‹ Lettres philosophiques:Chapitre 36 sur 108 · I.j PREMIERE LETTRE · texte numérisé non relu

I.j PREMIERE LETTRE

13. « Yct ihcy are not for judging oihcrs who so use thcm {les sacrements) conscicntiously aod dcvoully » (Scwel, 777). — (Los quakers enseignent) « que ce n'a été que pur condescendance pour la fil iblt' s se des Juifs que les apôtres ont pratiqué le baptême d'eau » {Bibl. raisonnèe^ Janv.-Mars 1732, t. VllI, p. 150, dans le compte rendu du Préservatif contre le quakerisme de Patrice Smith, vicaire de Great Paxton en Huntingtonshire). Mais l'expression cùndesccndaiiccà la faiblesse vient plutôt jie la douzième thèse Je Barclay, source conimuDe de Smith et de Voltaire : voyez plus bas, note 2 1 .

'"14. «... lîreviter observando quomodo per omnia sequamur spirituale Christi Evangelium «(Barclay, 275).

I5.« In hoc sicut in plerisque judai:^anl adversarii » (Barclay, 275). «Cum Paulus... laborareteosa Judaicisceremoniisetobservationibus abducere » (Barclay, 277); cf. Sewel, 777: « and bap>tism was as well a jiuïaïcal ceremony as circumcision ».

16. « Baptismusenim aquae erat interjudaeosritus, sicutPaulus Riccius refert, imo anîefoannis adventum » (Barclay, 283).

17. « Primo quidam objiciunt Christum, qui spiritum supra mensuram habebat,n</wa baptiiatiim esse, kes? . : itidem et circumcisus est. Non inde sequetur continuandam esse circumcisioncm » (Barclay, 278). — « It is a common objection that Christ himself was baptized with water, and that \ve are required to follow his footsteps : but let it be considered that he was circumcised also » (Sewel, 778).

18. « Christi baptismi incremenium est Johannis baptismi diminutio vel aholitio » (Barclay, 273). « Quod unus hic baptismus qui et Christi baptismus est, non sit lotio vel ablutio aquae, sed haplisma spiritus » (Barclay, 266).

19. Matthieu, III, 11 : cité par Barclay, thèse 12, prop. 3, p. 267.

20. ICor.,i, 17 : «quod Christus non misent eum baptizatum, sed evangelizatum » (Barclay, 276). Cf. Sewel, 778. — Ce texte fut révélé à Voltaire par Edw. Higginson et fît sur lui une grande impression. Voir l'appendice au commentaire de cette lettre.

21. « Ideoque Deo gratias agit (Paulus) quod tam paucos hapti^averat, signifîcans illud quod fecerat, non fecisse virtute mis-

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sionis apostolicae, sed potius eonim inibecillitati indulgendo (cf. n. i3),sicut et aliotempore circumcidehat Timotheum «(Barclay, 276). — Le nombre précis deux paraît venir de Sewel : « And I thankGodthat Ihapti\ed notieofyou but Crispus and Gains (y y S)», A moins que Voltaire, en vérifiant la citation / Cor., 1,17, n'ait lu les lignes précédentes (14-15), qui contiennent précisément le passage que Sewel traduit. — Le P. Catrou, dans son HistoiredestremhleurSy 1733, qui n'est qu'un abrégé de Croese, Historia quakeriana, a tiré de Barclay un exposé de la doctrine des quakers sur le baptême, tout à fait analogue à celui de Voltaire, et appuyé aussi sur les deux passages de saint Matthieu et de saint Paul (Catrou, 184).

22. Barclay, thèse 13 :« De communicatione et participatione corporis et sanguinis Christi ». Il se sert constamment du mot uti.

23. « Haec est veraeet spiritualis Dominicoena, cujus participes fiunt homines, Christi vocem audiendo, et ei cordium januas aperiendo... » (Barclay, thèse 13, 3, 292).

24. Sur ce que les quakers n'ont pas de sacrements, Chamberlayne, 1698, I, 309 (cf. n. 12); La Mottraye, I, 163 (cf. plus bas, let. II, n. 5). — Josiah Martin a contesté l'opinion attribuée ici aux quakers sur les sacrements ; ils les regardent, dit-il, comme d'institution divine, mais pour un temps (Lettre d'un quaker à Fr. de V., tr. fr., Londres, 1748). Mais Voltaire a lu dans Barclay que les sacrements ont été institués « secundum humanam sapientiam et non divinum mandatum » (265).

25. «... Cum terminus sit in Scriptura nuïlibi inveniendus, sed a militantibus ethnicorum juramentis deductus » (Barclay, 265).

26. Le livre de Barclay a été l'objet de plusieurs réfutations : Bayle, dans ses Nouv. de Ja Rép. des Lettres, avril 1684 {Œuvres y I, 43), rend compte de V Antiharclaius de L. A. Reiser, et dit à ce propos : « Il (Reiser) avait déjà été précédé dans ce combat par un autre Luthérien, et même, à ce qu'on m'a dit, par un Calviniste ».

27. Voltaire dans toute cette fin suit Barclay. Il a parcouru la dédicace de VApologia (voyez fin de la let. III), puis il a sauté par

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dessus les thèses 1-9, discussions de haute théologie et de spiriluaHié méiapliysiquc. A panir de la thèse 10, consacrée ii l'organisation ecclésiastique, il a dû regarder de plus prés, ci tout au moins feuilleter. II s'est arrêté à la thèse 12, sur le baptême, il a donné un coup d'œil à la 1 3'--, sur la communion ; et il a lu avec curiosité la i$e et dernière : De salutationibus, recréa^ tionibus idque genus aliis, parce qu'il s'y agissait de morale pratique. Cette 15e thèse contient six propositions: 1° sur les titres et compliments ; 2° sur les révérences, saluts, et l'usage de garder le chapeau ; 3° sur les vêtements ; 4° sur les jeux ; 50 sur les serments ; 6° sur la guerre. Voltaire a seulement interverti l'ordre des deux premières propositions, pour ne faire qu'un court rappel de la seconde, ayant marqué au début de la lettre la pratique des quakers sur cet article. Pour la même raison, il ne dira qu'un mot du vêtement. Mais d'ailleurs il gardera l'ordre de Barclay.

28. « Idem testatur etiam Johannes Maresius (Desmarcts de S. Sorlin) de Gallica Academia in praefacione sui Clovis : Nemo miretur vocem tu in hoc opère applicari viris et feminis principibus. Eadem quippe ipsum Deum compellamus ; eademque olim compellarunt Alexandros, Cxsares, Reginas et Impératrices. Dictio vos, quando una duntaxat p>ersona compellatur, non est introducta nisi per foeJam assentatioiiem poster iorum seculoriim » (Barclay, 342). Cf. la n. 30.

29. « Il (Auguste) ne voulait point qu'on le nommât Seigneur : clominutn(\\xt se posthac appellari, ne a liberis quidera aut nepotibus, vel serio, vel joco passus est » (Fénelon, Lettre à VAcad.y ch. 6, citant Suétone).

30. « Vana enim opinione inflati, quasi iion siifficeret iis numerus singularis, volunt ut alii eos alloquantur in pUirali » (Barclay, 341). « Visum fuit unam personam in plurali numéro alloqui »

3 1 . « Expresse affirmamus minime licere Christianis vel dare vel

recipere illos honoris titulos, quales sunt Sanctitas vestra, Majestds vestra, Excellentia vestra, Eminentia vestra, etc. » (Barclay, 336). — Quant à l'addition de 1739, de Divinité même, Barclay un peu plus loin cite un passage d'une lettre de

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Symmaque qui écrit à Théodose et Valentinien : « Vestra iEternitas, vestrum Numen » (342). Si Voltaire n'a pas repris Barclay en main entre 1734 et 1739, il a pu tirer l'expression de divinité de Bayle (lettre à Rou, Œuv. div., éd. 1737, IV, 647), ou de Fontenelle (^Hist. des oracles, II, iv, éd. Maigron, pp. 176- 177) qui fait là-dessus des réflexions piquantes.

32. «... Dicunt et scribunt ad invicem qualibet occasione pro vaoxt ohsequentissinms tutis servus, humillimus tuus servus, etc.. ita ut mentiri, imo et inter eos qui volunt Christiani dici, aestimatum sit urbanitas » (Barclay, 340).

33. (L'usage des titres d'honneur) « fréquenter imponit Christianis necessitatem metidacii » (Barclay, 337). « Neque a^w/rt/oriis istis sermonibus (uti) vulgo ** compléments " dictis» (335).

34. «Un de leurs principes est que les hommes sont tous égaux ; aussi ils ne portent pas plus de respect à un seigneur, un Roi même, qu'à un savetier... Ils tutoyent tout le monde sans égard à personne, ni au Roi même, quand ils lui parlent » (Chamberlayne, 1698, I, 309). Mais il faut se souvenir peutêtre ici de Montaigne (II, 12; éd. in- 12 Motheau et Jouaust, t. 3, p. 235) : w Les âmes des empereurs et des savetiers sont jettées à mesme moule ». — « A propos des quakers, vous me demandez mon avis dans votre lettre sur le vous et sur le toi. Je vous dirai aussi hardiment ce que je pense sur cette bagatelle que je serai[s] timide devant vous sur une question importante. Je crois que dans le discours ordinaire, le vous est nécessaire, parce qu'il est d'usage, et qu'il faut parler aux hommes le langage établi par eux ; mais dans ces mouvements d'éloquence où l'on doit s'élever au-dessus du langage vulgaire, comme quand on parle à Dieu et qu'on fait parler les passions, je crois que le tu a d'autant plus de force qu'il s'éloigne du vous. Car le tu est le langage de la vérité, et le vous le langage du compliment » (Voltaire à Jacob Vernet, 14 sept. 1733, éd. Moland, t. XXXIII, p. 79). Cf. Bayle, Œuv. div., éd. 1737, IV, 646.

35. La 4e prop. de la 15e thèse de Barclay est : « Quod non liceat ludis et comoediis uti sub notione recreationum quae cum gravitate, silentio et sobrietate minime concordant :

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dcridcrc cnim, ludcre, jocari, garrirc, etc., non sunt libcrtas Christiana vcl innoccns lactilia ». La phrase air... Ixibiter résume bien l'esprit des pages 348-332 de Barclay.

36. Proposition 5« de Barclay (3 34) •« Quod non lictt omnino jiirarc sub Evaugelio, non soium non vane vel in communi locutione..., sed etiam nec in judicio coram magisiratu ». Cette proposition est démontrée p. 352 et suiv.

37. « Possunt \\2incindignilalem nomini Christi adferre...? » (Barclay, 361).

38. « Ils répondent ordinairement ouy, non et ne prennent jamaii aucun serment^ quoique imposé par h magistrat. Ils ont même obtenu depuis un an un acte de Parlement qui les en dispense, il est vrai qu'en pareil cas leur oui., twn est équivalent » (Chamberlayne, 1698, I, 309). Cf. La Mottraye, I, 163. L'acte du Parlement fut passé en 1696 (Sewel, 740), renouvelé en 171 5 et étendu à l'Ecosse et à l'Amérique (Sewel, 801). Cf. aussi The politicaî state of Great Britain, t. IX, p. 379, 3 mai 171$, et p. 391.

39. The Gentleman^ s Magasine (t. III, août 173 3, p. 412), extrait du Free Briton du 9 août(no 194), qui contient une attaque contre Fog, autre journaliste : « Don't you remember, my dear, a nice distinction you formerly made between the oath of Churchmen and the affirmation of Quakers? Did you not call it the oath of a Christian opposed to the word of a Quaker ? »

40. Prop. 6 : Quod Christianis minime licet malo resistere nec bellum gerere aut in uîlo casu pugnare » (Barclay, 3 14 ).

41. « Adeo ut mirum sit homines ad imaginem Dei conditos potuisse in tantum degenerare ut potius référant imaginem et naturam leonum rugientium, tigridum laniantium, luporum devorantium et ursorum saevientium quam creaturarum rationalium intellectu praeditorum » (Barclay, 362).

42. « Ego autem dico vobisnon resistere malo... Diligite inimicos vestros » (Matthieu, v, 39-44, dans Barclay, 362-363).

43. Les tambours, tympana, font partie des fournitures militaires (supellectilem bellicam) pour lesquelles les quakers ne doivent pas employer leur argent (Barclay, 368).

44. (' Sed quinam ex nobis duobus fideliter observant hoc tes-

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timonium adversus arma, an illi (les autres protestants) quando statutis temporibus, ad mandatum magistratus officinas reserandi et pro prosperitate armorum ejusdem orandi, veî Deo grattas agendi pro hac vel illa reportala Victoria, suas officinas obserant et in suas congregationes conveniunt, quo pacto, in omnibus, iis qui pugnas et certamina approbant, similes se faciunt, an vero nosqtii haec eadem conscientiae causa praestare nonpossumus. ..} a (Barclay, 368).

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