cette âme est immortelle. La raison est d'accord avec la révélation ; (48 (corr.), S2-K), car comment une substance quelconque périroit-elle ? tout mode se détruit, l'être reste. Nous ne pouvons concevoir la création d'une substance, nous ne pouvons concevoir sou anéantissement. [Mais nous n'osons]

Lett. phil. I. 14

peine ;\ croire que son ame ait eu beaucoup d'idées dans

I ]v sa cocffe ; & nous doutons fort que dans un sommeil plein & profond, dans une Létargie complettc*-, on ait jamais fait des méditations. Ainsi il nous parait que la pensée pourrait bien être, non pas l'essence de l'être pensant, mais un présent que le Créateur a fait à ces êtres,

15) que nous nommons pensans, & tout cela nous a fait naître le soupçon, que s'il le vouloit, il pourrait faire ce présent là à un atome, & conserver à jamais cet atome & son présent, ou le détruire à son gré. La difficulté consiste moins à deviner comment la matière pourrait penser,

140 qu'à deviner comment une substance quelconque pense. Vous n'avez des idées que parce que Dieu a bien voulu vous en donner: pourquoi voulez-vous l'empêcher d'en donner à d'autres espèces? Seriez-vousbien assez intrépides pour oser croire que votre ame est précisément de la même

145 matière que les substances qui approchent le plus près de la divinité ? Il y a grande apparence qu'ils sont d'un ordre bien supérieur, & qu'en conséquence Dieu leur a daigné Il iji donner une façon de penser infiniment plus belle ; de

même qu'il a accordé une mesure d'idées très médiocre

1 50 aux animaux qui sont d'un ordre inférieur à vous. Y a-t-il rien dans tout cela dont on puisse inférer que vos âmes sont mortelles ? Encore une fois, nous pensons comme vous sur l'immortalité de vos âmes ; mais nous croyons que nous sommes trop ignorans pour affirmer que

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