‹ Lettres sur le vitalismeChapitre 18 sur 65 · XX · texte numérisé non relu

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5“ La force vitale a la faculté de sentir l’impression des stimulus, ce qui constitue sa sensibilité.

La sensibilité de la force vitale ou faculté d’être impressionnée par l’action des stimulus est latente , nous n’en avons pas la conscience; et toutes les sensations internes ou externes que nous éprouvons nous viennentde la sensibilité nerveuse, qui est le résultat d’une fonction , ou action spéciale de la force vitale dans l’appareil nerveux. A cette occasion je ferai cette distinction entre les propriétés et les fonctions ; que les propriétés sont des modes, des manières d’être ; tandis que les fonctions sont le résultat des propriétés mises en jeu.

La force vitale a des aptitudes différentes chez les

différents animaux. Ainsi ce qui est poison pour un animal est aliment pour un autre. Ces différences tiennent, dit Barthez, aux divers modes qu’a la sensibilité dans les diverses espèces d’animaux.

g XXL

La foi ’ce vitale réagit contre l’action des stimulus et entre en action; c’est cette propriété qu’on a appelée iiritabilité.

g XXII.

7“ Comme nous l’avons vu, la force vitale est formatrice, ce qui constitue sa faculté plastique. Elle est en outre conservatrice et médicatrice.

La force vitale conserve les organes, 1® par la nutrition qui consiste en un mouvement continuel de composition et de décomposition , elle élimine incessamment les molécules devenues impropres qui sont ensuite rejetées par différents émonctoires, et elle les remplace par d’autres que lui fournit le sang; 2® par l’élimination , par les divers émonctoires , des molécules hétérogènes qui ne sont pas assimilables ou qui sont nuisibles; 3® par le maintien du corps à une température à peu près uniforme , en mettant en jeu des fonctions capables de soustraii'e le calorique dont l’organisme est un producteur incessant, ce résultat étant obtenu particulièrement par l’évaporation de la transpiration cutanée qui va jusqu’à la sueur s’il est besoin ; 4® dans les divisions et les pertes de tissu , elle répare par son action plastique et produit la cica-

Irice; r>“ eiiHii dans les maladies elle conserve par sa puissance médicatrice sur laquelle nous reviendrons.

§ XXIIl.

La force vitale dirige les fonctions des organes ; et cela ne peut-être autrement, puisque c’est-elle qui les produit et qu’elles ne sont que des résultats de son action spéciale se manifestant dans des appareils spéciaux. Elle discipline, par les lois de l’innervation, tous les phénomènes de la sensibilité nerveuse et de la contractilité; elle préside aux absorptions et aux sécrétions diverses.

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