‹ Lettres philosophiques:Chapitre 47 sur 108 · j4*-yi^ [fit] plus · texte numérisé non relu

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SUR LES aUAKERS 47

Elle étoit alors retirée à la Haye ^^ où elle vit ces amis; [34] car c'est ainsi qu'on apelloit alors les Quakers en Hollande '9 ; elle eut plusieurs conférences avec eux ; ils prêchèrent souvent chez elle ^o, & s'ils ne firent pas d'elle

55 une parfaite Quakresse, ils avouèrent au moins qu'elle n'étoit pas loin du roïaume des Cieux ^i. ^

Les amis semèrent aussi en AUemao^ne, mais ils recueillirent peu 22. On ne goûta pas la mode de tutoïer ^^ç^^ dans un pais où il faut toujours avoir à la bouche les

éo termes d'Altesse & d'Excellence ^î. Pen repassa bien-tôt en Angleterre sur la nouvelle de la maladie de son père il vint recueillir ses derniers soupirs ^4. Le Vice-Amiral se réconcilia avec lui & l'embrassa avec tendresse quoiqu'il fut d'une diffé| rente Religion; Guillaume l'exhorta en [35]

65 vain à ne point recevoir le Sacrement, & à mourir Quaker, & le vieux bon homme recommanda inutilement à Guillaume d'avoir des boutons sur ses manches & des gances à son chapeau ^î.

Guillaume hérita de grands biens, parmi lesquels il se

70 trouvoit des dettes de la Couronne ^6^ pour des avances*--^ faites par le Vice-Amiral dans des expéditions maritimes. ) L, Rien n'étoit moins assuré alors que l'argent dû par le x) Roi; Pen fut obligé d'aller tutoïer Charles II & ses Ministres plus d'une fois pour son paiement. Le Gouver-

75 nement lui donna en 1680 au lieu d'argent la propriété & la souveraineté d'une Province d'Amérique au Sud de Marilan : voilà un Quaker | devenu souverain. Il partit [36] pour ses nouveaux Etats avec deux vaisseaux chargés de Quakers qui le suivirent. On appela dès-lors le païs

<)i.^4*-K les [amis] (ces est nécessaire) — 57. ^4^-K y [recueillirent] — 59. S4*-39 omettent avoir à la bouche. ^9^-K [il faut] prononcer [toujours]

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