‹ Lettres philosophiques:Chapitre 79 sur 108 · Cf. la n. 6. — « The Merchant is the great Benefactor d · texte numérisé non relu

Cf. la n. 6. — « The Merchant is the great Benefactor d

the Commonwealth..., enriching ail Nations that share in his Traffick... His Présence is a Blessing v^'herever he cornes. (The Britîsh Journal, n° 2^, Saturday July 6, 1728). « If no country can be rich or flourish without Trade (a Fact undisputed) nor be more or less considérable but according to the Proportion it hath of commerce ; and that Men ought to be; esteemed, honoured and dignified according to the benefit and; advantage the Country receives from them, the Traders of a\ Nation ought to be more encouraged and Trade accounted of ail professions the most honourable » (Mist's Weehly Journal, no 170, Saturday July 20, 1728). « If trade is the Life and Prosperity of a Nation in gênerai, and the mostvaluable Thing to Religion and civil Government in a commonwealth, then the tradesman is a most useful and valuable Créature to his Country » (Fog^s Weekly Journal, no 16, Saturday Jauuary 11, 1729). « The Merchant... may be said to be the most useful Member of the Society in which he lives. . . I hâve always thought such a Merchant as the late sir Peter Delme (cf. lettre XXIV) or any great exporter of our Manufactures, superior to any Englishman beneath the quality of a Prime Minister » (The Craftsman, no 323, Saturday October 21, 1732. Cf. The Gentleman's Maga:(ine, October 1732, p. 1013-15).

2 1 . Comparez les débuts des deux dédicaces de ZaÏ7'e à Falkener. — La matière des lettres VIII-X avait été effleurée très rapidement par l'abbé Prévost (Mém. d'un H. de qualité, 1. XII, début, éd. 1808, t. 3, p. 145).

Lett.phil. I. 9

ONZifiME LETTRE

Sur rinserliofi de la petite vérole '.

On dit doucement dans l'Europe chrétienne que les Anglais sont des fous & des enragés, des fous, parce 5 qu'ils donnent la petite vérole à leurs enfans pour les empêcher de Tavoir^, des enragés parce qu'ils communiquent de gaieté de cœur à ces enfans une maladie certaine & affreuse dans la vue de prévenir un mal incertain 3; les Anglais de leur côté disent : « Les autres

10 Européens sont des lâches & des | dénaturés ; ils sont lâches en ce qu'ils craignent 4 de faire un peu de mal à leurs Enfans, dénaturés, en ce qu'ils les exposent à mourir un jour de la petite vérole. » Pour juger qui a raison dans cette dispute, voici l'histoire de cette fameuse inser-

15 tion > dont on parle hors l'Angleterre avec tant d'éfroi. /urw <A r^ Les femmes de Circassie sont de tems immémorial^ dans l'usage de donner la petite vérole à leurs enfans, même à l'âge de six mois, en leur faisant une incision au bras, & en insérant dans cette incision une pustule ,

20 qu'elles ont soigneusement enlevée du corps d'un autre enfant. Cette pustule fait dans le bras où elle est insinuée.

Ligne 2. K (Dict. phil.) Inoculation ou [insertion...] 7/ (cart.)-K Note Cela fut écrit en 1727. Aussi {K Ainsi) l'auteur fut le premier en France qui parla de l'insertion de la petite vérole ou variole, comme il fut le premier qui écrivit sur la gravitation. — 9. 46-K que [les autres] — 10. S4^-7S Europeans

15. ^4^-K laquelle des deux nations a raison, [voici...] — !>. ^4^-K [parle] en France Faut-il lire dans ]4 hors d'Angleterre ou hors de l'Angleterre ?

i SUR L INSERTION DE LA PETITE VEROLE Ijl

l'effet du levain dans un morceau de pâte, elle y fermente I & répand dans la masse du sang 7 les qualitez [94] dont elle est empreinte ; les boutons de l'enfant à qui l'on 25 a donné cette petite vérole artificielle servent à porter la même maladie à d'autres ^ ; c'est une circulation presque continuelle en Circassie, & quand malheureusement il n'y a point de petite vérole dans le Païs, on est aussi embarassé qu'on l'est ailleurs dans une mauvaise année. 30 Ce qui a introduit en Circassie cette coutume qui p^/z^c^^-i^' 0^ paroit si étrange à d'autres peuples, est pourtant \x\\tf>'^ ^ ^>-^t^^\ cause commune à toute la terre, c'est la tendresse mater- ^'^P'^^^'^Ol nelle & l'intérêt. ^^ ^^*

Les Circassiens sont pauvres, & leurs filles sont belles?, 35 aussi ce sont elles dont ils font le plus de trafic ; ils fournissent I de beautés les Harems du Grand Seigneur, du [95] Sophi de Perse, & de ceux qui sont assez riches pour acheter et pour entretenir cette marchandise précieuse ^° : ils élèvent ces filles en tout bien & en tout honneur à caresser 40 les hommes", à former des dances pleines de lasciveté & de molesse, à ralumer par tous les artifices les plus voluptueux, le goût des Maîtres dédaigneux à qui elles sont destinées : ces pauvres créatures répétenttûus les jours leur leçon avec kur mère, comme nos petites fillesré- 45 jvptpnt 1f^]r rc^tprhisme saus y rien comprenp'iqer

Or il arrivoit souvent qu'un père &: une mère, après avoir bien pris des peines pour donner une bonne éducation à leurs enfans, se voioient tout | d'un coup frustrés [96] de leur espérance ; la petite vérole se mettoit dans la

32. ^4"-^ à tous les peuples de [la terre] Voltaire dans ^4 a voulu ôter la répétition du mo/peuples. — 36. 46, 48, le [sophi]... — 37. 46, 48, J2 et ceux — 40. j4''-39 de civilité. La faute devait être dans la copie envoyée en Angleterre, car Angl. j^ porte of a very polite and effeminate kind.

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