‹ Lettres provinciales et Pensées (volume 2)Chapitre 131 sur 159 · PREUVES DE JÉSUS-CHRIST PAR LES PROPHÉTIES · texte numérisé non relu

PREUVES DE JÉSUS-CHRIST PAR LES PROPHÉTIES

Lia plus grande des preuves de Jésus-Christ, ce sont les prophéties C'est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu; car l'événement qui les a remplies est un miracle subsistant depuis la naissance de l'Église jusqu'à la fin. Ainsi Dieu a suscité des prophètes durant seize cents ans; et pendant quatre cents ans après, il a dispersé toutes ces prophéties avec tous les Juifs qui les portoient dans tous les lieux du monde. Voilà quelle a été la préparation à la naissance de Jésus-Christ, dont l'Évangile devant être cru par tout le monde, il a fallu non-seulcmcnt qu il y ait eu des prophéties pour le faire croire, mais encore que ces prophéties fussent répandues par tout le monde, pour le faire embrasser par tout le monde.

Quand un seul homme auroit fait un livre des

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prédictions de Jésus-Christ pour le temps et pour la manière, et que Jésus-Christ seroit venu conformément à ces prophéties , ce seroit une force infinie. Mais il y a bien plus ici. C'est une suite d'hommes durant quatre mille ans qui, constamment et sans variation, viennent l'un ensuite de l'autre prédire ce même avènement. C'est un peuple tout entier qui l'annonce, et qui subsiste pendant quatre mille années (*) pour rendre encore témoignage des assurances qu'ils en ont, et dont ils ne peuvent être détournés par quelques menaces et quelque persécution qu'on leur fasse : ceci est tout autrement considérable.

Le temps est prédit par l'état du peuple juif, par l'état du peuple païen, par l'état du temple , par le nombre des années.

Les prophètes ayant donné diverses marques qui dévoient toutes arriver à l'avènement du Messie, il falloit que toutes ces marques arrivas-

(*) Les quatre mille ans dont, l'auteur vient de parler dans la phrase précédente forment bien l'espace compris depuis la création jusqu'à l'avènement de Jésus-Christ; mais dans celle-ci il n'est question que du peuple juif, dont Abraham est la souche. Alors ce ne seroit qu'environ deux mille ans depuis ce patriarche jusqu'à Jésus-Christ. Si, comme la suite semble l'indiquer, l'auteur a entendu compter depuis Abraham jusqu'à nos jours, il faudroit lire, et qui subsiste depuis quatre mille ans. (L'Éditeur.)

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sent en même temps; et ainsi il falloit que la quatrième monarchie fût venue lorsque les septante semaines de Daniel seroient accomplies ; que le sceptre fût ôté de Juda, et qu'alors le Messie arrivât. Et Jésus-Christ est arrivé alors, qui s'est dit le Messie.

Il est prédit que dans la quatrième monarchie, avant la destruction du second temple, avant que la domination des Juifs fût ôtée, et en la septantième semaine de Daniel, les païens seroient instruits et amenés à la connoissance du Dieu adoré par les Juifs ; que ceux qui l'aiment seroient délivrés de leurs ennemis, et remplis de sa crainte et de son amour.

Et il est arrivé qu'en la quatrième monarchie, avant la destruction du second temple, etc., les païens en foule adorent Dieu, et mènent une vie angélique; les filles consacrent à Dieu leur virginité et leur vie ; les hommes renoncent à tout plaisir. Ce que Platon n'a pu persuader à quelque peu d'hommes choisis et si instruits, une force secrète le persuade à cent milliers d'hommes ignorants, par la vertu de peu de paroles.

Qu'est-ce que tout cela? C'est ce qui a été prédit si long -temps auparavant : Effundam spiritum meurn super omnem carne m. (Joël, i, 28.) Tous les peuples étoient dans l'infidélité et dans la concupiscence : toute la terre devient ardente de charité ; les princes renoncent à leurs grandeurs; les riches quittent leurs biens; les filles souffrent le martyre ; les enfants abandonnent

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la maison de leurs pères pour aller vivre dans les déserts. D'où vient cette force? C'est que le Messie est arrivé. Voilà l'effet et les marques de sa venue.

Depuis deux mille ans, le Dieu des Juifs étoit demeuré inconnu parmi l'infinie multitude des nations païennes : et dans le temps prédit, les païens adorent en foule cet unique Dieu ; les temples sont détruits; les rois mêmes se soumettent à la croix. Qu'est-ce que tout cela ? C'est l'esprit de dieu qui est répandu sur la terre.

Il est prédit que le Messie viendroit établir une nouvelle alliance, qui feroit oublier la sortie d'Egypte (Jérém. 23, 7); qu'il mettroit sa loi, non dans l'extérieur, mais dans les cœurs fis, 51,7); qu'il mettroit sa crainte, qui n'avoit été qu'au dehors, dans le milieu du cœur. (Jérém, 3i , 33, et 32, 40. )

Que les Juifs réprouveroient Jésus-Christ, et qu'ils seroient réprouvés de Dieu, parce que la vigne élue ne donneroit que du verjus. (/$•. 5,2, 3, 4» etc. ) Que le peuple choisi seroit infidèle, ingrat et incrédule : Populum non credentem et contradicentem. (/?. 65 , 2. ) Que Dieu les frapperoit d'aveuglement, et qu'ils tâtonneroient en plein midi comme des aveugles. (Deut. 28, 28,29.)

Que l'Eglise seroit petite en son commencement, et croîtroit ensuite. ( Ezech. 47, 1 etsuiv. )

Il est prédit qu'alors l'idolâtrie seroit renversée ; que ce Messie abattroit toutes les idoles, et

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feroit entrer les hommes dans le culte du vrai Dieu. (Ezech. 3o, i3. )

Que les temples des idoles seroient abattus, et que, parmi toutes les nations et en tous les lieux du monde, on lui offriroit une hostie pure, et non pas des animaux. (Malach. i , 1 1.)

Qu'il enseigneroit aux hommes la voie parfaite. (Is. i , 3. Mich. l\ , 2 , etc. )

Qu'il seroit roi des Juifs et des Gentils. (Ps. i , 6 et 8, 71 , 8 et 1 1 , etc.)

Et jamais il n'est venu, ni devant, ni après, aucun homme qui ait rien enseigné approchant de cela.

Après tant de gens qui ont prédit cet avènement, Jésus-Christ est enfin venu dire : Me voici, et voici le temps. Il est venu dire aux hommes qu'ils n'ont point d'autres ennemis qu'euxmêmes; que ce sont leurs passions qui les séparent de Dieu; qu'il vient pour les en délivrer, et pour leur donner sa grâce , afin de former de tous les hommes une Eglise sainte; qu'il vient ramener dans cette Eglise les païens et les Juifs, qu'il vient détruire les idoles des uns, et la superstition des autres.

Ce que les prophètes, leur a-t-il dit , ont prédit devoir arriver, je vous dis que mes apôtres vont le faire. Les Juifs vont être rebutés ; Jérusalem sera bientôt détruite ; les païens vont entrer dans la connoissance de Dieu ; et mes apôtres vont les y faire entrer après que vous aurez tué l'héritier de la vigne.

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Ensuite les apôtres ont dit aux Juifs : Vous allez être maudits; et aux païens : Vous allez entrer dans la connoissance de Dieu.

A cela s'opposent tous les hommes, par l'opposition naturelle de leur concupiscence. Ce roi des Juifs et des Gentils est opprimé par les uns et par les autres qui conspirent sa mort. Tout ce qu'il y a de grand dans le monde s'unit contre cette religion naissante; les savants, les sages, les rois. Les uns écrivent, It-s autres condamnent, les autres tuent. Et maLré toutes ces oppositions, voilà Jésus -Christ en peu de temps, régnant sur les uns et les autres et détruisant, et le culte judaïque dans Jéru' salem, qui en étoit le centre, et dont il fait sa première Église, et le culte des idoles dans Rome, qui en étoit le centre, et dont il fait sa principale Eglise.

Des gens simples et sans force, comme les apôtres el les premiers Chrétiens , résistent à toutes les puissances de la terre, se soumettent es rois, les savants et les sages, et détruisent 1 idolâtrie si établie. Et tout cela se fait par la seule force de cette parole qui l'avoit prédit

Les Juifs, en tuant Jésus-Christ pour ne pas le recevo,r pour Messie, lui ont donné la der niere marque de Messie. En continuant à le mé connoître, ils se sont rendus témoins irrépro chables; et en le tuant et continuant à le renier ils ont accompli les prophéties. '

Qui ne reconnoîtroit Jésus-Christ à tant de

Pensées.

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circonstances particulières qui en ont été prédites? Car il est dit :

Qu'il aura un précurseur. (Malach. 3, i.)

Qu'il naîtra enfant. ( Is. 9, 6. )

Qu'il naîtra dans la ville de Bethléem (Mich. 5,2); qu'il sortira de la famille de Juda ( Gen. 49, 8 etsuiv. ); et de la postérité de David (2, Rois , 7, 12 et suiv, Is. 7, ]3 etsuiv.); qu'il paroi tra principalement dans Jérusalem. [Mal, 3, 1. Jgg. 2, 10.)

Qu'il doit aveugler les sages et les savants (Is. 6, 10) et annoncer l'Evangile aux pauvres et aux petits {Is. 61, 1); ouvrir les yeux des aveugles, et rendre la santé aux infirmes (Is. 35, 5 et 6) , et mener à la lumière ceux qui languissent dans les ténèbres. (Is. l\i , 16. )

Qu'il doit enseigner la voie parfaite (Is. 3o, 21), et être le précepteur des Gentils. (Is. 55, 4- )

Qu'il doit être la victime pour les péchés du monde. (Is. 53, 5.)

Qu'il doit être la pierre fondamentale et précieuse. (Is. 28, 16.)

Qu'il doit être la pierre d'achoppement et de scandale. (Is. 8, 1 4- )

Que Jérusalem doit heurter contre cette pierre.

Que les édifiants (*) doivent rejeter cette pierre. (Ps. 1 17, 22.)

(*) JEdificantes , ceux qui travaillent à l'édifice du temple spirituel où Dieu veut habiter.

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Que Dieu doit faire de cette pierre le chef du coin(*). (lbid.)

Et que cette pierre doit croître en une montagne immense, et remplir toute la terre. {Dan. 2,35.)

Qu'ainsi il doit être rejeté (Ps. 117, 22), méconnu (Is. 53, 2 et 3), trahi (Ps. 4o, 10), vendu (Zach. 11, 12), souffleté (Is. 5o, 6), moqué (Is. 34, 16), affligé en une infinité de manières ( Ps. 68 , 27 ) , abreuvé de fiel ( Ps. 68 , 22 ) ; qu'il auroit les pieds et les mains percés (Ps. 2 r , j 7 ) ; qu'on lui cracheroit au visage (Is. 5o, 6); qu'il seroit tué (Dan. 9, 26), et ses habits jetés au sort. ( Ps. 21 , 19.)

Qu'il ressusciteroit le troisième jour. (Ps. i5, 10. Osée, 6, 3. )

Qu'il monteroit au ciel (Ps. 46, 6 et 67, 19), pour s'asseoir à la droite de Dieu. (Ps. 109 , 1.)

Que les rois s'armeroient contre lui. (Ps. 2 , 2.)

Qu'étant à la droite du Père, il sera victorieux de ses ennemis. (Ps. 109, 5.)

Que les rois de la terre et tous les peuples l'adoreroient. (Ps. 71, 11.)

Que les Juifs subsisteront en nation. (Jérém.

Qu'ils seront errants (Amos , 9, 9 ), sans rois , sans sacrifices, sans autel, etc. (Osée, 3,4),

(*) C'est-à-dire, de Y angle qui doit réunir les deux peuples, le Juif et. le Gentil, dans l'adoration du même Dieu.

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sans prophètes (Ps. 73,9), attendant le salut, et ne le trouvant point. ( Is. 59, 9. Jèrèm. 8 , 1 5. )

Le Messie devoit lui seul produire un grand peuple, élu, saint et choisi; le conduire, le nourrir, l'introduire dans le lieu de repos et de sainteté ; le rendre saint à Dieu , en faire le temple de Dieu, le réconcilier à Dieu, le sauver de la colère de Dieu, le délivrer de la servitude du péché, qui règne visiblement dans l'homme ; donner des lois à ce peuple, graver ces lois dans leur cœur, s'offrir à Dieu pour eux, se sacrifier pour eux, être une hostie sans tache, et luimême sacrificateur: il devoit s'offrir lui-même, et offrir son corps et son sang, et néanmoins offrir pain et vin à Dieu. Jésus-Christ a fait tout cela.

Il est prédit qu'il devoit venir un libérateur , qui écraseroit la tête au démon, qui devoit délivrer son peuple de ses péchés , ex omnibus iniquitatibus (Ps. 129, 8); qu'il devoit y avoir un nouveau Testament qui seroit éternel ; qu'il devoit y avoir une autre prêtrise selon l'ordre de Melchisédech ; que celle-là seroit éternelle ; que le Christ devoit être glorieux, puissant, fort, et néanmoins si misérable, qu'il ne seroit pas reconnu ; qu'on ne le prendroit pas pour ce qu'il est; qu'on le rejetteroit , qu'on le tueroit; que son peuple qui l'auroit renié, ne seroit plus son peuple; que les idolâtres le recevroient, et au-

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roient recours à lui; qu'il quitteroit Sion pour régner au centre de l'idolâtrie; que néanmoins les Juifs subsisteroient toujours, qu'il devoit sortir de Juda, et quand il n'y auroit plus de rois.

Qu'on considère que depuis le commencement du monde, l'attente ou l'adoration du Messie subsiste sans interruption ; qu'il a été promis au premier homme aussitôt après sa chute ; qu'il s'est trouvé depuis des hommes qui ont dit que Dieu leur avoit révélé qu'il devoit naître un Rédempteur qui sauveroit son peuple (*.); qu'Abraham est venu ensuite dire qu'il avoit eu révélation qu'il naîtroit de lui, par un fils qu'il auroit; que Jacob a déclaré que de ses douze enfants, ce seroit de Juda qu'il naîtroit; que Moïse et les prophètes sont venus ensuite déclarer le temps et la manière de sa venue» qu'ils ont dit que la loi qu'ils avoient n'étoit qu'en attendant celle du Messie; que jusque-là elle subsisteroit, mais que l'autre dureroit éternellement; qu'ainsi leur loi ou celle du Messie, dont elle étoit la promesse, seroit toujours sur la terre; qu'en effet elle a toujours duré; et

(*) C'est-à-dire, des hommes qui ont transmis, de race en race, depuis Adam jusqu'à Noé, et depuis Noé jusqu'à Abraham , la promesse qui en avoit été faite au premier homme. Voyez part. 2 , art. 4 •> §• 5 , où l'auteur entre dans quelques développements à ce sujet.

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qu'enfin Jésus-Christ est venu dans toutes les circonstances prédites. Cela est admirable.

Si cela étoit si clairement prédit aux Juifs, dira-t-on, comment ne Font-ils pas cru? ou comment n'ont-ils pas été exterminés pour avoir résisté à une chose si claire? Je réponds que l'un et l'autre a été prédit, et qu'ils ne croiroient point une chose si claire, et qu'ils ne seroient point exterminés. Et rien n'est plus glorieux au Messie ; car il ne suffisait pas qu'il y eût des prophètes; il falloit que leurs prophéties fussent conservées sans soupçon. Or, etc.

Les prophètes sont mêlés de prophéties particulières, et de celles du Messie, afin que les prophéties du Messie ne fussent pas sans preuves , et que les prophéties particulières ne fussent pas sans fruit.

Non habemus regem nisi Cœsarem , disoient les Juifs. (Joan. 19, i5. ) Donc Jésus-Christ étoit le Messie, puisquils n'avoient plus de roi qu'un étranger, et qu'ils n'en vouloient point d'autre.

Les septante semaines de Daniel sont équivoques pour le terme du commencement, à cause des termes de la prophétie; et pour le terme de la fin, à cause des diversités des chronologistes. Mais toute cette différence ne va qu'à deux cents ans. (*)

(*) Il y a évidemment faute ici; et il est surprenant que

Les prophéties qui représentent Jésus-Christ pauvre, le représentent aussi maître des nations. (Is. 53, a et suiv. Zach. g, 9 et 10.)

de tous les éditeurs qui m'ont précédé, celui de 1787 soit le seul qui l'ait fait observer. Pascal, comme on l'a dit, écrivoit ses pensées à la hâte , sans suite , et comme de simples notes. Il y a tout lieu de présumer qu'en voulant mettre 20 ans, il aura, par inadvertance, ajouté un zéro qui a formé deux cents. Pour justifier cette présomption , je ne puis mieux faire que de rapporter ici la note de l'éditeur de 17H7* « Avant Jésus-Christ , la différence dont il est ici question ne pouvoit rouler que sur environ quatre-vingts ans , depuis le premier ordre donné par Cyrus pour renvoyer les Juifs à Jérusalem, vers l'an 536 avant notre ère vulgaire, jusqu'au dernier ordre donné par Artaxerxès-Longue-Main pour le rétablissement des murs de Jérusalem, vers l'an 4^/|. Depuis Jésus-Christ , la différence ne roule plus que sur environ 'vingt ans ; car les cîironologistes conviennent assez que les septante semaines ne peuvent commencer que sous le règne d' Artaxerxès-Longue-Main ; mais les uns les prennent de la permission donnée à Esdras par ce prince dans la septième année de son règne , et les autres les prennent de la permission donnée à Néhémias par ce même prince dans la vingtième année : les uns comptent ces années depuis son association à l'empire par son père Xerxès , vers l'an 474 avant notre ère vulgaire , en sorte que la septième année tomberoit en 467 , qui est l'année de la mort de Xerxès : les autres les comptent depuis la mort de Xerxès , en sorte que la vingtième tomberoit en 447 j ce *lui donne précisément un intervalle de vingt ans , depuis 467 jusqu'à 447« Les uns pensent que les années dont parle Daniel sont des années lunaires ; les autres les prennent pour des années solaires. Enfin, tous varient sur l'époque précise de la septième et de la vingtième année; mais aussi tous s'accordent à mettre ces

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Les prophéties qui prédisent le temps, ne le prédisent que maître des Gentils et souffrant, et non dans les nues, ni juge; et celles qui le représentent ainsi jugeant les nations et glorieux, ne marquent point le temps.

Quand il est parlé du Messie, comme grand et glorieux, il est visible que c'est pour juger le monde, et non pour le racheter. (Js. 66, 1 5 , 16.)

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