Mémoires de Trévoux, janvier-février 1735, p. 95 et
12. Bibliothèque française, 1735, t. XXII, i™ p., p. 38. Lettre de M. de B. (peut-être Bonneval, selon Barbier) sur la critique de l'abbé Molinier.
13. BouUier, Défense des Pensées de Pascal contre la critique de Voltaire, avec Trois Lettres relatives à la philosophie de ce poète (la I" est celle qui est indiquée plus haut, no 7), à la suite des Lettres sur les vrais principes de la religion, oti Von examine le livre de la Religion essentielle à l'homme (de Mlle Huber), 1741, et à la suite de V Apologie de la Métaphysique (contre d'Alembert), 1753.
14. Josiah Martin, Lettre d'un quaker à Fr. de Voltaire écrite à Voccasion de ses Lettres sur les Anglais. Tr. de Vanglais, Londres, 1745, in-80. (L'original anglais parut en 174 1. La lettre est datée du 25 septembre 1733.)
La bibliothèque et les papiers de Voltaire * ayant été envoyés après sa mort à l'impératrice Catherine II, qui les acquit de Mme Denis, j'ai dû me préoccuper de savoir ce que j'y pouvais trouver de secours pour ce travail . Les temps n'étaient pas favorables à une telle recherche. Cependant M. le Directeur de la Bibliothèque impériale de Pétrograd a eu l'obligeance de répondre à mes questions et de me faire savoir :
I. Cf. Archives des missions scientifiques, 1847, ^'* série, t. I, p. 39-54 (Léouzon Le Duc); et 1867, 2' série, t. IV, p. 98-102 (le comte H. de La Perrière).
XLVI INTRODUCTION
1" Qu'il n'y avait pas, dans les papiers, de manuscrits se rapportant aux Lettres sur les Attf^Iais ;
2" Que, parmi les livres de Voltaire, il n'y avait pas d'éditions des Lettres sur les Aiijilais (c'est-à-dire d'éditions séparées^.
Ce n'est pas à dire qu'on ne puisse trouver à Pétrograd des choses utiles pour l'étude que j'ai entreprise. Il y aurait lieu de rechercher si les éditions des Œuvres complètes ne fourniraient pas de corrections manuscrites, et si la bibliothèque de Voltaire, soit par quelques particularités de sa composition, soit par des annotations inscrites dans quelque ouvrage, ne contribuerait pas à l'éclaircissement des sources des Lettres. On pourrait, en particulier, examiner les éditions de Pascal que possédait Voltaire, et qui peut-être contiennent des remarques de sa main. Je m'excuse de ne pouvoir apporter ici que le regret de n'avoir pas fait ce travail, et le souhait qu'il soit fait un jour par un autre.
J'ai dû également me passer d'un secours dont j'ignore d'ailleurs l'importance. Un manuscrit d'environ 40 pages, plus exactement un carnet contenant des notes prises par Voltaire pendant son séjour en Angleterre, et qui faisait partie de la collection Ashburnam, a été vendu à Londres en 1901. Malgré tous mes efforts et ceux de quelques personnes obligeantes auxquelles j'adresse ici mes remerciements, je n'ai pu obtenir du propriétaire actuel la communication du document, ni même une réponse à ma requête. Il est possible que je n'aie pas perdu grand'chose à cette rigueur : mais le contraire est possible aussi ; une note de l'apparence la plus insignifiante peut fournir des précisions, des directions précieuses dans une recherche de sources. Je ne me console pas de mon échec, et je souhaite que quelque autre soit un jour plus heureux que moi.
M. Churton Coliins a vu ce carnet, dans la collection Ashburnam, et il affirme qu'il contenait des notes se rapportant à la préparation des Lettres philosophiques. Par sa description on se rend compte que le manuscrit en question doit être un carnet analogue et antérieur à ceux de la Bibliothèque impériale de Pétrograd dont le Sottisier ' a été tiré. Voici le passage de Mr. Churton Coliins » :