Loc. cit., in Revue Britannique
line amende, el en outre à l’amputation d’un doigt*; au contraire le meurtre se pouvait racheter chez eux par une forte amende. Parfois l’homicide était condamné à recueillir la femme et les enfants de celui qu’il avait tué. Pour les coups et blessures ils avaient déjà un tarif, dont nous retrouverons l’équivalent en Germanie; tant pour une oreille, tant pour la main, tant pour chaque doigt, etc.^
D’autres Mongols ont établi des responsabilités, auxquelles on n’a pas songé en Europe. Ainsi des amendes en cbameaux ou têtes de bétail frappaient une personne atteinte de petite vérole, quand elle avait communiqué sa maladie à d’autres^.
De même tout refus d’hospitalité ayant entraîné des conséquences graves était puni d’une amende ^ Ces lois humaines sont inconnues dans les sociétés absolument sauvages ; elles dénotent déjà un progrès moral considérable, aussi les Mongols sont-ils plutôt barbares que sauvages. Mais continuons notre revue.
Les Atchinois punissent le voleur par la noyade et après l’exécution, le corps du criminel est exposé pendant plusieurs jours. Déjà, et cela indique aussi une moralité qui se dégage de la sauvagerie, ils ne considèrent plus l’adultère comme un vol ordinaire et ils ont à son sujet inventé une pénalité singulière. L’homme, coupable d’adultère, est muni d’une arme et placé au milieu d’un cercle d’hommes aussi armés : à lui d’en sortir, s’il le peutL Parmi les primitives et si curieuses populations du Bengale, nous retrouvons encore les traits principaux de la
1. Pallas, cité dans Wake : Evolution of Moralily, t. !"■, p. 270.