MORT DE SIR GEORGE GORNWALL LEWIS
George Cornwall Lewis, et le langage de leurs journaux le prouve.
La yérité eél que, chez lui, Tamour du progrès était tempéré singulièrement par une crainte excessive des dangers que peut entraîner le passage dû connu à l'inconnu. Également incapable de faire pacte avec'les abus du passé et de s'élancer résolument vers l'avenir, il avait pour maxime qu'on doit s'estimer fort heureux de vivre dans un pays passablement administré et où la sécurité des biens et des personnes se trouve tolérablement garantie. Espérer davantage lui paraissait trop poétique ; essayer d^obtenir davantage lui paraissait hasardeux. Où il se séparait des conservatistes d'une façon bien tranchée, c'était dans son honnête et invincible répugnance à flatter, en vue d'un succès de parti, les préjugés ou les erreurs condamnées par sa raison.
 des considérations saines, à un argument juste , il était homme h sacrifier jusqu'à ses sympathies les^lus prononcées. Vous rappelez-vous ce que je vous écrivis au sujet de ce discours où M. Gladstone, parlant en dehors de la Chambre des Communes et dans le sens de l'opinion dominante, laissait croire que le ministère allait reconnaître le Sud? Déjà les esclavagistes chantaient victoire, lorsque ^r G. Cornwall Lewis ramena dans son lit l'opinion débordée, en venant déclarer, sans s'arrêter à l'inconvénient de contredire son collègue, qu'une reconnaissance prématurée du Sud .serait une violation des lois internationales. Et pourtant sir Goriiwall Lewis penchait plus du côté du Sud que M. Gladstone. De pareils traits peignent un homme. Mais le maniement des grandes affaires ne demande pas seulement de la droiture, il demande encore une âme vigoureusement trempée; et c'est ce que n'avait pas sir G. Cornwall Lewis. On assure qu'il est mort sans s'être jamais fait un seul ennemi, et l'on ajoute
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iii«iK\ lêmoigne d'une érudition aussi profonde qu'é-
,4V. Ittw pouvoir que celui d'être toujours prêt ï
.>,tf%ii^ ^x exigences de la vie active, quand on aime
•.»a\ b nftraite, les livres !
Imo^ÙH'i combien a dû être remplie l'existence d'un KMtttiK' qui> ayant été créé successivement commissaire de la VI U<?^|Kiuvres en 1839, secrétaire du « Board of control » ^1817, secrétaire de la Trésorerie en 4850, chancelier de fKchitiuier en 1855, ministre de l'intérieur en 1859, et enfin ^wli^ire d'État pour la guerre, a néanmoins trouvé moyen 4^ diriger, pondant un certain temps, la Revue d'Êdim^ i^m'g^ et de traduire de Tallemand YÉconomie politique 4ts AlhéniftiSy et de publier sur le gouvernement des ooUh Hifjr un ouvrage plein de recherches, et de passer au crible d'une analyse savante les premiers âges de l'histoire romaine, ot do disserter sur l'Église irlandaise» et de publier maint