Loc. cil., liv. 111, V
LA MORALE BARBARE
Le timon de celte société cristallisée est mis entre les main d’un monarque, devant qui tout doit fléchir: « L’homme qui, dans son égarement, lui témoigne de la haine,- doit périr infailliblement; car sur-le-champ le roi s’occupe des moyens de le perdre h »
« Pour aider le roi dans ses fonctions, le Seigneur produisit dès le principe le génie du châtiment... son propre fils \ »
« Le Châtiment gouverne le genre humain, le Châtiment le protège; le Châtiment veille pendant que tout dort; le Châtiment est la justice ^ »
Mais il est bien entendu que ce tout-puissant et loutpunissant monarque acceptera la direction spirituelle des oints du Seigneur.
« Après s’être levé à l’aube, le roi doit témoigner son respect aux brahmanes
» 11 doit les vénérer, les prendre pour exemple Il doit délibérer avec eux®. »
Le roi doit surtout donner beaucoup aux brahmanes : « Le don fait à un homme, qui n’est point brahmane, n’a qu’un mérite ordinaire; il en a deux fois autant, s’il est oflèrt à un homme qui se dit brahmane ; à un brahmane avancé dans l’élude des Yédas il est cent mille fois plus méritoire; fait à un théologien consommé, il est inhni". »
Ces pieux personnages sont très friands d’argent. Quand un brahmane trouve un trésor enfoui, il peut se l’approprier