S98 APPENDICE ET RECTIFICATION
poDsable derant les sièdes à Tenir. Quand nous et notre postérité nous Terrons notre beau Midi désolé par le démon de la guerre, qu'une pareille décision de TOtre part éToillera et déchaînera inéTitablement ; quand nos] campagnes toutes Tcrtes de moissons ondoyantes seront broyées sous les pieds d'une soldatesque meurtrière et sous les roues ardentes du char de la guerre labourant notre sol ; quand nos temples de juslice seront en cendres et que toi]rtes.les horreurs et les misères de la guerre auront fondu sur nous, à qui en demandera-t-on compte, si ce n'est à cette Conirention ? Quels autres que ceux qui auront Totè cette mesure — qu'en ma conscience d'honnête homme je déclare insensée, et intempestive, — seront appelés à répondre de cet acte de suicide devant la génération présente, et probablement chargés de la malédiction et de l'exécration de la postérité la pàis «ecttlée, |)our l'immense et Jamentable .luine j^uI sera la «uite înéTitable deîacte.que tous préméditez. Arrêtez-vous, je vous en conjure, et considérez on instant queiles raisons vous poonez invoquer, qui poisseat vous satisfaire Koas4nèmes,>quand wmdls Itfirez repris votie .sang-froid, — «yielks raisons vous pomnez iiire viUoir . mpttiB 4a vos «ompagoons .d'iniortuoes à l'heure 4es xalamités ^ue vous aurez attirées sur nous ! Que trouverez-vous il diise pour vous justifier devant les peuples de la terre ? Ils seront vos jugea, des ju^es tcalmes et réfléchis. £t quelle provocation jnanifeste, quel acte déclaré «poucrez-vous joommer ou indi^ier pour en faire la base de votre défense ? ^i^vei ict/ le droit q»e leJiard MjaUaqiU,t Quai estiUntérèl^u âud^auquel ila porté atteinte^ De quel déni de justice ^Hvez- vous vous plaindre? Qudleest la jiréiention .fondée en é^té ei endcoit ^ ait été nepoussée? Pouvez- <rous,.r,un ou l'autre, inentionner au seul aoI^ gouvernemental injuste, accompli de propos ,délibévé par. le .gouvernement de Washington dont le Sud ait le droit de se plaindre? Je défie que l'on me réponde. D'un autre côté, laissez-moi passer en revue les faits — (et eroyez-'moi, filessieurs, je ne suis pas ici Favocat ^du !Sf«rd; je suis i'ami, Tami €dâe et passionné du Bud et de ses institutions, et c'est pour eela que je tous fois etftendrefrandiement et loyalement, dans votre intérêt, dansj le mien, dans celui de tous, les paroles de la vérité et de la raison), — laissez-moi donc vous rappeler les faits que je veux livrer à votre jugement, et je ne citerai que ceux qui sont clairs et incontestables, et qui sont aujourd'hui con- :0igBé6 «comme authentiques «dans fliifitcHre de notre ^pays. Lorsque nous avons deoundé, oeious àommes du Sad, k traite ides mrs ou i'in^rtatkm ^des JAIrioaioB pour ia evltuie de nos <
iJkPPEiaiIGE ET BECimCâTlON JK9
ne noQS «•'ton* pas eoneédô ce droit poor vingt ans? Lorsque nmis ayonsidemandé d'être vepréseatés ;au Congrès pour les trds cinquièmes. de noS' esclaves, est-ce qye nous ne rayons pas obteou? Lorsque nous ayons demandé Tex tradition ^es fagitifs sous le ^coup d'une condamnation, ou la restitution de ceux qui nous deyaientie trayail- et l'obéissance, une clause à cet effet n'a-t-dle pas été introduite dans la Ck>nstitution, pour être yAns tard ratifiée et renforcée par ia loi des esclaves fugitifs de 1850? Répondrezvous que, dans bien des cas, les hommes du Nord ont violé ce contrat et manqué à leurs engagements? Comme individus et comme corporations locales, c'est possible, mais ils ne l'ont pas fait avec la sanction du gouvernement; car il a, lui, toujours respecté tes intérêts du Sud. Considérez encore cet autre fait, Messieurs : Quand nous avons réclamé un accrMSsement de territoires pour pouvoir étendre rinslitutioa de Tesclavage, n'arl^on pas accédé à notre requête en nous accordant la Louisiane, la Floride et Je Texas, dans lesquels nous nous sommes taillés quatre États, et un territoire assez ample pour nous en fournir quatre autres à ajouter plus tard aux premiers, si vous ne vous chargez pas vous-mêmes, par cet acte déraisonnable et impolitique, de détrtiire nos espérances, et peut-^ire de tout perdre à la fois, et de lous faire arracher votre dernier esdave par Timpitoyable gouvernement du sabre, comme cela a eu lieu dans l'Amérique du Sud et au Mexique, ou par un décret vengeur d^émancipation universelle tel que vous pouvez raisonnablement vous y attendre ? Mais, je le répète. Messieurs, qu'avons-nous à gagner à ce changement projeté de nos rapports avec le gouvernement général? Il si toujours été soumis à notre influence, et il continuera à l'être tant que nous ne romprons pas avec lui et que nous resterons unis, comme nous l'avons toujours été. La majeure partie des présidents de la République a été choisie dans le Sud, et pratiquement cÂcore, c'est nous qui avons diriger la plupart de ceux qui ont été pris dans le Nord. Le Sud a courte soixante années de présidence contre vingt- quatre appartenant au Nord (1), et il a toujours exercé ainsi son contrôle sur le pouvoir exécutif. De même, sur les juges de la Cour suprême, nous en a^ons fourni dix-huit pour onze que fournissait le Nord. Bien
(1) Des chiffres fournis par M. Stephens il résulterait qae !e. nombre des années présidentielles, aux États-Unis, a été de quatre-vingt-quatre. Or, depuis 1789, époque de la création de Torfice de président, jusqu'à 4861, époque de réiectionde Lincoln, il ne s'est écoulé que soixante-douze
AFPEmiICe ET RECTIFICATIOX
que près des quatre cinqnièines des aflaires jodidairet Tintsen des Etats libres, le Sud poortaat a constamment formé la majorité de la eonr. Noos avons exigé qu'il en fût ainsi, afin que la Constitution ne pût être interprétée à notre détriment Dans la brandie légisJaiiTe du gouyemement, nous avons protégé nos intérêts avec la même prévoyance et la même efficacité. Le Sud a eu vingt-quatre fois sur onze le choix des présidents (jro iemfCfe\ du Sénat, et vingt-trois fois sur douze la nomination des préitidenls de l'Assemblée des Représentants. Si dans cette dernière assemblée la majorité des membres a toujours appartenu aux États du Nord, en raison de leur population plus conddérable, nous nous sommes ainsi assuré, ea règle générale, Fappui du président, parce que c'est loi qui dirige et contrôle en grande partie la législature du pays. Nous n'avons pas exercé un moindre contrôle dans toutes les autres branches du gouvernement général. Parmi les procureurs généraux {attorney generaU), nous en avons eu quatorze quand le Nord n'en a eu que cinq. Pour les ministres à l'étranger, quatre-vingt-six ont été des nôtres et cinquantequatre seulement des leurs. Quoique les trois quarts des affaires qui nécessitent des agents diplomatiques à l'étranger regardent évidemment le Nord, qui a des rapports commerdaux bien plus étendus, c'est nous cependant qui avons tenu les prindpales
ans. Vulci la liste des présideots qai ont précédé Liocolo, avec indication des États auxquels ils appartenaieat et de la dorée des hautes foncUons qu'ils ont exercées.
DURÉE NOMS. ÉTATS. dei foocUons.
G«orfe Wasbiogioo.
loba Adam»
TbooiM Jefferion....
lamM MaditoD
ItOM» Moaroe
Jota Qainey-Adaais. .
lodr«w Jaduoo
Ikfftia Vao-Barea. . .
WUUan H. liarriMO
John Tyler ,
Mtmêê K. Polk
Zachary Tajrlor
IfillardFillmore....
FnMklio Pierce
James Bnchaaan....
Viifiaie
MasMcbateitt...
Virgiaie
Virginie
Virginie
MaMachoéeU....
Teanetaee
New-York
Ohio
Virgiaie
Tenoetiee
Louisiane
New-York
New-Hampsliire.
1789 — nîTT 1797 — 1801 180t — 1809 1809 — 1817 1817 — 1825 1825 — 1839 18» — 1837 1857 — 1841 1841 — 1841 1841 — 1H45 1815 — 1849
Pennsylvanie
Cette liste, on le voit, ne cadre pas avec les chiffres fournis par M. Stephens, en ce qui concerne le nombre des années présidentielles ; mais elle n'en confirme pas moins le fait affirmé par lui, savoir : qu*avant la rupture, le gouvernement s*était trouvé entre les mains du Sud beaucoup plus longtemps qu*entre les maios du Nord.