‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 3)Chapitre 41 sur 55 · II · texte numérisé non relu

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150 îfOTES.

West-Point, E. Kmmons, T. Conrad et L. Vanuxem. M. Torry fera la botanique, M. de Kay , la zoolojjle, et M. fieck , chimiste, sera chargé de l'analyse des minéraux , marnes et eaux.

C'est principalement à M. Dix , qui remplit avec distinction, depuis plusieurs années, les fonctions de Secrétaire d'État local, que l'État de New-York est redevable de cette belle entreprise.

C'est ici le lieu de rappeler que la carte géologique de France, commencée en 1825, touche à son ternie. La pensée en est due à M. Brochant de Villiers, inspecteur-général des Jlines, qui, dès 1802, rechercha les moyen* d'accomplir ce grand travail. En 1811 , il présenta au Directeur-Général des Mines un rapport qui resta dans l'oubli. En 1822 , à l'occasion de la belle carte géologique d'Angleterre, exécutée par M. Greenough, il renouvela ses instances, qui furent appuyées par le Conseil de l'École des Mines; M. Becquey, alors Directeur-Général, les accueiMit avec empressement. M. Brochant fut chargé du travail, avec deux ingénieurs adjoints, MM. Elie de Beaumont et Dufrénoy.

Le travail actif d'exploration a été accompli par ces deux derniers savants, qui se sont aidés des lumières des ingénieurs des Mines placés dans les départements. M. Brochant a conservé la direction , et a pris part seulement ù quelques voyages d'observation générale en Angleterre, dans les Alpes et dans l'Ardèche.

Pendant onie ans, de 1825 à 1835 inclusivement, les frais de la carte géologique de France ne se sont élevés qu'à 48,000 fr. en tout.

En ce moment, les conseils-généraux s'occupent de la rédaction des cartes géologiques détaillées des départements. Malheureusement , les sommes votées par plusieurs d'entre eux paraissent insuffisantes. I.lk's ne sont que fie quelques centaines de (lancs.

ÎÎOTES. 4SI

Note 19. (PagePil)

VRKf.IPlTATIOH AMÉRJCAIISK.

Dans les hôtels et sur les bateaux à vapeur, lorsque l'heure des repas approche, la por(e delà salle à manger est assiégée. Dès que la cloche sonne, on se rue, et en moins de dix minutes toutes les places sont envahies. A.u Lout d'un quart d'heure, sur trois cents personnes, deux cents sont sorties de table; dix minutes après, tout a disparu. Pendant l'hiver de J834, je me rendis de Baltimore à Norfolk , par la Chésapeake , sur le bateau à vapeur la Pocahontas. Le second jour, dès qualre heures du matin, malgré le froid, les trois quarts des passagers étaient debout. Voyant, vers six heures, que j'étais presque seul KU lit, je m'imaginai que nous approchions du terme du voyage. Je montai sur le pont , et y restai à me morfondre au milieu du brouillard, persuadé à chaque instant que Korfolk allait paraître. Ce fut à huit heures seulement que Korfolk se montra dans le lointain. Je contai ma mésaventure à un Américain, homme d'esprit, qui faisait aussi la traversée, et qui, mieux avisé, s'était reposé jusciu'au grand jour. « Eh ! Monsieur, me dit-il , si vous connaissiez » mieux mes compatriotes , vous trouveriez tout naturel » que , pour arriver à neuf heures, ils se soient levés à » quatre. Le métier d'un Américain est d'être toujours à » craindre que son voisin n'arrive, avafit lui. Si cent Amé- » ricains étaient au moment d'être fusillés , ils se battraient » à qui passerait le premier, tant ils ont l'habitude de la » concurrence ! »

Note 20. (Page U8.)

DBS ÉLVXTIONS MUNICIPALES KN FRANCE.

Voici les observations contenues à ce sujet dans un rapport adressé au Roi, sur les élections municipales de 1834,

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