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SUR LE GOUVERNEMENT ^^^C^/^^^y '
l'un des tirans de l'Eptarchie d'Angleterre, fut lèpre | mier [78J
50 qui dans un pèlerinage à Rome se soumit à païer le denier de saint Pierre (ce qui étoit environ un écu '^ de notre monnoie) pour chaque maison de son territoire. Toute risle suivit bien-tôt cet exemple, l'Angleterre devint petit à petit une Province du Pape, le Saint Père
55 y envoïoit de tems en tems ses Légats pour y lever des impôts exorbltans. Jean sans-terrefit enfin une cession en bonne forme de son Roïaume '/ à Sa Sainteté qui l'avoit excommunié, & les Barons qui n'y trouvèrent pas leur compte, chassèrent ce misérable Roi, ils mirent à sa
éo place Louis VIII père de saint Louis Roi de France ; mais ils se dégoûtèrent bien-tôt de ce nouveau venu & lui firent repasser la mer.
Tandis que les Barons, les Evéques, les Papes déchi- [79], roient ainsi l'Angleterre où tous vouloientcommander, ''
65 le Peuple, la plus nombreuse, la plus vertueuse même, & par conséquent la plus respectable partie des hommes, composée de ceux qui étudient les lois & les sciences, des Négocians, des Artisans, en un mot de tout ce qui n'étoit point tiran ; le Peuple, dis-je, étoit regardé par
70 eux comme des animaux au-dessous de l'homme ; il s'en falloit bien que les Communes eussent alors part au Gouvernement '8, c'étoient des Vilains ^9 : leur travail, leur sang apartenoient à leurs Maîtres qui s'apelloient Nobles. Le plus grand nombre des hommes étoit en
75 Europe ce qu'ils sont encore en plusieurs endroits du