S9^-K [que tu es] étranger
59. fait {et non faite) est h texte de toutes les éd. collationnées. — ;t plusieurs fois — 40, J4^-K onuttent lui 43. S4*-K Mon ami
45 tiens, & tâchons d'être bons Chrétiens ; mais nous qe pensons pas que le Christianisme consiste à jetter
de l'eau froide sur la têt(
nn peu de sd. — Eh
ventrebleu, repris-je, outré de cette impiété, vous avez donc oublié que Jesus-Christ fut baptisé par
50 Jean ? — Ami, point de juremens, encore un coup, dit le bénin Quaker. Le Christ re|çut le Baptême de Jean, [5] mais il ne baptisa jamais personne ; nous ne sommes pas les disciples de Jean^ mais du Çhri&t. — Hélas ! dis-je, comme vous seriez brûlé en païs d'Inquisition, pauvre
55 homme Eh pour l'amour de Dieu que je vous
baptise, &que je vous fasse Chrétien. — S'il nefalloitque cela pour condescendre à ta foiblesse, nous le ferions volontiers, repartit-il gravement, nous ne condamnons personne pour user de la cérémonie du Baptême ^3,
60 mais nous croïons que ceux qui professent une Religion toute sainte & toute spirituelle ^t doivent s^abstenir autant qu'ils le peuvent des cérémonies Judaïques. — En voici bien d'un autre, m'écriai-je, des cérémonies Judaïques')? — Oui, mon fils, continua-t-il, & si
65 Judaïques | que plusieurs Juifs encore aujourd'hui usent [6] quelquefois du Baptême de Jean ; consulte l'Antiquité, elle t'aprendra que/jeaji^^e^^tquerenou^^ cettepraj ti^ue, laquelle étoit en usage Iqno^-tems avant lui parmi les Hebreux'^Xcomme le pélerinagedeîaTîecque l^étoit
45. S9^-K omettent le membre de phrase: et tâchons.... chrétiens. C'est prohahlement dans ;5>4 une faute typographique explicable par la repétition du, mot chrétiens, et non une correction d'auteur. — 47. j^'-^ç jetter de l'eau sur la tête d'un enfant. Eh bon Dieu !... ^94-A'' jetter de l'eau sur la tête d'un enfant avec un peu de sel. Eh bon Dieu. . .
53- i4'-i9[--. du Christ]. La bonne foy démon Q.uaker me faisoit compassion, et je voulois à toute force le faire baptiser. [S'il...] C'est sur ce texte que la trad. angl. est faite. ^çA-K [du Christ]. Ah ! comme vous seriez brûlé par la sainte Inquisition, m'écriai-je! Au nom de Dieu cher homme, que je vous baptise ! [S'il] '
6î- i4*-4-2% Jh 70,ji^-K d'une autre — 64. ^^^-K mon ami
4 PKEMIKKK LETTRE
70 parmi les Ismaélites. Jésus voulut bien recevoir le Bapt«îmc de Jean, de même qu'il s'étoit soumis à la Circoncision'", mais, & la Circoncision, & le lavement d'eau doivent être tous deux abolis par le Baptême du Christ, ce Baptême de l'esprit, cette ablution de l'âme qui sauve les
75 hommes'8; aussi le précurseur Jean d'isoiijevous baptise à la idùU-uvccdereau^ viaisunautreviaidra après moi plus puissant que moi ^ c/ dont je ne suis pas digne de | porter les sandales^ [7] celui-là vous baptisera avec le feu & le Saint-Esprit '9 ; aussi le Grand Apôtre des Gentils Paul écrit aux Corin-
0 / 80 thiens, le Christ ne m'a pas envoie pour baptiser, mais pour
\)^ I J>rêcher VEvangile ^° ; aussi ce même Paul ne baptisa
yyOL^ l jamais avec de l'eau que deux personnes, encore fut-ce
\j[,i''^ malgré lui ; il circoncit son Disciple Thimotée^', les
fl^ (P^ autres Apôtres circoncisoicnt aussi tous ceux qui vou-
P 85 loient. Es-tu circoncis, ajouta-t-il? » — Je lui répondis que
je n'avois pas cet honneur. — « Eh bien, dit-il, l'Ami, tu es Chrétien sans être circoncis, & moi sans être baptisé . »
Voilà comme mon saint homme abusoit assez spé-
90 cieusement de trois ou quatre passages de la Sainte Ecriture, quisembloient | favoriser sa secte ; mais il oublioit [8] de la meilleure foi du monde une centaine de Passao^és qui l'écrasoient. Je me gardai bien de lui rien contester, il n'y a rien à ^a^ner avec un Enthousiaste j^T ne faut
95 point s'aviser de dire à un homme les défauts de sa Maitresse, ni à un Plaideur le foible de sa Cause, ni des raisons à un Illuminé ; ainsi je passai à d'autres questions. — « A l'égard de la Communion, lui dis-je, comment en
71. )2-K il éioii fiiiiU (Timpreaion et non correction. 85. ;-^'-A' [vouloient] l'être, solécisme. — 86. ^^-À' ami (sansV). 91. 7)-K omettent mais. — 95. 46-K [il ne faut] pas (sauf ;r qui conserve point). — j./'' point dire
usez-wus? — Nous n'en usons point", dit-il. — Quoi !
100 point de CommuiTion/^^^^on, point d*autre que celle des cœuzsJi. » Alors il me cita encore les Ecritures. Il me fit un fort beau sermon contre la Communion, & me parla d'un ton inspiré pour me prouver que tous les Sacrements étoient | tous d'invention [9]
105 humaine M, et que le mot de Sacrement ne se trouvoit pas une seule fois dans l'Evangile ^s. — « Pardonne, ditil, à mon ignorance, je ne t'ai pas aporté la centième partie des preuves de ma Religion, mais tu peux les voir dans l'exposition de notre Foi par Robert Barclay :
no c'est un des meilleurs livres qui soit jamais sorti de la main des hommes. Nos ennemis conviennent qu'il est très-dangereux^^, cefa prouve combien il est rai?onP^l;^]g- » Jç^lui promis de lire ce livre, & mon Quaker me crut »
déjà converti. /LltAi^
1 y$îr)Ensuite il me rendit raison en peu de mots de quelques^fi^ \
^-^ngularités qui exposent cette secte au mépris des autres ^7. « Avoue, dit-il, que tu as eu bien de la peine à t'empêcher de rire, | quand j'ai répondu à toutes tes civi- [10] lités avec mon chapeau sur ma tête & en te tutoïant ; Î20 cependant tu me parois trop instruit pour ignorer que du tems du Christ aucune Nation ne tomboit dans le ridicule de substituer le plurier au singulières. On disoit à César Auguste, je faime, je te prie, je te remercie, il ne soufFroit pas même qu'on rappela[t] Monsieur, Domina nus ^9. Ce ne fut que très-long-tems après lui que les
104. S4*'K omettent tous devant [les sacrements]. Ce mot fait d'ailleurs dans j4 double emploi avec tous qui suit étoient. — iio. Toutes les éd. donnent soit au singulier. C'est l'usage constant de Voltaire. Cf. ht. XI, l. 91.
117. 46-K bien eu (sauf ji qui conserve la leçon primitive). — 119. 54*-A' [sur] la [tête]
121. ;5, yo, 7S de [Christ] — 122. yo-K le pluriel — 12$. ^^i-K suppriment très.
1'Ri:mihrk lhitri:
hommes s'avisèrent de se faire apeller vous au lieu dt* ///, comme s'ils étoient doubles 3", & d'usurper les titres impertinens de Grandeur, d'Kmincncc, de Sainteté J', que des vers de terre donnent à d'autres vers de terre, en 130 les assurant qu'ils sont avec un profond respect & une
fausseté infâme, leurs très-humbles | & très-obéissans [n]
serviteurs >-. C'est pour être plus sur nos gardes contre
A^ cet indigne commerce de mensonges & deliaterics n que
«^ A nous tutoïons également les Rois & les Savetiers 3-t. que
y^JVi^V^nous ne saluons personne, n'aiant pour les hommes que
v^ \7 f^^^^^~^^^^jj^:^ij^ respect qucpour les Loix.
v[^A>\y^ous portons aussi un habit un peu différent des
\^' autres hommes, afin que ce soit pour nous un avertisse-
V* ment continuel de ne leur pas ressembler. Les autres
/Tao portent les marques de leurs dignités, 6c nous celles de
Vy^ rfuijïiilité chrétienne ; nous Tuions les assemblées de
plaisir, les spectacles, le jeu ; car nous serions bien à
plaindre de remplir de ces bagatelles des cœurs en qui
Dieu doit habiteras ; nous ne faisons jajmais de ser- [12]
145 mens, pas même en justice 5^, nous pensons que le nom
du Très-Haut ne doit point être prostitué dans les débats
misérables des hommes 57. Lorsqu'il faut que nous com-
paroissions devant les Magistrats pour les affaires des
autres (car nous n'avons jamais de procès) nous affir-
i')0 mons la vérité par un 0/// ou par un notij & les Juges nous
en croient sur notre simple parole 58^ tandis que tant de
^ Chrétiens se parjurent sur rEvangile39. Nous n'allons
\Q jamais à la guerre-^Q, ce n'est pas que nous craignions la
mort, au contraire nous bénissons le moment qui nous
128. ^p^-K ajoutent de Divinité même. — 130. 4^- A' [et] avec [une...]