QUATRIÈME LIGNE
Canal Michigan.
Il est question , depuis long-temps, d'un canal qui, de Chicago, à l'extrémité méridionale du lac Michigan , irait vers la rivière des Illinois , et se terminerait au point oii commerce la navigation à la vapeur sur ce beau cours d'eau, c'est-à-dire au pied de ses cataractes. Le canal serait , dit-on , fort aisé à établir ; moyennant une tranchée de
(1) Voir la note 1 1 à la fin du volume.
62 LES VOIES DE C03IMUMC\TIOX.
7™, 50 au maximum, le bief de partage pourrait être abaissé au niveau du lac Michigan , qui alors servirait de réservoir au canal. Il aurait trente-cinq lieues de long ; il traverserait ce terrain plat ou légèreraentondulé, dépourvu d'arbres, qui porte encore le nom de Prairies que lui donnèrent les colons français du Canada. Il est question de le creuser sur des dimensions plus considérables que celles des canaux ordinaires des États-Unis, afin qu'il soit accessible aux bâtiments à voile qui naviguent sur les lacs, ou même aux bateaux à vapeur.
C'est un des plus utiles ouvrages qu'il y ait à entreprendre dans le monde entier (1).
CI^QtlÈME LIGTSE.
Le canal que l'État de Pensylvaniea commencé entre l'Ohio et la ville dTrié , sur une longueur de quarante-et-une lieues et demie, et pour l'alimentation duquel il a déjà exécuté des travaux préparatoires considérables, autour du petit lac Conneaut, créerait une autre communication par eau très courte, entre le bassin du Mississipi et celui du Saint-Laurent.