‹ Lettres sur l'éducation élémentaire et pratique [microforme]Chapitre 12 sur 55 · LETTRE XV · texte numérisé non relu

LETTRE XV

52. Ilsérait moins difficile de mettre à exécution un système médiocre d’éducation, avec l’aide et la co-opération d’hommes intelligens et véritablement honnêtes, qu’il ne le serait de réussir à faire fonctionner un excellent système, si l’on en confiait Popération à des hommes qui ne seraïent mi philantropes, ni respectés, ni doués d’un grand caractère moral.

53. Dans un pays comme le Bas-Canada, l’observätion qui précède n’est susceptible que d’une seule interprétation, il ne peut y en avoir deux.

54. Les vues larges, désintéressées et patriotiques de certains esprits supérieurs, leur ont, dans tous les tems, et dans les circonstances les plus critiques, ménagé plus de ressources pour effectuer le bien de leurs compatriotes, que n’ont jamais pu faire toutes les dispositions législatives, et.les actes des gouvernemens.

55- Il est par conséquent évident que le succès d’un système d’éducation, celui-ci ou un autre, soit que les difficultés de l’exécuter soient grandes ou qu’elles soient moindres, dépend de la manière dont on en tentra la mise à effet. Ilya certainement des préjugés. Mon but, comme je l’ai déclaré bien ouvertement, est de faire disparaître les distinctions nationales, ce sera là le grand ressort qui fera mouvoir le tout. On ne devra donc pour cet objet, choisir que des hommes doués de beaucoup de courage moral, véritables amis de leurs semblables, par-

‘faitement au fait de la position relative de tous les partis en Canada, et aux avis

et recommandations desquels, les deux populations auront égard, et se conformeront.

56, Ni lune ni l’autre des populations anglaise et française, n’auront aucune confiance dans l’opération du système, si l'exécution en a lieu sous les aus-

Page 1