‹ Lettres sur l'Inde; à la frontière afghaneChapitre 11 sur 157 · PRÉFACE XXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXVII

ûitend ni où on les attend. Vans le sort Je tinde, tlnde même est une quantité négligeable. Sa destinée ne se décidera ni sur t Indus ni à Khaiber ni dans le champ de bataille fatidique de Tanipaty mais à 'Berliny à Saint-Tétersbourgy à TK^me^ sur les bords de la "Baltique et du T{fiin. L histoire de F Europe contemporaine ne peut plus se scinder. Le drame indien nest quun acte du grand drame européen que [Europe a laissé ouvrir en iS/i.

Si le grand conflit s' ouvre y le puissant Chancelier prendra dans sa main les empires et les Jettera enpâ^ ture aux alliés qu il veut acheter. Ce serait sans doute un plaisir de dieu de lancer tc4ngleterre libérale contre la France républicaine y de flatter les rancunes de ce petit parti étrange qui se croit toujours au lendemain de Waterloo y et qui envoie chaque jour le général Wolseley braquer sa lunette sur la éManche pour voir si la flotte française arrive: mais le Chancelier sait aussi que la T^iissie est un allié plus sûr et plus fort que toAngleterrCy quelle est un adversaire plus redoutable y et quil y a surtout moins de loot à prendre sur elle. Vc4ngleterre aurait dû ouvrir les yeux le jour où toAllemagne mit la main sur c4ngra Tequenay ce petit trou que les cartes officielles allemandes marquaient encore comme colonie anglaise. C était la proclamation symbolique du fait que le monde colo-

nisahle n appartient plus à lc4ngleterre; c était la déchéance du monopole anglais. V (Allemagne vise à théritage commercial de ToAngleterre ety le cas échéant, à une partie de son héritage colonial. Que la 1{ussie abandonne la France et comme de grand cœur elle la lâchera dans fz4sie, sur la réalité ou t ombre indienne: double profit, d'isoler la France et de ruiner la seule rivale commerciale de tcAllemagne, LèAngleterre commence à s apercevoir, comme demain T Italie, que cest en vain quelle a courtisé le maître et quen cherchant f appui du fort, elle s'est appuyée sur un roseau empoisonné.

%evenons à ÏInde. c4 tous ces changements possibles quaura-t-elle à gagner? T{ien. Si elle passe sous le Joug russe, elle aura tout d'abord à payer les fiais de sa conquête et à indemniser ses conquérants de la peine quils se sont donnée. o4 la longue, sans doute, les choses se ^rétabliront, les commissaires russes s'installeront dans les kacchéris des collecteurs, les tabous apprendront le russe au lieu de {anglais : il ri y aura de changé que les maîtres, non le système.

Si les Tousses se contentent de dissoudre la domi^ nation anglaise sans la remplacer, et si cest T anarchie qui hérite y elle ne durera pas, Vinde comprendra

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