Ibid
fi. Siiiibaldo de Mas, Chine et puissanices chrétiennes, p. 55.
LA MORALE BARBARE
* Bien plus, l’opinion publique veut que la jeune fille, seulement fiancée, se résigne au célibat, si son fiancé vient à mourir ^
La loi chinoise veille à la moralité sexuelle et punit sévèrement certains attentats aux mœurs : Soixante coups de bambou aux fonctionnaires fréquentant des prostituées et par compensation la strangulation à qui commet l’adultère avec la femme d’un fonctionnaire civil ou militaire ^
Pour les attentats contre nature, avec consentement mutuel, cent coups de bambou et un mois de cangue; avec violence, décapitation ; même peine, si la victime est un enfant de dix à douze ans \
Les lois relatives au vol n’ont plus le caractère féroce des civilisations primitives. Pas de peine capitale contre le voleur : les coups de bâton et la cangue suffisent pour les larcins ordinaires. S’agit-il d’un vol de denrées ou d’objets appartenant à l’État, le voleur, s’il était le gardien des objets dérobés, est marqué au bras d’une inscription spéciale : voleur du gouvernement ; cela sans préjudice des châtiments ordinaires L
Il n’existe pas de pays où le gouvernement central se solidarise moins avec ses fonctionnaires, où la conduite de ses derniers soit plus sévèrement contrôlée, où plus de précautions soient prises contre eux, où leurs écarts soient plus sévèrement punis. Des censeurs les surveillent, les dénoncent et l’empereur lui-même est sujet à la censure, à ce point qu’à l’occasion d’inondations, de calamités naturelles, de tremblements de terre, d’épidémies, on l’exhorte à examiner, s’il n’y a rien eu de répréhensible dans sa conduite.