‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 101 sur 145 · FRAGMENT · texte numérisé non relu

FRAGMENT

...Pourtant, par un beau jour d'été, lorsque le monde Que le plaisir invite, et que le temps seconde, S'en va dehors la ville et peuple les jardins, Et ce beau Rosenthal et ces cafés voisins, Et rit, et cause, et chante, ou jouit en silence De ce qui vient flatter sa molle nonchalance; Lorsque toute à la fois, — époux et fiaiicés, La famille allemande arrive à pas pressés Reprendre sous la tente, où le repos l'appelle, Ses discours favoris, sa place habituelle. Si je suis demeuré tout seul, pauvre étranger Auquel personne ici n'a jamais à songer, Si je suis demeuré là, tout seul sans relâche, Soumis avec amour au travail qui m'attache , Lorsque le soir arrive, ô sainte paix, je sens. Que dans mon cœur alors par degrés tu descends. Et je puis retomber snr moi-même sans crainte; Car si d'une douleur encore mal éteinte Le dard vient à percer jusque dans mon espoir, Je puis du moins penser que j'ai fait mon devoir.

Leipzig, 1835.

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