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identique avait été adopté. On crut cela vingt-quatre heures durant.
Le lendemain, changement de scène. Il fut semi-offidellement annoncé que l'Angleterre ne voulait pas d'une note identique et écrirait au czar avec une encre prise dans sa propre écritoire. Fort bien. Le surlendemain, ce fut autre «chose. Des personnages bien informés nous apprirent qu'on pouvait compter sur les avantages inappréciables de Vactton commune. Ce fut nié le jour suivant, puis réaffirmé, puis jiié encore.
Aujourd'hui la version dominante, et qui, cette fois, paoîtêtrela bonne, est que les tentatives faites par M. Drouyn de Lhuys pour étabhr V action commune ont abouti à ce qu'on nomme en Angleterre à failure; que les Anglais désirent parler à la Russie un langage qui soit le leur et non celui d'autrui, afia de rester libres d'agir à leur guise, c'est-à-dire de ne pas agir; que des notes séparées ont porté à Saint- Pétersbourg la très-encourageante assurance qu'une entente réelle entre les trois pouvoirs n'existait pas, ou existait dans un cercle fort étroit seulement, et enfin que la Russie tient une plume d'une main, et de l'autre une épée.
Mais cette réponse du prince Gortschakoff à M. Drouyn de Lhuys, que le Journal des Débats annonçait comme l'aurore de la conciliation et de la paix? Encore un plat servi à la crédulité des gobemouches. On l'a enfin cette réponse, dont voici l'aimable conclusion : « Notre tache serait difficile si la France méconnaissait les nécessités que nous imposent les sentiments nationaux qui se rattachent aux traditions ^t aux intérêts vitaux du pays, » ce qui signifie, traduction libre : N'irritez pas outre mesure cet ours que, selon madame de Staël, on est toujours sûr de trouver en grattant un Russe. Il est déjà suffisamment en colère, et il ne dépendrait
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pas de nous de le retenir. Quant à la question de savoir qui serait vainqueur, c'est matière d'opinion. En fait de tradiùons^ nous avons celle de Moscou jnis en flammes, quand les intérêts vitaux du pays l'ont exigé ; et l'incendie, si nous iiYons bonne mémoire, ne nous a pas mal servis contre Napoléon, qui vous valait bien. »
Nous voilà donc replongés dans les ténèbres. La Russie le prend de haut. M. Drouyn de Lhuys tient ferme pour la politique de l'action commune, comme seul moyen de mettre la Russie à la raison. Mais l'Angleterre n'entend pas s'engager dans l'action commune, ni l'Autriche non plus, parce que ni l'Angleterre ni l'Autriche ne se soucient de tirer du feu des marrons que mangerait la France. Que sortira-t-il (ôe cet imbroglio? La carrière est ouverte derechef à toutes sortes de rumeurs et de contre-rumeurs, de suppositions et de contre-suppositions, jusqu'à ce que le sphinx des Tuileries ait daigné parler, ou, ce qui revient au même, jusqu'à ce que la presse semi-officielle française ait parlé à sa place.
Pendant ce temps, tous les intérêts sont en souffrance, tous les esprits inquiets ; et les hypothèses d'aujourd'hui ne peuvent convaincre de fausseté les hypothèses d'hier, sauf à être elles-mêmes convaincues de fausseté par les hypothèses de demain, sans qu'il en résulte un grand trouble dans les affaires et un grand malaise.
Ce qui m'étonne, c'est que, dans l'immense bavardage auquel donnent lieu les incertitudes de la situation, les espérances des uns, les craintes des autres, les. chances de paix, .les chances de guerre et le reste, il y ait si peu de place pour ^ette simple question : « Mais les Polonais, eux, que pensentils de l'intervention des puissances? »
N'est-il pas quelque peu étrange que ceux qui, concernant
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la Pologne, se préoccupent tant de ce qu'on veut pour elle ou contre elle, se préoccupent si peu de ce qu'elle-niême \ dut ou ne veut pas?
Plusieurs journaux anglais ont publié un manifeste qu'on dit émané du gouvernement mystérieux qui dirige , en ce moment, les efforts de l'insurrection. Il porte : « Le gouvernement national restera sourd à toutes les voix qui lui crieront de déposer les armes avant l'accomplissement du but final, la reconstitution de la Pologne dans les limites de 1772. Il n'y a pas de Pologne sans Lithuanie et sans les Russies, trinité indivisible. » Qu'imaginer de plus décisif contre l'intervention européenne, en tant qu'elle part des traités de 1815 et qu'elle a pour objet l'acceptation des six points par la Russie? Dans sa dernière réponse à M. Drouyn^ de Lhuys, le prince Gortschakoff dit : « Si le gouvernement russe ne répudiait pas la mauvaise foi et les voies détournées, il aurait peut-être montré de l'habileté en acceptant catégoriquement les six points. « Eh! sans doute; car que serait-il arrivé alors? Que l'acceptation des six points, au lieu d'être imposée par les puissances intervenantes à la Russie, aurait dû être imposée par elles à la Pologne, de sorte que la diplomatie se serait trouvée, — position à la fois ridicule et odieuse, — dans la nécessité logique de traiter ses protégés en adversaires et de combattre leurs aspirations vers l'indépendance, après en avoir proclamé solennellement la légitimité !
Que la proclamation sus-mentionnée soit authentique, je B'ai pas qualité pour l'affirmer ; mais ce qui est certain, c'est qu'elle a été publiée ici comme telle; et ce qui est non moins certain , c'est qu'elle exprime , en tout cas , avec une précision tragique les vrais sentiments des Polonais. A cet égard, pas de doute possible. Il y a un mois, j'eus à Londres, avec
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un représentant accrédité de Tinsurrection polonaise, une conversation dans laquelle mon interlocuteur justifia l'aversion de ses compatriotes coritre toute intervention, diplomatique ou armée, des gouvernements despotiques, par des considérations qui me frappèrent. Depuis, dans le meeting de Saint- James-Hall, le prince Zamoïski s'est exprimé sur le même sujet en termes péremptoires : « Tout ce que nous demandons, a-t-il dit, c'est que l'Europe déclare que la Russie n'a aucun droit sur la Pologne. »
Les Polonais patriotes ne veulent ni rien de plus, ni rien de moins. Ils sentent d'instinct qu'ils n'ont rien de bon à attendre d'une intervention qui coûterait peut-être à leur liberté ce qu'elle rapporterait à leur indépendance.
il août.
L.es intérêts russes sf^rvis par les oscillations de la politique anglaise.
Tout le monde sait que la diplomatie russe est la première diplomatie du monde.
Ainsi que le fait remarquer un historien moderne, les nobles russes, par cela même qu'ils n'ont aucune part, — si ce n'est dans la sphère officielle, — au maniement de la politique intérieure de leur pays, dirigent vers la politique étrangère leur attention, leurs préoccupations, leurs efforts,
et, de son côté, l'État, favorisant cette tendance, imprime au service diplomatique une activité partout ailleurs inconnue. Il n'est presque pas de Russe distingué qui, dans ses voyages, ne serve les desseins de la Russie, soit par les renseignements qu'il est chargé de recueillir, soit par les idées qu'il se donne mission de répandre.
11 en résulte que, de toutes les sciences, la science diplomatique est celle qui, en Russie, est cultivée avec le plus de soin et le plus de succès. Or, comme elle demande qu'on ait un but déterminé, qu'on y marche sans le perdre un seul instant de vue, et qu'on rapporte tout au désir de l'atteindre, ia politique russe se distingue par un esprit de suite dont l'histoire d'aucun autre pays ne nous fournit un pareil exemple.
Il y a bien en Angleterre, comme dans toutes les contrées aristocratiques, une école dliommes d'État; mais celte école s'est toujours divisée en deux branches rivales, dont chacune a eu ses traditions à suivre, ses tendances à faire prévaloir. D'ailleurs, les institutions et les mœurs d'un peuple libre donnent naturellement lieu à des fluctuations d'opinion peu compatibles avec cette unité de conception et de mouvement qui caractérise la politique de Saint-Pétersbourg •et fait de tout ministre russe l'exécuteur testamentaire de Pierre le Grand. — X
D'un autre côté, il est dans la nature du peuple anglais^lL qui se défie en toutes choses des théories, de- se laisser absorber par les intérêts du moment, sans se préoccuper des résultats lointains, et de courir au plus pressé , dût-il pour cela changer de route.
Aussi l'insuffisance de la diplomatie anglaise , ses oscilfa lions, ses contradictions, contrastent-elles d'une manière frappante avec le développement logique de la diplomatie
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russe, surtout dans les rapports des deux pays l'un avec l'autre.
Telle est, si je ne me trompe, la meilleure réponse à faire à cette question, posée aujourd'hui par maint publiciste : D'où vient que, dans la question polonaise, l'Angleterre, ayant la France à ses côtés et partageant les sympathies de la France pour la Pologne, hésite et, sans même attendre qu'on l'y contraigne, recule?
Je sais bien que l'Angleterre se défie de nous, qu'elle nous craint; et, d'autre part, il est juste de reconnaître qu'elle n'a pas à sauver la Pologne un intérêt de cœur aussi impérieux, un intérêt matériel aussi considérable et aussi manifeste que la France.
La Pologne n'a pas combattu sous ses drapeaux; die n'a pas mêlé son sang à celui des Anglais sur tous les champs de bataille de l'Europe; et la Pologne, reconstituée, ne serait pas une autre Angleterre sur les bords de la Vistule. Oui, voilà ce qu'il est juste de reconnaître. Et toutefois, le journal la France ne péchait pas par exagération, lorsque, l'autre jour, il assurait que, des trois puissances intervenantes, la plus intéressée à soulever contre la Russie un conflit européen, c'était l'Angleterre.
Ce qui est vrai, c'est que l'Angleterre vit principalement de son expansion extérieure, et qu'elle trouve la Russie jcomme obstacle en Chine, aux Indes, en Amérique, partout.
Et il est' très-vrai aussi qu'elle a paru avoir, à de certaines époques, un vif sentiment de ses périls. De là l'inquiète sollicitude qu'elle a témoignée, à diverses reprises, pour la conservation de l'empire ottoman ; de là son empressement à soutenir l'autorité du sultan, tantôt contre les Bulgares, tantôt contre les Serbes, tantôt contre les Hellènes de Thessalie; de là enfm l'ardeur avec laquelle on l'a vue se préci-
;piter dans les hasards de la guerre de Grimée, — guerre qu'elle brûlait de continuer après la chute de Sébastopol, et ^u elle aurait continuée certainement, si, à sa grande surprise et à son grand regret, Napoléon III n'eût crié tout à coup : C'est assez !
Mais l'esprit de suite, voilà ce qui a manque et ce qui manque à la politique de l'Angleterre dans ses rapports avec la Russie. 'Qu'on médite le tableau des fautes du Foreign- Office, tel que lord Ponsonby le traça, peu de temps avant sa mort, dans le mémoire suivant, adressé à la reine.
En 1791, le cabinet de Saint-James, ayant résolu de s'opposer aux empiétements de la Russie dans la mer Noire, équipa une flotte pour attaquer les Russes dans la Rai tique. M. Fox encouragea l'impératrice dans ses desseins, et M. Pitt abandonna la politique qu'il avait cru de son devoir d'adopter.
En 1806, les difficultés qui existaient entre l'Angleterre et la France ayant été aplanies, la Russie demanda pour elle la cession de la Moldavie et de la Valachie. Ce fut l'Angleterre qui présenta la demande, et, par suite du refus de la France, les deux pays et l'Europe furent de nouveau plongés dans les horreurs de la guerre. La Russie entra dans les principautés, sous prétexte de les protéger contre la France ; et l'Angleterre, qui était en paix avec la Turquie, envoya une escadre forcer les Dardanelles et bombarder Constantmople, pour forcer les Turcs à faire à la Russie la cession sus-mentionnée, à lui livrer à elle-même les Dardanelles et à déclarer la guerre à la France.
En 1812, à l'occasion de l'invasion de la Russie par la France, alors que la Turquie aurait pu reprendre les provinces qui lui avaient été enlevées, un traité fut signé, sous
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la médiation de l'Angleterre, par lequel les Russes acquirent la Bessarabie.
En 1814-1815, au Congrès de Vienne, la Bessarabie ne fit point partie des territoires qui, occupés pendant la guerre, devaient être restitués, et la Turquie fut, de propos délibéré, exclue du bénéfice des mesures réparatrices et du principe général de garantie stipulés dans les traités d'alors.
En 1821, à l'occasion de l'insurrection grecque et de la rupture entre la Turquie et la Russie, rupture née de la perfidie de cette dernière puissance , ce fut TAngleterre qui se fit l'organe de la Russie à Constantinople.
En 1826, à propos de la convention d'Akkerman, que la Russie obtint sous promesse de ne plus intervenir dans les affaires de la Grèce, un protocole secret fut signé par l'Angleterre et la Russie , en .vue de cette intervention , mais en dehors de toute idée de mesures coercitives. Or, l'année suivante, une escadre anglaise , appuyée par une escadre française et par une escadre russe, anéantit la marine turque à Navarin.
En 1828, le gouvernement anglais appela le pacha d'Egypte à se déclarer indépendant^
En 1829, lord Aberdeen exprima aux ambassadeurs russes ses vœux pour le succès des armes de la Russie et agit en conséquence dans la même année. Le traité d'Andrinople contenant des cessions d'influence et de territoire, en violation du contrat primitif conclu entre la Russie et l'Angleterre, fut imposé à la Porte par l'ambassadeur anglais, et cela lorsque quelques semaines de plus auraient amené la destruction de €e qui restait des forces russes.
En 1831, à l'occasion de l'insurrection de Pologne, la Turquie, mue par un sentiment qui lui était commun avec la Perse, la Suède, la France et l'Autriche, se prépara à
soutenir les Polonais. Ce fut l'Angleterre qui paralysa son action.
En 1833, lorsque Méhémet-Ali envahit l'empire ottoman, le sultan demanda à l'Angleterre une protection qu'elle refusa et qu'elle invita la Russie à accorder. L'année suivante, l'Angleterre menaça la Turquie, à raison du traité que la Porte avait été forcée de signer avec les Russes, comme prix de l'assistance reçue.
En 1838, un traité de commerce fut imposé à la Porte, lequel mettait un droit d'exportation très-élevé sur tous les articles de provenance turque, en concurrence avec les produits de la Russie.
En 1840, à l'occasion d'une invasion nouvelle de Méhémet-Ali, l'Angleterre signa un traité avec la Russie pour la défense de Constantinople et du sultan par les armes russes.
En 1841, elle signa un autre traité qui excluait de la mer Noire ses propres vaisseaux et enlevait au sultan son droit de souveraineté sur cette mer.
En 1843, à l'occasion d'une révolution en Servie, le gouvernement anglais reconnut la validité du traité d'Andrinople et déclara que la Russie pouvait l'interpréter comme il lui plaisait.
En 1844, le ministre anglais accepta du comte Nesselrode un mémorandum de communications verbales ayant trait à la manière dont il serait ultérieurement disposé de la Turquie, et garda le secret.
En 1849, l'Angleterre refusa son appui à la Porte contre un traité que lui imposa la Russie et qui avait pour objet une occupation collective des principautés danubiennes pendant huit années.
En 1852, l'Angleterre refusa de soutenir la Turquie,
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forcée de déplacer son ministre des affaires étrangères et le ministre de Servie.
Eu 1853, elle refusa d'appuyer le sultan contre l'invasion des principautés danubiennes par la Russie. La même année, elle obtint passage dans les eaux fermées de la Turquie pour une force navale de nature à mettre en péril l'indépendance de l'empire ottoman.
Et pendant tout ce long espace de temps, le gouvernement anglais ne cessait de protester de sa profonde sollicitude pour la prospérité de la Turquie, estimant que son indépendance était le plus sérieux de tous les intérêts de l'Angleterre au delà de ses rivages!
N'y a-t-il pas en tout ceci quelque chose de fort étrange? Et que dire de la guerre de Crimée, aboutissant, pour l'Angleterre, à l'abandon de ce droit de visite après l'annulation duquel la Russie soupirait depuis si longtemps? Et que dire de cette mémorable séance du 29 mai dernier, où la Chambre des Communes , par l'organe de tous ses orateurs, a comme condamné à mort l'empire turc et donné ainsi leur complément moral aux résultats matériels de cette victoire de Navarin que l'Angleterre eut l'extrême bonté de remporter pour le compte de la Russie?
Il ne faut donc pas s'étonner si, dans la question polonaise, le gouvernement anglais montre le même aveuglement dont témoignent les faits qui précèdent; il ne faut pas s'étonner si, sans le vouloir, sans le savoir, il sert les intérêts de la Russie, en intervenant de manière à ôter tout effet à son intervention, et en, déclarant d'avance, à ceux qu'il menace, sa ferme résolution de ne point exécuter ses menaces; en ne se prêtant à l'action commune que dans la mesure requise pour paralyser à la fois l'action commune et l'action isolée^ en donnant pour base aux négociations ce
traité de 48i5 que la Pologne abhorre, que la Pologne se devait de repousser et qu'elle repousse.
Vous rappelez-vous ce que je vous disais naguère de l'immense intérêt qu'avait la Russie à accepter la question dans les termes mêmes où la diplomatie des trois cours la posaient? Vous rappelez-vous la crainte que j'exprimais de voir la Russie., par l'acceptation pure et simple des six points, mettre les Polonais dans leur tort aux yeux de V Europe^ et forcer, au nom du bon sens, les puissances intervenantes à se poser comme adversaires de leurs propres protégés? Je ne m'attendais guère à lire, dans une dépêche du prince Gortschakoff, une confirmation complète de la justesse d'une aussi douloureuse appréciation. Cette confirmation, elle est dans le passage suivant de la dépêche russe, et elle ne laisse assurément rien à désirer comme clarté : « Si le cabinet impérial ne répudiait pas de ses traditions politiques la mauvaise foi et les voies détournées^ il y aurait peut-être eu quelque habileté de sa part à accepter catégoriquement les six points , afin de faire retomber sur les insurgés la responsabilité de leur rejet ^ aux yeux des puissances qui les appuient. » ,
Eh! sans doute, cela eût été fort habile; et il est assez plaisant que les puissances en lutte avec la Russie se trouvent devoir de la reconnaissance à la Russie pour sa répugnance chevaleresque à abuser de ses avantages ! Quelle condamnation à la fois triste et bouffonne de cette politique des six points, le nec plus ultra de la sagesse diplomatique, selon lord Russell!
400 LETTUES SLR L ANGLETERRE (l8G3]
16 août.