LES HOUSARDS
Dans la bataille, au milieu des dangers, rien n'est plus gai que les housards ; le canon tonne et éclate comme la foudre^ le sang allume notre œil qui étincelle et nous nous précipitons dans la mêlée.
En avant, on crie : Housards, le sabre et le pistolet au poing, et raillons-nous de la tempête !
Ils nous parlent français, nous ne les comprenons pas.
Tranchons-leur la tête pour les faire taire.
Le housard marche en avant, en avant toujours; si son camarade est frappé à son côté il ne s'en émeut pas. Le corps se dissout dans le tombeau, mais non l'uniforme, et 1 ame monte triomphante dans les cieux.