‹ Lettres sur la politique colonialeChapitre 9 sur 126 · LA FOLIE COLONIALE O · texte numérisé non relu

LA FOLIE COLONIALE O

— Pour les sujets du roi Makoko qui vont tout nus et qui, s'ils arborent une paire de culottes pour quelque cérémonie, ont soin de se hâter de Tôter, comme on ôte ses gants chez soi.

Combien v a-t-il de centaines, de milliers de Français qui, sur la foi du gouvernement, sur son assurance, entraînés par lui, 5ont allés enfouir leurs épargnes dans toutes les parties du monde, heureux encore quand ils n'y ont pas péri, ou n'en ont pas rapporté les frissons de la fièvre qui les rendent à tout jamais impropres à tout travail. Je raconterai certains de ces douloureux martyrologes, dont la responsabilité incombe aux prospectus des gouvernements menteurs.

M. de Rays, Forganisateùr de la lamentable expédition de Port-Breton, est venu s'asseoir,- il y a quelque temps, en police correctionnelle. Il a été condamné. Ce n'est pas juste, quand le gouvernement avec nos soldats, nos navires, l'argent des contribuables, les ressources que la nation met à sa disposition, suit une politique absolument semblable à la sienne.

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