Clapperton, Second voyaye
remplacée par le bannissement ou la confiscation des biens, quelquefois par la flagellation Dans l’Achanti, soumis pourtant à un monarque aussi despotique que tout-puissant, les vieilles mœurs juridiques de l’Afrique primitive sont en partie conservées. Ainsi la femme adultère est laissée à l’entière discrétion de son mari (si ce mari est un chef), qui peut, selon qu’il lui convient le mieux, la tuer, ou simplement lui couper le nez ou la donner à un de ses esclaves De même, le meurtre d’un inférieur se compense sans difficulté par une indemnité payée à la famille du mort, mais le vol est souvent puni de mort^ Dans l’Ouganda, le roi M’tésa, dont j’ai parlé dans la dernière leçon, ce monarque qui éclaircissait les rangs trop serrés de son personnel féminin, en faisant chaque jour assommer une ou deux de ses femmes, ce petit potentat si fantasque et si féroce, était un sévère protecteur de la moralité ou plutôt de la propriété conjugale. Un jour, dit Speke*, il condamna à mort un vieillard, qui, il est vrai, avait déjà eu autrefois les oreilles coupées pour cause d’e.xcessive galanterie, et une jeune femme, qui s’était réfugiée chez son vieil adorateur, en délaissant la case conjugale. Le monarque ne permit pas aux accusés de dire un mot pour leur défense et « pour empêcher dit-il le retour d’un crime aussi énorme », il prescrivit de les faire mourir à petit feu, en prolongeant le supplice autant que possible, moyennant une opération qui consistait à couper, chaque jour, un de leurs membres, dont les vautours se nourrissaient sous leurs yeux »
Comme je l’ai déjà remarqué, les pénalités décrétées par