SUR LA BONNE FOI DES JANSÉNISTES
et les soutenir dans leurs propres termes, ainsi quelles ont été condamnées, Car, dites-moi, mon révérend père, si ces messieurs ne sont point hérétiques, comme je le crois certainement, me justifierez-vous devant Dieu si je les crois hérétiques? Et tous ceux qui, sur votre parole, les croient hérétiques, et le disent partout, serontils excusés au tribunal du souverain juge, quand ils diront qu'ils Font lu dans vos écrits?
Voilà, mon révérend père, tout ce que j'avois à vous dire; car, pour le détail des falsifications prétendues, je vous laisse à Fauteur des lettres. Il a déjà fort malmené vos confrères, qui lui avoient fait de semblables reproches; et il ne vous épargnera pas, si ce n'est qu'après tout il seroit bien inutile de vous répondre, puisque vous ne dites rien de considérable que ce que vos confrères ont dit; à quoi cet auteur a trèsadmirablement bien répondu : car le livre que vous produisez aujourd'hui est un vieil écrit, que vous dites vous-même avoir fait il y a quatre mois ; aussi vous n'y dites pas une seule parole de la io, ii, 12, i3, 14 et i5e lettres, qui ont toutes paru avant votre écrit; et néanmoins vous promettez, dans le titre, de convaincre de mauvaise foi les lettres écrites depuis Pâques. Que diroit-il donc, mon révérend père, à un livre rempli d'impostures jusques au titre?