A MOSCOU
PermetteZ'-iTioi, monsieur, de vous offrir ce petit volume comme un témoignage de reconnaissance et 6Caffectueuse sym.'^ pathie. Autorisé de la manière la plus bienveillante par le gouvernement de S, M, Vempereur Alexandre II à donner des conférences économiqices en Russie, j'ai trouvé au sein de votre aimable famille cet accueil facile et cordial qui rend Fhos^ pitalité russe si chère à ceux qui ont eu le bonheur de la recevoir. J'ai eu, en outre^ la bonne fortune de rencontrer chez vous une réunion d^esprits d'élite qui ont entrepris, sous votre direction intelligente, de populariser en Russie les principes de la liberté économique et du self-govemment, en deman^ dont à des réformes paisiblem,ent accomplies par un souverain animé du désir du bien, avec Vauxiliaire dune opinion publique éclairée, ce que Vautres peuples ont si vainement demandé aux révolutions, J*ignore, monsieur, si vous et vos amis, vous arriverez au but que vous vous proposez, si votM parviendrez, sans secousse, sans traverser aucune de ces crises redoutables que suscitent Pimmobilité obstinée des uns, Vimpa» tience irritée des autres, d mettre les vieilles institutions d-i
Ti DEDICACE
• votre vaste empire en hamnonie avec les besoins légitimes de
notre temps. Mais s^il suffit pour cela d'un ardent am,our du bien, de la pureté des intentions, du désintéressement du caractère, de l'élévation de V intelligence y votts ne pouvez man-^ quer, certes, d'obtenir gain de cause,
J*ajouterat deux mots seulem.ent sur les « impressions » que je voUfS offre. Vous les trouverez, sans aucun doute, fort imparfaites. Mais pendant les quatre mois que fai passés en RusaiCy je n'ai guère eu le temps, vous le' savez, d'écrire un ouvrage en règle. J'ai parcouru, du bureau frontière de TVergebolowo d Odessa et Sébastopol en passant par Saint- Pétersbourg et Moscou, 3 d 4,000 verstes, j'ai donné vingt ou vingt' cinq conférences, et fai eu d répondre d Vempressem^ent hospitalier de la foule d^amis inconnue qus je rencontrais sur mon chemin. Tout cela ne me laissait que de bien rares loisirs d consacrer d mes impressions de voyage. Aussi n*ai-je pas la prétention de faire connaître la Russie aux étrangers. Je raconte simplement ce que fy ai vu ou ce que fai cru y voir, d vol de perecladnaia, en souhaitant de pouvoir, avant peii d années, aller vous serrer la main et compléter mes < impres" s ions > d vol de locomotive.