‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 61 sur 180 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

consnl, originaire de Campanie^ mais probablement établi à Rome, puisqu'il y possédait nn palais contigu à celai des empereurs et à la basilique de Saint-Jean de Latran.

Hanorius était chanoine régulier lorsqu'il fut, le 27 octobre 625, élu souverain Pontife, ce qui, soit dît en passant, rend assez improbable votre assertion, mcmPère, prétendant qu'au VI« siècle (P. 31,) le Pape Honorius était déjà anathématisé par ses prédécesK seurs. Quoique vous en ayez, dites-vous, la preuve € SOUS les yeux, » vous voyez qu'il est des yeux qui ne voient guère, et qu'un petit brin d'histoire ne peut pas faire de mal.

Honorius se montra, dès l'abord, rempli de zèle pour la foi catholique, et ses lettres nous apprennent que ses premiers soins furent pour le peuple an* glaiSy ce qui explique comment, par reconnaissance, Ifer Manning a consenti à encourir pour le défendre, la terrible excommunication que vous savez. Honorius, en effet, ne se borna pas à écrire au roi Edwin, — qui, par les soins de sa femme, la reine Ethelburge Cou Edelburge) venait d'embrasser le catholicisme, — pour l'engager à persévérer dans la foi ; mais il trarailla efficacement à ramener les Ecossais à l'obéi»s«nce due au premier Concile de Nicée, et à abandonna Ferreur des Quarto-décimants (633) . •

11 eut de nombreuses relations avec presque tous les princes de la Grande-Bretagne, qui lui semblait particulièrement chère. Il envoya le Pallium, signe de primauté, à deux EvHong gnb^T^^us et Paulin^ afin qu'à la mort de l'un, l'autre lui succédât immédiate-

iO LE CHANT DU CYGNE OALUCAN.

ment dans ses droits» et que Téloignement de Rome, ne fut pas une difâculté qui interrompit rexercice de la juridiction. Il fut comme l'apôtre des Saxons occidentaux, auxquels il envoyé Birinus, sorte de vi^ Caire apostolique sans siège fixe, pour prêcher la foi dans ces pays. Cet Ëvêque baptisa le roi Cinigilse» qui lui assigna pour résidence et pour siège, la viUe de Doric, actuellement Dorchester, ainsi que le rapporte le vénérable Bède.

Ses soins et sa vigilance s'étendaient à toute l'Eglise ; les actes de son pontificat nous le montrent combattant sans cesse et valeureusement l'arianisme, et s'efforçant de faire rendre au roi catholique Adaloald le trône de Lombardie, dont il avait été chassé par le roi Ariovald, prince arien. En Tan 630, il déposa de son siège Fortunatus, hérétique et traître à la République de Venise, patriarche de Grado, et lui substitua Primogenius , sous-diacre régionaire de TEglise romaine, par une lettre que rapporte Labbe dans le tome V de la Collection des Conciles.

Ce fut encore à ce Pontife qu'on dut l'extinction du schisme des Evoques d'Istrie qui, depuis plus de soixante-dix ans, défendaient les Trois chapitres. Il -^iste de lui un certain nombre de lettres, envoyées soit à des souverains, soit à des Evêques, et qui, toutes, respirent la plus pure doctrine, et le zèle le plus ferme et le plus ardent pour la foi.

Non content de gouverner sagement l'Eglise, d'éteindre les schismes, de convertir des peuples et de combattre les hérésies, Honorius se montrait, dans la ville de Rome, merveilleusement charitable et pieux.

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