‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 3)Chapitre 54 sur 55 · L'autorité ET la iiberté · texte numérisé non relu

L'autorité ET la iiberté

Situation et caractère de Richmond. — L'esclavage. — Farine de Richmond. — Lois d'inspection à la sortie. — La liberté américaine est une liberté de travail et de locomotion.

— Très peu de restrictions dans le commerce intérieur. — Anciens règlements restrictifs du commerce français. — Dangers de la concurrence illimitée et de la liberté illimitée du commerce. — Décadence du commerce extérieur de la France. — Double autorité aux États-Unis. — Autorité' ancienne , César. — Devoirs qu'impose à tous le selfgocernvient. — L'autorité de César a pu être détruite en Auiérique , et ne peut l'être en Europe. — Autorité nouvelle à côté de César. — Commissaires des canaux , des écoles , des banques ; pouvoirs dont ils sont revêtus. — Comment l'industrie peut prospérer en Europe à côté de Ccsars.

— De la liberté américaine. — Liberté de l'Yankée ; elle serait intolérable pour des Français. — Liberté du Virginien , ressemble davantage à la nôtre. — Mélange des deux libertés.

XXVIIL A-BÉLIOBATION SOCIALB 223

Aspect d'aisance universelle dans la population américaine. — Ce qui en résulte pour les femmes. — État matériel des noirs. — Du dégrèvement comme moyen d'amélioration populaire. — Le développement du travail offre bien plus de ressources. — Prospérité américaine, fruit du travail. — Des moyens d'activer le travail en France. — Éducation industrielle.— Fausses idées sur l'éducation populaire. — Application de l'armée aux travaux publics. — Institutions de crédit; mauvais état du crédit en France; l'esprit d'entreprises en est papalysé. — Les banques à l'anglaise ou â l'américaine devront être modifiées pour être appliquées en France. — ÎS'écessité de rendre le crédit accessible à l'agriculture. — Économies que Taraélioration du crédit peut produire.

— Système de communications. — Influence du crédit sur les voies de communication. — Abaissement du prix des denrées par le bon marché des transports. — Réforme de la législation et des règlements. — Le Code civil a été fait trop à l'image des lois romaines ; la propriété foncière y a été l'objet de soins trop exclusifs au détriment de cette propriété ellemême et de l'agriculture. — Propriété mobilière négligée. — Division excessive du sol qui en est la conséquence. — Révision du Code de procédure et du Code de commerce. — Faillites. — Tribunaux de commerce. — Loi civile

des États-Unis. — Jury au civil. — De l'interprétation loyale de la loi. — Invasion de l'avocasserie.

XXlX. Améliorxtioiï soci.vie 274

Lobstacle à l'émancipation des noirs est de l'ordre moral. — Esprit exclusif de la race anglaise. — Yankees , nouveaux Juifs. — La difficulté de l'émancipation du prolétaire est aussi de nature morale. — Insuffisance de la philosophie et de la philanthropie. — Nécessité de l'intervention du sentiment religieux. — Bilan religieux de la Société française. — Inaction de l'autorité religieuse. — Aux États-Unis ^ la religion a présidé à l'exaltation des classes inférieures. — Rôle de la politique dans l'amélioration sociale. — Relation intime entre la religion d'un peuple etson régime politique. — Le protestantisme est républicain ; le catholicisme est monarchique. — La royauté est nécessaire en France pour représenter le plus grand nombre qui est mineur. — L'agrandissement des pjiviléges des corps délibérants ne doit pas être confondu avec l'extension de la liberté. — La royauté est nécessaire comme pouvoir modérateur entre la bourgeoisie et les masses. — Opinions accréditées pendant la période révolutionnaire. — Théorie du gouvernement-ulcère. — Elle prévaut aujourd'hui dans beaucoup des bons esprits. — Résultats funestes de la présence des hommes médiocres au pouvoir. — La royauté étant responsable de fait , on peut lui laisser courir les chances de sa responsabilité. — Inconvénients de notre régime parlementaire. — Le progrès de la liberté réside dans le développement des institutions locales et communales. — L'esprit

d'association et l'esprit de morcellement. — Les principes d'association et d'unité doivent prévaloir en France.

Caractère centralisateur de l'État de New-Tork.

— Centralisation des écoles et de l'instruction en général. — Centralisation des banques. — Centralisation des travaux publics. — Résultats de ces travaux publics. — Chartes des compagnies de chemins de fer et canaux. — Influence de l'exemple de cet Éfat. — Les peuples modernes ne peuvent se passer d'autorité.

— La religion ne peut tenir lieu complètement des moyens politiques de répression. — L'autorité doit changer d'attributions. — Les banques , les voies de communications et les écoles sont des instruments de gouvernement qui doivent remplacer en partie les anciens attributs violents de l'autorité. — Nouveau degré d'inviolabilité acquis à la personnalité humaine.

— Disposition favorable de l'esprit public. XXXL Sthptômes de KÉvoLrTioi» 332

Excès commis. — Affaiblissement du respect à la loi. — Iniquités de la justice populaire.

— Dévastations à Baltimore. — Oubli des grands principes. — Diminution du courage civil. — Dépendance de la presse. — Absence de moyens de répression. — Supériorité industrielle et infériorité politique de la génération actuelle. — Probabilité que la crise tournera bien.

XXX II. La soubgeoisie 348

Éléments de la société française. — Débris d'aristocratie. — Bourgeoisie active ; bourgeoisie oisive. — Ouvriers et paysans. — Éléments de la société américaine. — Bourgeoisie et dé-

mocratie. — Différence entre le Sud et le Nord. — Disparition de la bourgeoisie oisive en Amérique. — La bourgeoisie oisive doit aussi disparaître d'Europe, — Elle manque de raison d'existence. — Elle ne remplit point la mission que peut remplir une aristocratie. — — Elle n'en remplit aucune. — Comparaison tirée de la Turquie. — La bourgeoisie oisive a tout à gagner en passant dans les rangs de la bourgeoisie active. — Bien qui en résulterait pour l'agriculture et pour les paysans.

XXXIIL L'aristocratie 366

L'autorité doit s'organiser aux États-Unis. — L'autorité s'appuie sur la centralisation et sur la hiérarchie. — Caractère actuel de l'autorité eu Amérique. — Le gouvernement représentatif , devenu gouvernement de majorité, tend à la tyrannie. — Différence entre le Sud et le Nord. — Aristocraties de naissance et de capacité. — Elles ont coexisté dans les sociétés anciennes. — Formes du patriciat chez le» Grecs. — Organisation vigoureuse de l'aristocratie féodale. — Réaction énergique contre la noblesse. — Le christianisme a contribué à cette réaction. — Le système féodal a fixé les Barbares. — Droit d'aînesse parmi la bourgeoisie anglaise. — Utilité d'une aristocratie héréditaire ou non. — Piogrès du sentiment de famille. — Nécessité de balancer dans la société les éléments mobiles et les éléments conservateurs. — Comment on a obtenu de la stabilité sans hérédité. — Difficulté de l'abolition immédiate de l'aristocratie héréditaire en Europe. — Le principe d'hérédité indéfinie ébranlé à jamais. — De l'hérédité dans les fonctions. — Les arrêts de la philosophie cou-

tre l'influence politique du sentiment de famille sont-ils irrévocables? — Eu France, pour avoir une aristocratie , il nous faudrait des aristocrates ; d'où peuvent-ils sortir ? — Comment une aristocratie peut-elle s'établir aux États-Unis? — Germes d'aristocratie dans le Sud. — Écueils de la Société américaine.

XXXlV. La DÉMOCRATIE 394

Fardeau du passé dans les \ieillcs sociétés.

— DiflBculté des améliorations dans un pays ancien. — Facilité d'innovation dans les pays nouveaux. — Position avantageuse des Anglo- Américains pour faire des expériences sociales.

— L'ouvrier el le paysan américains sont initiés. — Absence de profunum vttJgus. — Les classes laborieuses des États-Unis sont supérieures à celles des autres pays. — Défauts de la démocratie américaine. — Analogie avec les Romains. — Supériorité des classes élevées d'Europe. — Conclusions sur les mérites respectifs , présents et futurs, de l'Europe et de l'Amérique.

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