SOIR D'AUTOMNE
E canto dall' affanno e dal dolore Ma no che voglia mia sia di cantare Lo fo per isvagar queslo miocore Tanta malinconia non gli voi dare Tanta malinconia ne tanta doglio Carca.no.
Voici le soir. Le vent se lève , La vague monte sur la grève.
A travers l'humide brouillard On voit passer des flots d'écume ; Mais sous le nuage et la brume , Le ciel bleu se cache au regard.
Déjà l'oiseau de la tempête
Sur les rocs nus levant la tête
Pousse un cri sinisiix dans l'air.
L'été s'enfuit , et la nature
Sans fleurs , sans fruit et sans verdure;
Revêt son deuil de chaque hiver.
Pourtant sur ces flots sans étoile On distingue encore une voile.
C'est le hardi pêcheur du Nord Qui se rapproche de la rive Et chante d'une voix plaintive En cherchant à gagner le port.
Salut à toi , ciel couvert d'ombre !
Je t'aime, car mon âme est sombre.
L'œil triste, les cheveux au vent ,
Loin des fêtes et loin du monde , Au bord de l'Océan qui gronde , J'aime à m'asseoir tout seul rêvant.
Cette mer où plane l'orage, Ce sol aride, c'est l'image D'un cœur que la vie a glacé ; Cette voix qui là bas soupire, C'est la voix qui vient lui redire :
Pleure, ton bonheur est passé !
Hammerfest, 1838.