III
B Prendre (I) part en tonte occasion aux aflaireset demélés quelconques de l’Europe, et surtout à ceux de l’Allemagne, qui, plus rapprochée, intéresse plus directement.
(1) On voit que Pierre I*' a largeiticnt usé dans sou teslanient du verbe actif }>reitJre ; un y ajoutant toutefois lus veil)cs : s'éleiidcre, l’avaftar, dititer,
' parlagfr, dominer, tubjuyeur, corrompre, etc.
T£STAJll£^T DU TZAD PIS&IIË I '
» Diviser la Pologne en y fomentant le trouble et les discordes civilesj gagner la haute noblesse à prix d’or, influencer les diètes, les corrampre, afin d’avoir action sur les élections des rois ; y faire nommer ses partisans, les protéger (1), y faire entrer et séjourner les troupes moskovites jusqu’à l’occasion de s’y établir définitivement. Si les puissances voisines oppos lient quelques difficultés, les apaiser momentanément en morcelant le pays, jusqu’à ce qu'on puisse reprendre en détail tout ce qui aura été donné !
» Prendre le plus qu'on pourra de la Suède, et savoir se faire attaquer par elle pour avoir le prétexte de la subju;iuer. A cet etfet, isoler le Danemark de la Suède et la Suède,du Daneüiark, et entretenir avec soin leurs rivalités.
» Prendre toujours les épouses des princes rus.ses parmi les princesses de l’Allemagne ; pour multiplier les alliances de famille, rapprocher les intérêts,ct unir d’elle-mème l’Allemagne à notre cause en y propageant nos principes,
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» Rechercher de préférence l'alliance commerciale de l’Angleterre; celte puissance ayant plus que toute autre besoin de nous pour sa marine et pouvant être la plus utile au développement de la nôtre. Échanger nos bois et nos matières premières contre son or ; établir entre ses marchands, ses matelots et les nôtres, des rapports continuels, qui formeront les' flottes russiennes à la navigation et au commerce.
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» S'étendre sans relâche vers le nord, le long de la Baltiqùei ainsi que vers le sud, le long de la mer Noire.
(O Staniglas Poniatowfki, omanl de CalhcriocTl et dernier roi de Pologne, élu en 476i pur l’iiifluence des princes Auguste et Michel Czartoryski, ses parents, partisans déclarés de la Russie. , ,